par Mademoiselle Li
Dimanche 6 juillet 2008
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En écoutant la reprise de Daddy Cool par Placebo, je m'en vais vous narrer le repas de famille d'hier soir au restaurant.




Mais avant pour situer, le repas de famille au restaurant, pour mes parents, mon frère et moi, on n'y va que quand on est vraiment obligés (donc à partir de 40 relances de la Grande-Tante), alors que du côté de la famille "Mumu", c'est un peu comme un hobby.

Bon, cette fois on n'y a pas coupé, et c'était pas dans une gargotte, mais dans un restaurant étoilé (forcément, on ne verra jamais la Grande-Tante nous inviter dans un restaurant merdique) donc on pouvait espérer passer une bonne soirée et bien manger, avec des serveurs aux petits soins pour nous, vu le prix des plats...



Eh bien non.



Déjà, on arrive au "Château" qui tient lieu d'hôtel, restaurant, relai château et tout le bordel, et première surprise, tiens il y a un mariage ce jour-là (je sais pas pourquoi j'ai pensé à
Cochon... héhé). Il est 8h15, le Vautour est habillé en jeans / polo d'une couleur indéfinissable, Potame ressemble à un explorateur genre Indiana Jones avec son pantalon et sa chemise beiges, manquait que le chapeau, Mumu, le Manchot et Moi avions fait un petit effort quand même...

On commence à prendre l'apéritif dehors, au milieu des gens du mariage... et là, Potame, en quête d'une sexualité épanouie, décide, une fois son verre de Porto vidé (il y avait de quoi beurrer un pingouin dans le verre...), d'aller faire un tour parmis les invité(e)s. Seulement voilà, les gens du mariage, c'était du style "petit doigt en l'air", démarche étudiée, etc. Potame aussi, une démarche étudiée, seulement, du style "Terminator arrive et va tous vous buter avec son gros flingue de barbare" ou "Garde du corps de Joey Starr"... Tout le monde s'est foutu de sa gueule forcément, les gens du mariage ne l'ont pas remarqué, et il a failli marcher sur la robe de la mariée...

Pour accompagner l'apéritif, on a eu droit à... du boeuf cru en tartare, pas forcément au goût de tout le monde, et à des sushis sans goûts, malgré une pointe de wasabi dessus... Or tout le monde sait que le wasabi, ça pique... Je résume donc, l'apéritif était un peu mesquin, ceux qui avaient pris du champagne l'ont trouvé moyen... Mon Porto était bon par contre. On serait bien allés piquer des petits fours du mariage quand même... Enfin bon.

 

Ensuite, nous passons dedans, si vous voulez bien me suivre messieurs dames, le manchot est obligé de me tenir fermement pour que je marche droit (le Porto à jeun, tout ça…) et pour m’empêcher de piquer des macarons en passant devant… Puis vient le moment tant redouté de « comment se place-t-on ? ». Ce fut assez facile, j’ai mis un Vautour à ma gauche, un Manchot à ma droite, le Potame à la droite du manchot, puis après, comme ils voulaient. A gauche du Vautour, tonton radin.

Il y a une règle à respecter : le Vautour doit être encadré par les bonnes personnes, et la deuxième règle, ne pas laisser le manchot perdu dans la famille qu’il connaît à peine (si j’étais à sa place, je préfèrerais aussi).

Bref, on nous remet enfin les cartes. Comme dans tous les grands restaurants, le menu n’est pas très long à lire, par contre les prix, si.

Soit on prend à la carte, soit au menu. Avec le manchot, on se laisse tenter par la côte de bœuf pour deux, le Potame et le Vautour aussi. Donc, en gros, les gens affublés d’un surnom d’animal ont choisi la côte de bœuf. Le reste de la famille commande le super menu de l’été (logique… on n’est pas en hiver). Et on attend. Et on attend. Et on attend. Il est 21h30, les serveurs ne semblent pas décidés de prendre la commande. Le Vautour, qui a faim, et qui d’habitude est couché à cette heure-ci, s’énerve, se lève brutalement, et prend la démarche du Potame-qui-va-voir-le-mariage (donc type Terminator) mais en version accélérée (Potame, c’était au ralenti, ça faisait un effet étrange) pour aller demander aux serveurs s’ils comptaient prendre la commande un jour. Du coup, ils arrivent, mais en faisant la tronche (je peux les comprendre, mais bon… y’en a qui viennent au restaurant pour manger quand même).

La commande est prise, et on nous amène des petits machins au melon pour patienter. Je finis celui du manchot, après ils amènent les entrées pour ceux qui en ont commandées, en ensuite… on attend. On attend. On attend… On vient ensuite nous montrer les côtes de bœuf… miam… mais non, elles repartent en cuisine, pour être découpées. Et on attend…

Les plats finissent par arriver tout de même. Tonton-radin qui a commandé du thon rouge (tout le monde croyait qu’il n’y en avait plus…) bave en voyant les côtes de bœuf bien rouges bien juteuses, et me demande si je vais tout finir. Probablement non, et prise de pitié je lui donne quelques morceaux. Bon alors, la côte de bœuf, elle était super. Bien juteuse, un petit goût de je ne sais quoi… Seulement bon, vu l’attente…

Ma tante avait pris du veau, on lui amène saignant… donc elle le renvoie en cuisine, parce que le veau saignant, bof quoi. A la commande, elle avait demandé si elle pouvait avoir son fromage blanc salé plutôt que sucré, et le serveur l’avait envoyé chier… alors qu’ils servent le sucre à part… c’est marrant parce que quand on demande un cheeseburger sans fromage chez Quick, ça ne pose pas de problème… c’est sûr que c’est dur de trouver du sel…

Pendant tout le repas, on est rationnés en eau, vin et en pain : il faut attendre qu’un serveur décide de nous servir… je sais que ça fait classe, mais il y en a qui ont soif…

Pour détendre l’atmosphère, le récit d’un voyage en Chine profonde par Tonton-radin (où il était avec un autre oncle et sa femme qui vivent en Chine et n’étaient donc pas là pour le repas ce soir).

Il est tard, et ils doivent trouver un hôtel… seulement, vu la région, il n’y a pas trop le choix, ils se retrouvent donc dans un hôtel de passe. Forcément, c’est bruyant, donc ils passent une mauvaise nuit, et le matin, la tante, excédée par le bruit et la mauvaise nuit, demande à voir la patronne. On essaie de lui expliquer qu’elle dort parce qu’elle a travaillé toute la nuit, mais elle insiste. La patronne, la tête dans le cul (eh oui…) arrive enfin, et là ma tante lui sort, pas contente « Votre hôtel, c’est un vrai bordel ! ». La patronne lui répond « Ben oui », sans trop comprendre, et retourne se coucher.

Bon, ça c’est la version française, parce que je ne suis pas sûre qu’en chinois ça soit vraiment ça… Mais c’est Tonton-radin qui raconte, j’ai rien inventé.

 

Bref, le plat est finit, on nous amène les fromages (le fromage blanc frais de la tante, dans une coupe brûlante… sympa). Les fromages sont finis, et on attend le dessert. Une bonne heure. Un autre oncle en a marre, il est près de minuit, on a passé la soirée à attendre, il va donc demande où ça en est. « c’est la faute des soufflés aux framboises, ils ne sont pas cuits ». Oui, mais on les a commandés en même temps que le reste, fallait peut-être prévoir non ? Au final, le soufflé est très bon mais le reste des desserts, franchement moyen : de l’abricot aussi doux que de l’acide chlorhydrique par exemple.

