Etant donné la chaleur à crever ce week end,
le manchot et moi sommes allés tester la piscine Jean Bron. Histoire de se rafraîchir. Ca tombe bien j'habite pas loin.Déjà bon point, l'entrée est pas trop chère (2.20 pour les étudiants, 3 Euros pour les gens normaux).
Après il faut passer dans les vestiaires, qui s'avèrent cauchemardesques : des cabines à perte de vue, un peu rouillées, style années 50, un peu style film d'horreur en fait. Et après, il faut chercher l'accès aux bassins. Tiens, des douches. pourquoi diantre n'y a-t-il point de portes ? L'intimité est elle un concept qui n'existe plus à notre époque ?
Une fois sortis des vestiaires, il faut trouver comment accéder aux bassins. Oui parce que faire des panneaux corrects, ça doit les dépasser. Mais avant cela, récupérer le manchot.
On finit par tenter un passage dérobé (car il y a compétition ce samedi, le petit bassin est réquisitionné) en essayant de ne pas s'arracher la plante des pieds sur le sol aléatoire. Tiens, c'est marrant, il y a plein de panneaux qui disent que la piscine est un endroit non fumeur mais à côté des WC il y a plein de mégots écrasés et de gens qui fument... agréable quand on marche pieds nus... Oh un pédiluve avec de l'eau crasseuse même pas renouvelée... et après on nous parle d'hygiène...
On trouve une place autour du grand bassin, à l'ombre, et j'en profite pour me tartiner de crème solaire. Ensuite, plouf dans l'eau, qui est froide, d'ailleurs je me gèle. Le manchot m'oblige à faire des longueurs pour me réchauffer puis tente de me noyer... tssss.
Après ce plouf, je décide de me reposer sur ma serviette de plage, parce que oui, je me gèle. J'en profite pour assister au beau spectacle que m'offre la piscine. Des gens obèses en slip de bain, qui se font cramer la graisse au soleil. Et des tas dégoulinants de cellulite qui sont étendus, les seins à l'air. Oui, les seins à l'air. Des vieilles baleines échouées...
A côté de ce triste spectacle, les éternels Djeuns qui veulent se faire remarquer et qui passent leur temps à sauter dans l'eau (je n'ai toujours pas saisi l'intérêt) et qui éclaboussent tout le monde, des gamins en bas âge qui courrent autour de la piscine sans la surveillance de leurs parents (trop occupés à compter leurs bourrelets)... en parlant de gosses, les gamins aujourd'hui ont tellement de bourrelets qu'ils doivent flotter tout seuls...
Bon, et en partant, la première fois, j'ai eu du mal à trouver l'entrée des vestiaires des filles. Ben oui, quand on ne connaît pas et qu'il n'y a pas d'affichage...
La deuxième fois, avant de partir et donc de décoller de nos serviettes, le manchot met son t-shirt, et moi ma robe. Histoire de rentrer plus vite, parce que de toute façon j'habite pas loin donc la douche, c'est chez moi. Une "éducatrice sportive" (vous vous imaginez une femme assez jeune et musclée, vous avez dans le mille si on considère qu'à 50 balais on est jeune et que la cellulite est du muscle) qui fait office de maître nageur me saute dessus et me somme de retirer ma robe. Ah bon... et le manchot il peut garder son t shirt !? Alors que ma robe, c'est qu'un t-shirt un plus plus grand, mais je ne vais pas argumenter, je me dépoile.
Parce que de nos jours, mettre une robe à la piscine est beaucoup moins acceptable que d'y montrer sa poitrine. Et bien franchement, c'est du foutage de gueule. Le t-shirt est toléré, le paréo de pouffiasse est toléré, mais la robe non. Et les grosses presque à poil, bienvenues. Pas sûre que j'y refoute les pieds à la piscine. Surtout si c'est pour marcher sur des mégots, alors que c'est interdit de fumer. Ils feraient mieux d'engueuler les gens qui fument alors que c'est interdit et de dire aux femmes d'arrêter le topless, plutôt que d'engueuler un pingouin qui met un t-shirt un peu trop long.
Mais oui, je sais, je suis vieux jeu. Seulement bon, payer pour me faire gueuler dessus et voir de la vieille les seins à l'air, et me prendre des gosses dans la gueule, c'est pas ce que j'aime le plus.
Bon je vous fiche la paix, je vais stresser dans mon coin.



Hier soir,
fitness, après un mois à me trouver des excuses (heureusement je paie à la séance) et après une journée crevante (pour mes yeux surtout).
e week-end fut ultra-chargé :
tant donné que j'ai définitivement arrêté tout sport de combat pour une durée indéterminée, je me
demande toujours ce que je vais bien pouvoir faire de tout mon matériel. C'est vrai quoi, les protège-tibias, on n'en met pas tous les jours... ou alors il faudra m'expliquer.

Poins sur les i