Evidemment, samedi soir je suis allée comme
tout le monde ou presque à la fête de la musique…
Quand je pense qu’il y a 6 ans, c’était moi qui étais sur scène avec ma guitare, accompagnant mon groupe minable, devant le grand magasin de musique de Chambéry… enfin bon. C’est sûr qu’on est plus au large sur scène que dans le public, et qu’on n’est pas trop dérangé.
Bref, avec le manchot et nos coups de soleil, nous voilà vers 21h place Victor Hugo, à Grenoble évidemment, pas trop de monde, et un groupe pas mal donc j’ai oublié le nom mais dont j’ai retenu quelques saintes paroles « Si vous aimez notre musique, parlez-en à vos amis, et si vous n’avez pas d’amis, changez de comportement ». Si le groupe se reconnaît, je lui serai reconnaissante de se manifester pour avoir enfin le nom (histoire de pouvoir aller les voir en concert par exemple).
Après être restés un bout de temps scotchés sur la place, nous décidons quand même de bouger, car c’est un peu le concept de la fête de la musique : on se ballade et on découvre à chaque coin de rue de nouvelles sonorités (et quand je dis sonorité, ça peut aller de la cacophonie insipide au grand art, cependant, les bons groupes sont rares, et ça se comprend).
En même temps, je cherchais une bière, ce fut la quête de la soirée, qui ne fut pas achevée : pas moyen de boire un coup. Trop de monde, trop de bordel.
On est allé faire un petit détour par le Parc Mistral, où un DJ faisait son mix, c’était pas mal, mais j’avais soif et pas de boissons en vue…
En passant au Jardin de Ville, on a pu voir la queue pour le téléphérique qui monte à la Bastille : c’était gratuit, mais vu l’attente, les gens avaient aussi vite fait d’y monter à pied.
Au final, on a marché deux bonnes heures. Vers 23h, il commençait à y avoir vraiment trop de monde dans les rues, et des bouteilles de verre commençaient à voler, ça devenait carrément glauque avec les gens bourrés qui te rentraient dedans sans ménagement. Ca m’a rappelé la fête de la musique à Chambéry, après mon bout de concert, les gars de mon groupe m’ont abandonnée (c’était la fin de notre magnifique collaboration, puisque leur misogynie avait atteint des sommets, les rendant insupportables), donc je me suis retrouvée avec mon frère (heureusement qu’il était là sinon je ne sais pas ce que j’aurais fait) à déambuler dans les petites rues bondées de la capitale de la Savoie… On pouvait à peine passer à certains endroits, on a échappé de peu à un lancer de bombes lacrymogènes vers le palais de justice, finalement, la soirée a un peu tourné au cauchemar. Après cela, on a du rentrer assez tôt, un peu dégoûtés.
La fête de la musique, c’est ça : on garde un petit goût amer dans la bouche. On pense qu’on va passer une bonne soirée, alors qu’en réalité, ça tourne toujours mal, et on finit par partir, dépités.
D’ailleurs si je puis me permettre une remarque : chères municipalités, c’est bien de mobiliser les forces de l’ordre, mais il faudrait quand même veiller à installer des collecteurs de verre et à vider les poubelles de la ville avant la soirée (et à en rajouter aussi). Parce que ça déborde, c’est dégueu, et on se prend des éclats de verre dans les pieds ou sur la tronche…
Evidemment, bien que nous fûmes rentrés tôt, pas moyen de dormir avant 2h du matin à cause du bruit… oui, j’avais encore droit au concert de black métal inaudible à côté de chez moi… et ils ont joué dix fois le même morceau (ou alors, ça se ressemblait méchamment).

Voilà, je viens de finir ma sixième année de fac...
adieu université, bonjour incertitude.
Toute fière que j’étais d’avoir réussi à
choper un badge avec le logo « Biohazard » (danger biologique, le genre de truc qu’on voit dans les hôpitaux par exemple, et sur le sac poubelle à côté de mon bureau), j’ai eu la
fabuleuse idée d’aller bosser avec ce magnifique badge aposé sur mon pull… et je bosse où ? Ben au CHU. Au moins j’ai compris pourquoi les gens me regardaient bizarrement, genre il faut pas
l’approcher celle-là parce qu’il y a risque de contamination ? Imaginez, j’ai aussi un badge avec le logo « radioactif »… là il y aurait eu hystérie et panique collective.
L'autre jour, message de
l'agence XxxX (je vais pas leur faire de pub en plus...) dans nos boîtes , du genre "urgent, on cherche des appartements dans votre quartier". Passage à la poubelle direct, parce qu'ultra
agressif.
Tout à l'heure dans le tram
montent deux petites poufiasses, dont une avec un Picsou Magazine dans la main, ce qui contraste étonnament avec son allure générale.
e matin, arrivée à 8h au boulot, super
sérieuse et motivée (oui j'ai des dons de comédienne), et là surprise : mon pc a décidé de faire grève ce matin (je ne sais pas s'il y a un rapport avec la grève des fonctionnaires du jour),
j'ai donc décidé d'aller squatter les PC de la fac, histoire de quand même faire mon boulot. Gravissime erreur, fac et BU étaient des bâtiments fantômes, j'ai tout de même réussi à trouver un PC
avec une connexion internet pour 5 minutes avant de réaliser que j'allais sûrement me faire virer des lieux pour empêchage de grêver tranquille.
Si, si amigo.
Poins sur les i