A minuit et demi, on sort enfin. Et on n’y remettra probablement jamais les pieds. Même si la nourriture est à peu près bonne, le service est à chier, beaucoup trop lent (on ne devait pas avoir une bonne tête). Alors les patrons, faudrait songer à embaucher, augmenter les salaires (parce que je suppose qu’ils étaient au SMIC, donc ça encourage pas trop à faire des efforts et ça je peux le comprendre), s’ils veulent encore avoir des clients… Faudrait arrêter de prendre les gens pour des pigeons.

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par Mademoiselle Li
Vendredi 20 juin 2008
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Hier soir, coup de fil du vautour (c'était la journée coup de fil). Mais tard. Genre 21h30. Ce qui est plutôt étonnant puisqu'à cette heure-ci en général il dort.

Enfin bref.

Mon frère décroche, puis me passe le Vautour.

- Pingouin, tu peux aller sur Windguru.cz et me dire s'il y a du vent ?

Comme je suis pleine de mauvaise volonté, je réponds non. Mais le Vautour insiste. Je réponds toujours non. Le fait est que j'en ai rien à faire du vent et du kitesurf. Et que j'ai aucune envie de tapoter l'adresse du site.

Le Vautour menace alors de virer mon frère de la maison si je ne vais pas regarder. La guerre peut donc commencer. Ceci dit, il ferait mieux de me virer moi, mon frère joue tranquillement avec sa DS.




Finalement je cède après l'avoir fait mariner quelques minutes.
- Quel Spot ? je demande inocemment.
- Almanarre ! Putain de pingouin.
- Je t'emmerde.

Almanarre, je tape A dans recherche, il me sort Ajaccio, c'est parfait.
- Pas de vent.
- C'est vrai ?
- Oui.

Mon frère éclate de rire, le Vautour comprend, et hurle assez fort pour que je lui affiche son spot. A savoir La Baule, je sais pas pourquoi j'ai pris ça. Pas de vent non plus. Le Vautour se doute bien que je me fous de sa gueule, et comme j'ai bon fond, je finis par regarder sur l'Almanarre. Ben que dalle, pas de vent. Et c'est vrai. Mais le Vautour ne me croit pas.
Maintenant il faut regarder le Monteynard. Toujours pas de vent. Et qu'il aille au diable. Ou qu'il appelle son frère, qui est plus à même de parler de conneries comme le kitesurf, noble discipline qui rassemble tous les décérébrés de cette planète.

Et je ne suis pas le service météo.
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par Mademoiselle Li
Mercredi 18 juin 2008
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Hier soir, le repas fut aussi mouvementé que d'habitude. Les parents partaient à nouveau aujourd'hui, donc avec mon frère, on tirait un peu la tronche. Non pas que la perspective d'avoir la maison pour nous tout seuls ne nous enchante pas, au contraire, c'est juste que d'être prévenus de leur départ deux jours avant commence à nous taper sur le système. A chaque fois c'est pareil, et à chaque fois ça passe pas. Surtout que j'étais revenue pour avoir un peu de compagnie, et qu'en fait je me retrouve toute seule. Eh oui, mon frère travaille la journée...

Ca a commencé doucement par moi, qui ai décidé que la bouteille de Macvin du Jura ramenée par les grands parents (ceux qui ont évité à mon appartement de devenir une piscine) remplacerait la bouteille d'eau. Bon, je n'en ai pas abusé, je me suis servi un fond à chaque fois. Mais c'est pas mauvais. Quelques vannes par ci par là, rien de bien méchant. Jusqu'à ce que le Vautour passe en mode méchant.

Personne ne voulait finir les gnocchis. Et surtout pas moi, j'avais déjà abusé du tarama en entrée et du rôti de porc. C'est alors que le Vautour me dit :

- Il faut manger Pingouin ! Finis les gnocchis !
- Non, j'ai plus faim.
- SI, si, faut manger pingouin ! T'es tout maigre, t'as pas de seins, pas de fesses, t'es moche, faut manger !

Merci papa... et puis d'abord je fais 46 kg, je suis pas maigre.

Bref, après cette sympathique remarque, on passe au dessert, et le Vautour ne veut pas descendre se chercher sa glace. Comme d'habitude, c'est Mumu qui y va. Alors que bon, le Vautour, quand il s'agit de faire la 6000D ou de passer la journée à faire l'andouille sur le lac, il n'y a pas de problème. Là par contre, descendre à la cave relève d'un exploit surhumain.
Comme il abuse, mon frère et moi comparons le vautour au bon français qui abuse du système de soins et Mumu à l'assurance maladie qui est en déficit mais qui continue de rembourser des gens. Moi, je suis la complémentaire, et comme le Vautour n'est pas à jour de ses cotisations, je l'envoie chier. Mon frère s'est auto-proclamé la morgue, allez savoir pourquoi, je ne savais pas que ça faisait partie du système de santé.

Ensuite, il me restait du pain, et comme le vautour était toujours aussi odieux, je me suis mise à confectionner des boulettes de pain. Pour menacer le Vautour de lui jeter dessus (je vous rappelle qu'il n'a pas payé ses cotisations). Les rôles sont inversés, d'habitude, c'est sur moi qu'on jette les boulettes.

Et pour finir, le Vautour n'a pas jugé utile de débarasser la table, comme d'habitude. C'est la sécurité sociale, la complémentaire et la morgue qui s'en sont chargés. Tout ça pour illustrer l'assistanat.

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par Mademoiselle Li
Vendredi 7 mars 2008
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lac-de-lessye-mardi-9-aout-2005-004.jpgEnvoyé par mon frère, et tellement vrai...


Tu sais que tu viens de Savoie quand...
 
Pour toi il n'y a pas de doute, la Savoie est la plus belle région
française: nous avons la montagne, les lacs, l'air pur... c ben vré ça, didiou
 
On t'a déjà demandé si tu allais à l'école en raquettes ou encore en
ski en hiver.

Quand il neige à 2000 mètres on te dit « oh, il neige chez toi ». graaave

Tu entends la phrase 'tu dois bien skier alors!' à chaque fois que tu
fais connaissance avec quelqu'un.

Tu ne comprends toujours pas pourquoi les gens prennent le TGV à la
Gare de Lyon avec leurs chaussures de ski aux pieds en croyant que le
train s'arrête en haut des pistes.  réponse : c'est des parisiens...

Tu ne te sens pas obligé de prendre un vin chaud chaque fois que tu
t'arrêtes dans un resto d'altitude. c'est dégueu en plus...

Tu as arrêté de mettre des polaires quand tout le reste de la France
a commencé à en mettre. j'en mets toujours, mais de toute façon un parisien aura toujours l'air d'un parisien même avec une polaire...

Dans ta classe tu avais bien une dizaine de personnes qui n'étaient
jamais allées à Paris.

Un parisien te demande si t'habites dans un chalet. je parle pas aux parisiens

Tu sais que tu n'as pas besoin de traîneau pour circuler dans ton
village. heureusement, parce que vu le village de bouseux

Tu parles en mettant des « y » partout.et ben ouéé...

On te fait remarquer que dire 'c'est quelle heure?' ou Je vais Y faire
!' c'est pas français.

Tu prononce pas forcément le A et le Z à la fin des noms en -az,
d'ailleurs t'es le seul à savoir qu'il y a des noms en -az. d'ailleurs ils ont l'air bien cons les parigots à la télé de nous parler d'Avoriaze, ou même de Chamonixe même si ça finit pas en AZ...

Tu rigoles à « Fous ta cagoule » mais au début tu peux pas t'empêcher
de tiquer en disant : mais 'Ca va ou bien' c'est pas savoyard, c'est
suisse !

Tu sais que le 'fromage à tartiflette' du supermarché et ben c'est pas
du vrai fromage à Tartiflette.

Tu ne manges pas de Tomme si elle n'est pas 'd'alpage'.

Pour toi Saint Genix c'est d'abord une brioche avec des pralines
rouges. pourquoi ça peut- être autre chose ? ^^. JVEUX LA PART AVEC LES PRALINES, TU FAIS CHIER MERDE !

Tu manges la croute du fromage et tout le monde crie
'Beurrrrrkkkkkkkkk' mouais pas forcément, à moins d'avoir super faim, en général j'évite la croute de la tomme...

Tu trouves ça normal que tout soit fermé le dimanche.

Tu sais que la dent du chat, c'est pas vraiment une dent. ouais et puis c'est au-dessus du Lac du Bourget... et ya pas un vrai chat non plus.

Tu connais le Lac du Bourget et tu sais que c'est le plus grand lac
naturel de France et quand on te parle d'un autre lac plus grand tu
peux pas t'empêcher de préciser : 'artificiel'. carrément, on apprend ça à l'école depuis qu'on est gosses. Bon en même temps ya pas de quoi être fier d'avoir une grosse flaque si c'est pour que des parisiens viennent pisser dedans l'été...

Tu sais que toute la Savoie n'est pas un parc naturel protégé. Ya meme une ville très moche qui s'appelle Chambéry, et une autre qui s'appelle Albertville...

Tu as dû expliquer 100 fois que 'non tu connais pas Serre-Chevalier'. Bon, si je connais en fait...

Tu a pas peur de 'faire faire du bruit au moteur' pour passer les
vitesses en montagne. Les parisiens savent pas conduire en montagne, ils descendent tout à la pédale de frein, tssk tsssk.

En montagne en voiture, tu n'as pas peur de mourir à chaque virage,
pas comme ces abrutis de péquins. Contrairement au manchot qui a cru sa dernière heure arrivée quand je l'ai trimballé au col de porte... ok c'est pas en SAvoie mais c'est pas loin.

Tu as déjà vu une vache de près... d'ailleurs trop de gens pensent
que la Savoie n'est peuplée que de vaches. Ya pas mal de grosses vaches en Savoie, à commencer par ma tante...

Non tu n'as pas eu de marmotte comme animal domestique', d'ailleurs
t'as bien été incapable d'en voir une LA fois où tu es allé te
promener en Vanoise. Les seules marmottes que j'ai vues c'était en Autriche. Ca craint quand même. Pour faire peur aux parisiens, faut leur dire qu'une marmotte c'est comme un gros rat d'égoût (cf La vie secrète des jeunes, de Riad Sattouf)

Tu t'étonnes que le mot « diot » ne soit pas dans le dictionnaire. effectivement j'ai vérifié il n'y est pas, c'est un scandale.

Toi quand tu va à Paris tu utilises les trottoirs, pas comme le péquin
qui préfère marcher au milieu de le route et se prendre pour le roi de
la station.Ben ouais, même à Gre je suis sur le trottoir.

Tu as dû dire au moins une fois dans ta vie que « oui on se baigne
l'été en Savoie » enfin plus trop ya trop de touristes qui polluent la flotte...

Tu as eu au moins une fois ta photo publiée dans le Dauphiné parce
que tu as participé à une compétition de judo, tennis, ski, gym,
danse ou tu fais partie de l'amicale mauriennaise des diots au vin
blanc...oui et non, y'avais un article pour un des concerts avec mon groupe, mais sur la photo y'avait que le chanteur...


Tu sais de qui on parle quand on dit 'un gars de la Yaute'.Ou une fille. Genre SPade. ^^

Les indépendantistes savoyards te font rire, mais en même temps tu
peux pas t'empêcher de penser que, historique ment, c'est pas
totalement injustifiable.oui ils sont très drôles mêmes. Mais pas autant que les ploucs de mon village de bouseux qui se croient importants s'ils organisent une brocante à la con...

Pour toi la meilleure cuisine du monde c'est la cuisine savoyarde! La raclette c'est cool.
2006_0702lacroselend0049.JPG
MAINTENANT, spécialement pour mes amis Savoyards et Grenoblois (parce que le reste de l'Isère c'est tout pourri) un COUPLET ANTI-PARISIEN basé sur du vrai vécu d'il y a deux heures.

Je sors du tram, j'emprunte un trottoir pour rentrer chez moi (non, pas pour me faire de l'argent de poche...) et en face arrive successivement : un mec et trois gosses, et derrière, une femme et un gosse. La femme ne trouve rien de mieux que de se mettre à côté du mec pour bien boucher le passage. Pour décrire la femme, c'est une bourgeoise parisienne, forcément parce que les gosses grenoblois sont à l'école en ce moment puisque les vacances sont finies. De toute façon, tout ce qui n'est ni SAvoyard, ni Grenoblois, est forcément Parisien. Les Lyonnais restant un cas à part à mi-chemin entre la montagne et Paris, ce sont des gros frustrés parce que la seule montagne qu'ils ont, ben euh... j'en sais rien, c'est pas le tas de terre moche avec une grosse église dessus là ? Ou bien un building quelconque ? Bref.
J'avais le choix entre marcher dans le caniveau entre le bord du trottoir et une voiture stationnée, et sortir mon coude (pour protéger mes côtes hein, c'est le but principal, après c'est pas grave si ça tape dans la meuf). J'ai choisi le coude, n'ayant aucune envie de me péter une cheville ni de me rabaisser à marcher dans le caniveau.
La femme n'a pas voulu se pousser, elle a donc pris un grand coup de coude dans le bras.

Mais attention, c'est pas fini ! Parce que je lui ai fait mal ! Oui j'y suis arrivée ! Donc la femme s'arrête, se retourne, et commence à m'engueuler. Comme si j'aurais du me pousser pour laisser son altesse passer sur le trottoir... quand on manque de respect pour les autres, on s'étonne pas de prendre des coups ma vieille. Je l'ai laissée dire, ne me suis pas retournée, fait semblant de ne rien entendre.

Si tu me lis, sache que je ne m'excuserai pas, tu l'as bien mérité. Et si ça se trouve c'était pas moi (ya ptet pas que moi qui sort les coudes à Gre...). En tout cas ça t'apprendra. Parce que j'imagine que si j'étais arrivée avec un platre et des béquilles, tu n'aurais même pas daigné faire le moindre effort. Donc rien que pour ça tu l'as mérité.

Je lance maintenant un appel, à tous les Grenoblois, SAvoyards, et fiers de l'être : faisons comprendre aux touristes qu'ils ne sont pas les bien venus dans nos contrées. Ces pourrisseurs de montagnes et ces pollueurs n'ont pas le droit de squatter nos montagnes et d'imposer leurs règles. Quand on vient en vacances, on respecte les habitants et le paysage. Sinon c'est normal qu'on se fasse rembarrer.
Que cette requête circule.
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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (2)   
par Mademoiselle Li
Lundi 3 mars 2008
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Pour faire écho à l'élection de Miss Aix les Bains, une petite photo illustrée prise sur l'esplanade du lac...

Trees.jpg
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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (3)   
par Mademoiselle Li
Lundi 3 mars 2008
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Ah ah, l'autre jour ma mère tombe dans le torche-croupion local sur l'article concernant l'élection de Miss Aix-les-Bains, évènement très important, puisqu'il va permettre à une poignée de jeunes filles de se retrouver dans mon blog.
Mais pourquoi tant de haine ?
D'abord, il ya mon ex-meilleure amie de collège qui fait partie du lot, ce qui  m'horripile profondément.
En plus elles sont moches, ce qui fait de la mauvaise pub pour la municipalité.
Et puis je suis ultra-jalouse parce que vu ma taille je ne pourrai jamais défiler dans une robe de soirée sans avoir l'air d'un gros boudin avarié.
Bon, sinon, amusez-vous à lire le barratin.

miss-aix-barratin.jpg
Les 4 excusées sont sûrement les plus malines, puisqu'elles ne figureront pas sur le blog.
Sinon 20 euros pour une foutaise pareille, ça s'appelle pas se foutre de la gueule du monde ? Bah, elles auront leur minute de célébrité, vont se sentir ridicules ou bien au contraire prendre +200 points de prétention...


miss-aix-rang-e-1.jpg

miss-aix-rangee-2.jpg

miss-aix-rangee-3.jpg

Bon ben ça vole pas haut quand même. Dans le lot on a plusieurs juments blondes, quelques boudins, une maîtresse dominatrice... je pense que les petits vieux en manque de réjouissances vont être satisfaits.

Important aussi de connaître la couleur des yeux et des cheveux. L'âge et la taille aussi c'est important. POur le CV ils auraient pu éviter. Pour sauver machin, taper 1... Et puis il manque le poids.

Moi je vois bien ma photo dans le journal au rayon des candidates refusées:
Mademoiselle Li, entre 20 et 25 ans, 1m50
Cheveux : absents (là vous avez la réponse à la devinette de l'autre jour)
Yeux : couleur indéterminée, le plus souvent injectés de sang
Installée à Grenoble depuis 6 ans, elle prépare un Master de Médisance à la Faculté de la banquise.
Motifs du refus : trop petite, trop vieille, absence d'attributs capillaires, ressemble à un boudin dans une robe de toute façon ya pas sa taille, trop nerveuse et méchante avec les autres candidates, asociale.

Bon je vous abandonne c'est l'heure du goûter.
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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (8)   
par Mademoiselle Li
Vendredi 22 février 2008
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 Avant de vous parler de la sortie au bowling pour l'anniversaire de Mumu avec les connards de vacanciers qui nous ont pourri la soirée et de ma nouvelle gynéco que j'ai failli taper tellement elle m'a énervée (et prise pour une conne), donc avant tout ce programme de réjouissance à retrouver ce week end peut-être sur le blog si j'ai la motivation, je tenais à vous parler d'une très grande actrice.

F. (vaut mieux pas citer son nom) rêve depuis qu'elle est toute petite de devenir une très grande actrice. C'est plus qu'un rêve, c'est une vocation, et elle sait qu'au fond d'elle-même elle y arrivera, que son nom sera en haut de l'affiche, à côté d'autres prestigieux noms, qu'elle sera invitée de partout, qu'elle sera en photo dans tous les magazine people (ou paupaul, en fonction du type de film), invitée sur les plateaux télés, adulée par des milliers de gens, comme elle qui adulait les héros pitoyables de Berverly Hills en primaire... 

Dans le genre modestie, F. n'est pas au point. Je l'avais croisée il y a quelques années, alors que j'attaquais un deug de sciences à la fac, et évidemment, quand on rencontre des ex-camarades de primaire, collège puis lycée, on partage nos cv. Dans ces moments là, il y a des modestes, comme moi "j'attaque un deug" et il y a les prétentieux, qui sont ultra fiers de faire ce qu'ils font, et qui veulent bien montrer aux autres à quel point ils sont à chier à côté. F. m'avait répondu, sur un ton tout sauf modeste "oui, tu sais mooooooooi, je veux être actriiiiiiiice, alors je pars étudier à Londres blablabla".

F. a tourné dans des films il paraît. Comme figurante. Coupée au montage. Mais une grande carrière commence toujours comme ça, n'est-ce pas ?

En attendant, F. est caissière dans un supermarché. Parce qu'il faut bien vivre en attendant que les producteurs l'appellent. J'imagine, qu'en passant les codes-barres, elle doit se dire "bientôt, je pourrai raconter dans les magazines qu'il y a quelques mois je n'étais encore qu'une pauvre employée de supermarché, et les gens vont s'extasier sur ma chance". 

Même Joey dans la série Friends avait plus de rôles qu'elle. Pourtant dans la série il joue l'acteur minable. Après, je ne veux pas lui descendre le moral, et en espérant qu'elle ne lit pas mon blog, mais, elle a moins de talent que Joey dans Friends... 

Bon d'accord, je suis méchante,mais faut être réaliste. Déjà moi j'ai du mal à trouver un boulot, alors vous imaginez si je décide d'être actrice ? Nan mais faut garder les pieds sur terre...

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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (3)   
par Mademoiselle Li
Mardi 25 décembre 2007
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Ma lettre située entre le i et le p ayant décidé de prendre des vacances bien méritées, elle sera remplacée par le a, ça arrachera bien les yeux des lecteurs, nierk nierk. Le cri du peuple pingauin devient danc pain, mais pas avec du beurre.

Bref taut ça paur vaus racanter ma sairée d'hier, aù naus fetâmes Naël en famille (c'est chiant à lire, hein ? an va dire que c'est l'accent de la banquise).

Hier le Vautaur était pressé d'auvrir ses cadeaux, danc allez hap, à 19.45, tel un gamin, il ameuta taute la famille autaur de la table du salan.

An remarquera que le Patame (le fils du Vautaur) avait devant lui un tas de cadeaux statistiquement supérieur à la mayenne des trais autres tas.

Bref, paur vaus résumer, le Patame a eu drait à un assartiment de bauteilles de bière, une chape paur sa callectian, des dvd, et une peluche de Patame ainsi qu'un parte-clés.

Le Vautaur, une fais n'est pas cautume, naus avait fait des cadeaux. Quelle ne fut pas natre surprise en décauvrant le cantenu... Patame, une callectian de bauchans en liège (le Vautaur a d'ailleurs signé san arrêt de mart puisqu'il y en a une quarantaine, ça va faire mal dans le lit...) et mai, farcément, des glaçans dans un étui isatherme qui cantient d'habitude une bauteille de Vadka... très bien trauvé.

Le Patame m'a aussi affert Le retaur des lapins crétins (sur Wii) (des lapins encare plus crétins), de langues heures de ventausage de lapin m'attendent... à ne pas canfandre avec le vrai lapin, qui va sûrement bientât revenir squatter chez mai.

Des petits canapés de sauman (nan, pas des clic-clacs), un succulent saufflé au framage fait maisan par mumu, et une banne bauteille de Sauternes dant j'ai un peu abusé. C'est le ventre bien plein que naus refusâme d'attaquer le dessert, à savair une glace, qui de taut manière se conserve cantrairement aux bûches dégueulasses dégaulinantes de crème aux salmanelles.

A 21.30, les festivités étaient terminées, car naus sammes des cauche-tât, le pracessus de digestian pauvait cammencer.

J'ai maudit man estamac taute la nuit.
D'ailleurs des nauvelles de mai-même : pas de sinusites chraniques du taut en realité, car sinus impeccables, taut est la faute à man estamac et à mes cervicales en miette.

Ce matin, la première actian de la jaurnée fut de cauper les griffes du lapin... qui a dit que ma vie était palpitante ? Mais je m'en faus, l'année prachaine je m'en vais cantinuer mes études dans des cantrées élaignées camme an me l'a recammandé.

Et vendredi sair, repas de naël chez les grands-parents, en espérant qu'il sait léger.

Je vaus laisse, je vais pracéder mai-même à l'ablatian de man estamac, qui a décrété il y a une banne dizaine d'années que l'activité de digestian n'était pas de san ressart...

petit jeu : trauve la lettre entre le i et le p que j'ai aublié de remplacer par un a.
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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (2)   
par Mademoiselle Li
Mardi 18 décembre 2007
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Le truc bien, quand je rentre chez mes parents, c'est que j'ai plus l'impression d'aller chez des potes que chez mes fournisseurs de chromosomes.  C'est l'avantage d'avoir des parents jeunes(enfin tout est relatif, moins de 50 balais), et qui ont su rester jeune dans leur tête. Bon, un peu trop jeune d'ailleurs en ce qui concerne le Vautour. Le pauvre Vautour est en totale régression depuis quelques années, surtout depuis que mon frère a eu son bac d'ailleurs. Mais bon n'allez pas croire qu'il n'y a pas d'autorité parentale, si si, c'est vicieux, il ne faut jamais oublier que le vautour est un être autoritaire.

Le fait est que j'ai l'impression de vivre parmi les fous, puisque quand le Vautour fait ses crises de puérilité, le Potame s'y met, et on assiste à de vraies scènes surréalistes. Je passerai sur le Vautour qui fait l'andouille en mimant le dégénéré (l'alcool ça peut aider), pour en venir directement aux principaux faits :

- La guerre des pantoufles. Il s'agit du Potame qui pique une pantoufle au Vautour, ce qui forcément fait râler le Vautour, et qui pleurniche "rends-moi ma pantoufle" jusqu'à ce qu'on lui rende...

- La guerre des bouchons. Le but est de glisser un ou deux bouchons en liège dans le lit de l'adversaire, comme ça quand il va se coucher, il se glisse sur les bouchons et c'est énervant. Le bouchon peut être remplacé par différents objets...

Mais hier soir, après la visite du commercial (d'ailleurs quand il m'a demandé ce que je faisais dans la vie, il n'a rien compris à ma réponse, quelle joie de pouvoir clouer le bec à un commercial), nous avons atteint des sommets dans la débilité.
D'abord, le Potame a eu l'idée de scotcher un Lego Duplo dans le fond du pantalon de pyjama du Vautour. Evidemment, le Vautour a hurlé en mettant son pyjama... Et ensuite le Potame a décidé de dormir sous mon étagère, au fond de ma chambre, cf. photo. Dur de le faire partir. (il était un peu trop imbibé... d'ailleurs je ne sais pas si ça a un rapport, mais il a commencé à boire quand il a commencé à travailler...).

















Bref hier de nouvelles perspectives sont apparues. Vite, du prozac. Et une arme d'auto-défense.

Car il y a aussi le fameux slogan "taper le pingouin" (avec la chorégraphie qui va avec), et là j'ai intérêt à courir vite.

Donc je supporte ce genre de choses chaque jour quand je suis chez mes parents. Je plains Mumu, elle y a droit toute l'année. Vous demandez pas pourquoi je suis aussi atteinte...

Mais tout ceci n'est rien comparé à ma grand-mère Alzheimer qui veut se marier avec le petit vieux Alzheimer de la chambre d'à côté, et qui se demande si elle va ou non faire des enfants avec lui (et qui ne veut pas comprendre que ce n'est pas possible car ses organes génitaux sont périmés...). Il s'en passe de belles dans les maisons de retraite, tiens. On va pouvoir y coller le Vautour, il pourra donner libre cours à sa folie.
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par Mademoiselle Li
Mardi 18 décembre 2007
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Comme vous l'avez remarqué, je suis chez les bouseux, donc encore plus près des montagnes qu'à Grenoble, vu que je ne suis plus au fond d'une cuvette mais sur un flanc de colline, elle même à flanc de montagne ou presque.

Toujours est-il que malgré ce cadre plus que sympathique (vous ai-je déjà dit que j'étais capable de me laisser mourir si je n'étais pas entourée de montagne ? lol), il faut se plier aux règles de la vie de famille.

A savoir, on se fait taper dessus sans broncher parce qu'on est un pingouin et qu'on ne peut rien face à un Vautour et à un potame,

manger à heures fixes sur une vraie table avec des vraies chaises (oui, pas de chaise pliante en métal froid et dur ou de table pliante à trous ici),

retrouver l'usage de la parole (quand on habite seul, on ouvre rarement la bouche, sauf pour lâcher une ou deux onomatopées en cas d'énervement justifié ou non),

s'habituer à tout cet espace (passer de 20m² à 120 demande un temps d'adaptation, ça fait bizarre de devoir monter des escaliers pour aller dormir, ça fait encore plus bizarre de ne pas se cogner à tous les meubles en traversant la maison),

ne pas oublier qu'il y a trois personnes en plus de soi, ainsi qu'un chat dont il ne faut pas écraser la patte, et un lapin en liberté sur lequel il faut éviter de marcher (il est de la couleur du carrelage ou presque).

S'habituer à dormir à nouveau avec un chat sur le thorax (saloperie de bestiole qui préfère le buste aux pieds pour dormir dessus), s'habituer à dormir avec 3 couvertures et une couette puisqu'il n'y a pas de chauffage et qu'il fait 10°C.

Eviter de se cogner au plafond de sa chambre quand on va chercher un truc dans le placard, puisque l'on est sous le toit... 

devoir sortir la voiture dès qu'il faut faire une course, eh oui c'est ça d'être isolé dans la campagne...

Bref ça encore ça va, mais le pire du pire, c'est que ce soir l'autre abruti de commercial (une sorte de collègue de mon père mais qui ne bosse pas dans son usine...) s'invite à dîner à la maison, et qu'il va falloir supporter son barratin stupide. Je peux avoir une dispense ?

Bon je crois que je vais aller me coucher tôt ce soir... en espérant dormir cette nuit quand même. Vu le froid c'est pas gagné.
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par Mademoiselle Li
Mercredi 26 septembre 2007
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On critique Grenoble (enfin on, surtout moi) à cause des maîtres qui ne sont pas fichus d'éduquer leur chien correctement mais il faut savoir relativiser : Aix, c'est dix fois pire.

Je pose le problème  : Aix les bains, c'est de vieux. Donc des rhumatismes (d'où l'intérêt des thermes) et des prothèses fémorales (d'où le gros bénèf fait pas les industries de dispositifs médicaux à Aix - non là je rigole, je n'en sais rien).
Mais les vieux, ont des chiens. Qui ont des besoins naturels.
Mais les vieux, de par leurs multipathologies handicapantes, ne peuvent en aucun cas ramasser les excréments que leurs chiens font sur le trottoir. Ca risquerait de faire péter la prothèse... 
Une solution radicale serait : pas de chien, ou bien leur apprendre à faire leurs besoins au bon endroit... mais non. Pas moyen. No Way.

DSCF2843.JPG

Donc, Aix-les-Bains, qui se veut charmante petite bourgade à l'architecture victorienne (ça j'en sais rien je dis ça comme ça) où il fait bon vivre, où on a imposé le ravalement de toutes les façades des beaux immeubles du centre, se coltine des trottoirs aux teintes automnales... oui car l'excrément canin n'est pas sans rappeler les couleurs dont se parent les arbres quand vient la fin de l'été (en même temps c'est d'un pathétique ma pseudo-figure de style). 

Bref pour parler de manière moins poético-pathétique, les trottoirs sont recouverts de teintes marronasses, aux matières plus ou moins sèches et incrustées... Un bonheur, pour le piéton qui aimerait observer le ciel plutôt que ses pieds... 

Mais que voulez-vous, ça doit faire partie du charme de la ville... les trottoirs décorés naturellement, et bénévolement par tous ces honnêtes citoyens qui font vivre l'établissement thermal...

Vous rigolez, mais il faut le voir pour le croire. Et moi je propose de renommer la ville Aixcrément les bains...

Ah dommage, je n'ai pas le temps de vous parler du gamin qui a fait un caprice stupide à la papeterie et la mère qui aurait mérité des baffes... comme quoi il n'y a pas que les vieux qui posent problème, il y aussi les parents trop laxistes... bref j'arrête de raler tout de suite.


Qu'il n'y ait pas de malentendus, la photo illustre juste la couleur. Leurs meringues chocolatées (dans mon salon de thé préféré) sont délicieuses.
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par Mademoiselle Li
Jeudi 13 septembre 2007
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Bon ça faisait longtemps que je n’avais pas ralé (ou alors je ne m’en rappelle plus, ce qui est possible), toujours est-il qu’aujourd’hui j’ai le méga coup de gueule à passer contre Aix-les-Bains et contres les conducteurs en général.

Si un élu de cette charmante bourgade s’égare sur mon blog, il est prié de m’expliquer les problèmes relatifs à la gare SNCF notamment (voir plus bas).

 

Le rond-point, objet de ma profonde haine

Pour commencer, une épidémie de ronds-points a touché la ville depuis quelques années, et le virus est en train de se propager à chaque intersection, aussi ridicule soit-elle. Et ça c’est plus que franchement chiant, déjà qu’on a à peine la place de passer (j’ai une Clio, pas un Hummer en plus…), si en plus il y a un rond-point, bonjour le bordel.

Car Aix-les-Bains est peuplé de vieux (et de femmes enceintes de moins de vingt ans, mais c’est un autre problème), et le vieux ne sais pas conduire. Au rond-point il a deux solutions :

1/ Passer sans regarder (c’est douloureux d’appuyer sur le frein et de tourner la tête)

2/ Sur le rond-point, s’arrêter et céder chaque priorité à droite.

Alors que je rappelle à mes concitoyens, vieux ou jeunes, cycliste, automobilistes, motards ou chauffeurs routiers, qu’au rond-point, ON CEDE LA PRIORITE au pauvre con qui arrive à gauche. Si t’as le malheur d’être le vilain qui veut passer tout droit devant un vautour énervé, je ne donne pas cher de ton système cardio-vasculaire. Vautour au volant, infarctus au tournant.

 
aix.jpg

Les mous du gland

Aux ronds-points, toujours, sévit la race des mous du gland. A savoir, les abrutis qui, même si aucune voiture ne va venir de la gauche dans les dix minutes qui suivent sortent quand même le téléscope pour vérifier si à 40 km personne ne viendrait dans cette direction. Et en général, c’est contagieux, car ceux qui viennent derrière vont aussi mettre trois plombes à décider de s’insérer dans le rond-point.

 

Les trottoirs géants, objets de mon ressentiment

Au centre d’Aix (avenue de Genève), ils ont décidé qu’il fallait des trottoirs géants et une route minuscule avec des pavés à la con qui glissent, et juste la place de croiser deux clios.

Les avantages du trottoir géant :

1/ Les bistrots peuvent s’étaler, s’étaler, jusque sur la route, comme ça le pauvre piéton, il se prend une chaise ou il marche sur la route, c’est plus fun

2/ Les magasins de fringues peuvent sortir leurs étalages

3/ Il y a plus de place pour faire chier le chien, donc le parcours est totalement miné. En plus vu le taux de passage, c’est étalé donc chacun aura la chance de souiller ses chaussures

4/ Les vieux peuvent être encore plus nombreux à se réunir pour discuter en plein milieu du trottoir, pour créer le bouchon ultime.

Evidemment, dans la route ultra-étroite, ils ont réussi à caser des ronds points ridicules, que beaucoup de gens s’amusent à prendre en sens inverse, c’est beaucoup plus drôle. Les places de parking sont de moins en moins nombreuses par contre, car le trottoir géant qui glisse quand il pleut, c’est beaucoup mieux.


poin-enerv--.jpg

Le train, c’est pas bien

J’arrive à mon grand sujet : la gare. Ils ont décidé de restructurer la gare d’Aix, pour créer une sorte de pôle multimodal ou plurimodal, je ne sais plus comment ils appellent ça, ah si centre intermodal. Le nom qui pète mais à moins qu’ils foutent une bande d’eau qui va jusqu’au lac et un aéroport en pleine ville, ça restera uniquement le combo train (ou car, ah ah) voiture, et on en a un de plus si on rajoute les pieds.

Donc quel est le but ? Je n’en ai aucune idée, si ce n’est de créer un merdier sans nom, de dégouter les gens d’habiter la ville, de les empêcher de prendre le train (bon je ne parlerai pas de la gare de Chambéry, c’est la même merde sans les travaux…).

En effet, maintenant grâce aux travaux, les hôpitaux du coin et le CHU de Grenoble vont pouvoir renouveler fréquemment leurs stocks d’organes à transplanter. Vu que vous avez une chance sur une (environ) de vous blesser ou de finir sous une voiture en sortant ou en allant à la gare.

D’abord, je situe. Avant, il y avait une allée pour la gare, et en parallèle, une route pour les voitures. On pouvait se garer. Tout le trafic automobile n’était pas concentré devant la gare.
gare-avant.jpg
gare-apr--s.jpg

Maintenant, la seule route passe devant la gare, et plus une seule place de parking. A la place, de magnifiques emplacement pour ce qui va sembler être non pas des places de parking (ce serait dommage que des gens puissent en déposer d’autres à la gare ou venir en chercher, ce serait encore plus con de se garer 5 minutes pour acheter son billet. C’est vrai quoi, même si on habite à dix kilomètres, on peut bien venir à PIEDS non ?) mais des jets d’eau ou des bacs à fleurs !

Sinon, évidemment, ils ont cassé tout l’intérieur de la gare, à savoir l’ancienne entrée. Maintenant, les voyageurs sont cantonnés dans l’ancienne salle d’attente, et ne subsiste qu’un malheureux distributeur de billets TER… heureusement, deux écrans d’affichages (pour lesquels il faut des loupes) sont accrochés au plafond pour qu’on sache quand même sur quel quai se rendre…

Le relai H, pourtant si utile pour acheter de quoi s’occuper durant le trajet a disparu et on se demande encore s’il va revenir un jour…

Bon, il n’y a même plus de trottoirs, donc quand tu sors de la gare, tu marches sur la route… c’est cool non ?

Là, je lance un appel aux élus : pourquoi cette idée subite de faire chier le monde ? Pourquoi vouloir à tout prix dégoûter les gens de vouloir prendre le train ? Parce que franchement, pour nous les honnêtes citoyens, aller à la gare, en sortir, devient un véritable calvaire. Le stress monte, on se demande si on va pouvoir décharger son sac et sa valise sans se faire klaxonner parce qu’on fait bouchon (hé oui, pas de places de parkings, on nous pose en plein milieu de la route), on cherche toujours l’entrée de la gare (l’accès a tendance à changer de place TRES souvent), on se demande comment on va sortir de la gare… Alors bassinez-nous avec les transports en commun (qui sont de toute façon risibles dans l’agglomération aixoise, c’est pas avec deux bus par jour qu’on va abandonner la voiture) et le train, mais je vais finir par reprendre la voiture et participer à la pollution atmosphérique. Mais au moins, je ne risquerai plus de me faire écraser en sortant de la gare.

Ce matin je voulais acheter vite fait un billet Lyon-Aix, pas moyen de se garer du côté de la gare. Je fais quoi moi ? Ben je vais être obligée de l’acheter à Grenoble si ça continue…Bravo, et encore merci. Dites-moi que vous avez bien réfléchi et fait des études sérieuses avant d’entreprendre tout ça, parce que là, je doute complètement sur vos compétences.

Bon j’arrête là sinon je vais finir par faire de l’hypertension artérielle moi…

 

On double par la droite, c’est la mode

Vu que prendre le train à Aix est aussi facile que d’avoir un accès VIP pour le concert privé d’Oasis, on sort les clés de voiture et on prend l’autoroute…

Justement, la nouvelle mode, ou alors le code de la route a changé et je suis prête à acheter la nouvelle édition du code Rousseau (ça servira au manchot en plus…), c’est qu’on DOUBLE PAR LA DROITE ! Surtout quand on est un gros camion italien (mais pas seulement), a priori on a le droit, et en bonus on peut faire des queues de poisson, forcer les gens sur la voie de droite qui vont pas assez vite de se mettre sur la voie de gauche pour laisser passer… Les motards aussi s’y mettent (le CHU va pas tarder à recevoir un lot tout neuf de pièces détachées à transplanter si ça continue), et aussi des voitures ou camionnettes.

Ca me surprendra toujours, il me semblait pourtant qu’on doublait par la gauche en France.

Vous allez me dire, aussi t’as qu’à rouler plus vite et pas sur la voie du milieu… OK mais je roule à 90 quand c’est limité à 90, et sur la voie du milieu pour laisser les gens s’insérer sur la VRU, et parce qu’il y a des pépés à 70 sur la voie de droite. Pas de ma faute, le camion n’a qu’à passer sur la troisième voie à ma gauche, merde !

 

Les pressés

Sur l’autoroute (ou sur route) sévit le clan des pressés, en général des suisses, qui voient 180 au lieu de 130. Et font des appels de phare quand vous monopolisez LEUR voie réservée (celle de gauche) pour doubler le camion (le même camion qui 20 km plus tôt vous a doublé par la droite dans le tunnel des Monts, et là roule à 100).

Sinon les zones 30, je suis désolée mais moi je roule à 30, pas à 50. Alors c’est pas la peine de me doubler ou de me coller au pare-choc.

Conduire devient une activité plus qu’exaspérante. Mais que font les flics ? Je serai vraiment emplie de liesse quand je verrai tous ces emmerdeurs de conducteurs verbalisés à tour de bras.

 

Bon j’arrête pour aujourd’hui, je suis vraiment énervée là. Une tisane et au lit…

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par Mademoiselle Li
Mardi 28 août 2007
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Loin de moi l'envie de parler vulgairement de mon linge sale. D'abord mes chaussettes ne puent pas, je les lave au bon moment. Rien de pire qu'une chaussette qui sent mauvais, d'ailleurs si vous voulez mon avis. Mais bon des fois on n'y peut rien et ça arriver, c'est tout. C'est comme ça, c'est la vie. Bon, la minute lingerie est terminée, venons-en à mon propos.



En réalité, chaussette qui pue est le surnom que j'ai trouvé au collège pour désigner un de mes voisins (qui était dans ma classe en troisième). Oui, c'est très spirituel, très fin, bravo Li, tu nous étonneras toujours.  Mais bon, vous en êtes tous passé par là, le collège c'est pas là où on est le plus intellectuellement épanoui. Ben oui on nous fait apprendre bêtement des choses par  coeur, c'est pas comme ça qu'on va devenir intelligents si vous voulez mon avis, quoi qu'en dise ma prof de français de l'époque (Mme P***, si vous me lisez...).
Bref, j'ai donné ce surnom à mon voisin (c'est toujours mon voisin chez les bouseux d'ailleurs, mais je le vois jamais, je suis pas du genre à être amie avec mes voisins...) ne me demandez pas pourquoi, non je n'ai jamais reniflé ses chaussettes (Dieu m'en garde, merde c'est vrai je suis athée), c'est une expression qui m'est sortie du crâne comme ça bêtement... Ouais j'en suis pas fière mais bon. Cet abruti avait beau être mon voisin il traînait avec tous les abrutis de la classe qui passaient leur temps à se foutre de moi et à me casser les pieds... donc son surnom au final ne pouvait pas être gentil.

Bref, après le collège, j'ai perdu chaussette qui pue de vue, d'ailleurs de toute façon il ne m'a jamais adressé la parole.

Seulement voilà, chaussette qui pue n'est pas le gros looser que je m'imaginais. En réalité, chaussette qui pue est un gros tombeur. Il fait chavirer les coeurs, il fait tourner la tête de ces dames. Car oui, chaussette qui pue est un séducteur. Moi qui n'ai jamais été attirée par lui (dans le genre pas beau on fait pas mieux... même pas une once d'intelligence pour rattraper ça, pas une seule lueur dans ses yeux qui pourrait témoigner d'une quelconque activité cérébrale avancée, non, rien de rien). Oui mesdames, prenez garde à votre coeur, chaussette qui pue pourrait bien le briser !

Jusqu'à l'année dernière, je ne m'intéressais pas plus que ça à la vie de chaussette qui pue, mais le fait est que nous avons dans le quartier quelques commères poids lourd catégorie professionnelle (ma tante par exemple...). Donc forcément, la vie de chaussette qui pue n'a pas pu échapper à ces femmes surentraînées. D'ailleurs, je suppose que tout le quartier est au courant de ma vie, et ça c'est flippant. Si on pouvait éviter de dire des trucs sur moi aux grands-parents qui vont tout répéter à la tante qui en informe tout mon village de bouseux, ça serait bien... faites comme si je n'existais pas, merci.

Mais voilà, l'année dernière, chaussette qui pue est entré dans le top 50 des infos les plus croustillantes...
En effet, cet idiot (oui, je le décrirais par le terme d'idiot) a eu l'intelligence de sortir avec une dealeuse de la téci, et elle s'est fait choper... le pauvre s'est retrouvé tout seul, avec sa copine en taule... oui, info primordiale pour la bonne marche de l'humanité.

Mais chaussette qui pue vient de s'illustrer par une autre frasque. Car non seulement il sort avec des dealeuses, mais il sort aussi avec des gamines qui ont 5 ans de moins que lui et qui sont mineures (gamines qui lui font croire qu'elles ont deux ans de plus en fait...). Oui, chaussette qui pue sait faire preuve d'un grand sens de l'observation et de beaucoup de discernement (comment ça s'écrit ça ???). 
Enfin, le pire c'est que la gamine avec qui il sort ne se rend pas compte qu'il a un QI inversement proportionnel au sien.
En plus, il ne la voit que pendant les vacances scolaires (ben oui elle est au lycée encore, et elle n'habite pas dans le coin, elle est chez ses grand parents chez les bouseux...) donc le reste du temps, monsieur chaussette qui pue va voir ailleurs... insatiable...


chaussette-love.jpg

Donc personnellement, je pense que Chaussette qui pue a des atouts sacrément bien cachés pour pouvoir plaire à autant de femmes. Mais si vous voulez savoir, je ne veux pas aller vérifier.

Sacré chaussette qui pue, tu nous étonneras toujours...

Hum, si vous pensez que ce blog dérive vers le blog genre skyblog, vous n'avez pas tout à faire tort. Je vais essayer de me ressaisir.


Li
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par Mademoiselle Li
Jeudi 16 août 2007
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Mon ami le mauvais temps ayant décidé de me quitter (salaud, va, tous les mêmes, vous les intéressez cinq minutes et après pffffuit il y a toujours plus intéressant finalement…) il est donc remplacé par le beau temps qui a décidé de nous faire croire que la canicule est de retour (mais c’est un être faible et je suis sûre que mon ami le mauvais temps va revenir très vite, je sais qu’au fond de lui il sait qu’il ne peut pas vivre sans moi…) (non, ne vous méprenez pas, aucun problèmes de couple, juste une grosse, mais très grosse fatigue –l’ascension cave – ma chambre a failli se solder par une perte de connaissance, pourtant il n’y a que deux étages- d’ailleurs si vous avez un remède contre la grosse fatigue je prends, je passe actuellement les deux tiers de la journée au lit…).

 
piscine-chaleur.jpg

Chez les bouseux (1)

 

Après cette introduction qui mérite le premier prix de la nullité, voici mon propos : je suis chez les bouseux, et chez les bouseux, les voisins ont tous eu l’idée de construire une piscine ou d’en mettre un semi-rigide quand ils n’avaient ni la place ni les moyens. Quand on était petits avec mon frère le Potame on avait une mini-piscine gonflable mais c’est le chat (commandité par le Vautour sûrement, grand anti-piscine devant l’éternel) qui s’est chargé de nous la supprimer. Bref.

Les voisins, en plus d’avoir des piscines, ont aussi des enfants en bas-âge ou bien des petits-enfants (quand les enfants des voisins ne sont plus en bas-âge mais en âge de se reproduire).

Donc je résume : il fait beau et chaud, les voisins ont des piscines et il y a des merdeux.

Ca nous donne quoi ?

Ben tout simplement des gamins qui hurlent dans des piscines (donc ajoutez le bruit des PLOUF à celui des cris débiles des morveux).

Bon alors pendant que je faisais ma sieste ça ne me gênait pas, mais j’ai eu le malheur de me réveiller et d’aller voir le lapin (le fauve sanguinaire) pour voir s’il n’avait pas décidé de grignoter un élément du mobilier, et là, horreur, je m’aperçois que le pauvre petit fauve au poil doux et soyeux a la fenêtre de sa chambre piscine-lapin.jpg(oui le lapin a une chambre pour lui tout seul, et on laisse la porte ouverte, ça vous fait pas mal au cœur vous de voir ces pauvres petits fauves en cage ? ah oui, pour ce qui est de la question du chat, le lapin sanguinaire fait peur au chat, donc problème réglé…) la fenêtre de sa chambre donc, ouverte. Et qui donne presque directement sur une des piscines à merdeux (oui, donc indirectement, mais j’écris ce que je veux encore).

En plus il fait chaud donc je ferme rapidement la fenêtre, de peur que :

1/ le lapin prenne un coup de chaud et décide de se réfugier aux toilettes, sur le même pallier, où il serait exposé à un gros prédateur,  savoir l’humain qui ne regarde pas où il met les pieds et

piscine-lapin-garou.jpg2/ le lapin ne se transforme en lapin garou et ne saute chez le voisin pour dévorer tout cru les gamins et la piscine (si si ça existe, les lapins garous, cf. l’excellent documentaire sur le sujet Wallace et Gromit et le Lapin Garou. Comment ça c’est pas un documentaire ? Comment ça c’est des personnages en pâte à modeler ? Vous vous fichez de moi ?).


Une brève excursion dans le jardin me fit constater que :

1/ effectivement il faisait très chaud

2/ effectivement les gamins hurlaient très fort (à ce moment là j’avoue que j’ai eu envie de me bricoler un pistolet pour leur lancer des crottes de lapin dans leur piscine…)

3/ j’avais très soif (d’où mon excursion à la cave pour me remonter du coca pas light (fichez-moi la paix avec vos régimes… tiens d’ailleurs hier j’ai fait une pointe à 44.4 kg mais ce matin c’est redescendu à 44.2… 45 où es-tu ?)… excursion qui a failli mal se finir, cf. plus haut).

 

Bilan de la journée : je suis retournée face à mon fidèle ordinateur vous raconter ma vie (et je mets le ventilateur).

 

Chez les bouseux (2)

 

Encore, cet été chez les bouseux, c’est pas trop dur… d’habitude (entendez, un été anormal avec une p*** de canicule, pour moi un été normal étant un été pluvieux, d’ailleurs je ne vais pas tarder à m’exiler à Edinburgh, il manque un pingouin dans le zoo). Bref d’habitude, les gamins dans la piscine, c’est dans toutes les piscines, y compris celle de la parisienne (celle qui râle quand les gamins de la piscine d’en dessous hurlent mais dont le petit-fils passe son temps à crier… cherchez l’erreur… bravo vous avez trouvé, les parisiens n’ont rien à faire en Savoie.).

Et surtout, par les soirées chaudes, on a droit aux nocturnes dans les piscines, si, si, mais là ce sont les adultes qui foutent le bordel, en s’imaginant qu’ils ont l’air cool parce qu’ils font chier leurs voisins et qu’ils font semblant de s’amuser… je parie que ce genre de soirées se termine en soirée partouze… je ne peux qu’imaginer, ce n’est pas nous qu’on inviterait à ce genre de fêtes… heureusement d’ailleurs, on risquerait de perdre quelques points de QI…

piscine-et---tue.jpgEn attendant de me motiver pour un article décrivant précisément les voisins chez les bouseux, un petit mot sur les voisins alcoolos et toxicos, qui passent leurs chaudes journées d’été à fumer et boire sur leur terrasse, pour n’en décoller que vers deux heures du matin… bien évidemment ils discutent et parlent fort, donc c’est génial quand tu te lèves à 5 heures pour aller bosser et que tu ne peux pas dormir à cause de la chaleur et des voisins qui braillent… oui je parle d’expérience… de toute façon ils vont crever d’un cancer et d’une cirrhose, bien fait.

 

 

Piscine municipale d’Aix-les-Bains

Bon, ça a peut-être changé parce que je n’y suis pas allée depuis l’année dernière, mais puisque depuis mon arrivée chez les bouseux (1992 par là) ça n’a presque pas changé, aucune raison que ça change.

piscine-danger.jpgJ’avais fait un article là-dessus sur mon blog de l’été dernier, un blog minable qui aura duré de juin 2006 à aout 2006, où je parlais encore le Djeun par souci de rapidité et par irrespect total des lecteurs que je n’avais pas (j’avais tellement honte que je n’avais donné l’adresse à personne ou presque…). Bon mais il y avait des articles potables... des fois. Malheureusement je n’ai pas pensé à tous les sauver, donc ça sera tant pis pour vous.

Bref ce dont je me rappelle de la piscine d’Aix, c’est que déjà, ça pue le chlore dans l’entrée et que ça donne envie de faire demi-tour… oui c’est une piscine, c’est normal, je sais. En parlant de piscine, je suis une des traumatisées de la piscine scolaire, ma hantise c’était de ne pas réussir à tomber malade pour les sorties piscine… oui c’est quand même dur d’infliger des séances d’exhibition publique à des gosses mal dans leur peau. Quand on vous traite de naine et de grosse à longueur de journée, vous n’avez pas forcément envie de vous retrouver en maillot de bain devant vos soi-disant amis… Je ne parle même pas du vestiaire collectif où vous êtes obligé de vous retrouver à poil devant vos copines… Heureusement, le lycée fut une délivrance puisqu’on a eu droit à la course d’orientation à la place de la piscine, et franchement, se promener dans les bois c’est nettement plus fun que de respirer et boire du chlore. Enfin bon, je ne retournerais quand même pas au lycée… déjà que je ne sais pas si je retourne à la fac… dur…

Bon toujours est-il, que le seul évènement marquant dans la vie de la piscine d’Aix, c’est la réfection des vestiaires, et peut-être aussi l’installation d’un jacuzzi qui est toujours en panne (mais pour lequel on paie quand même un droit d’entrée).

piscine-brulante-dalle.jpgSinon, le carrelage ultra-glissant et ultra-coupant qui va des vestiaires à l’escalier montant aux bassins n’a pas changé, et je me demande combien se sont blessés.

Pour compenser le carrelage ultra-glissant de l’intérieur, ils ont mis des dalles de cailloux agglomérés autour du bassin extérieur. Là, pas de problème, ça ne glisse pas. Ca accumule bien la chaleur, donc c’est ultra-brûlant (je ne plaisante pas), et vous avez du mal à en décoller la plante des pieds. Par contre, là aussi ils ont voulu du coupant, pensez, ça fait plus de 15 ans que des gens marchent dessus et ils n’ont toujours pas eu l’idée de changer le revêtement de sol. Il doit y avoir une raison profonde, mais laquelle ?

Bon sinon, la faune de la piscine est exactement la même que celle de la piscine Jean Bron à Grenoble, à savoir poufs, cailleras, gros dragueurs avec un slip moulant sans rien dedans, mère et gosses en bas âge, et jeunes couples qui tentent de se reproduire dans le bassin… Je ne parle pas des emmerdeurs à palmes (pas les pingouins hein) qui sont censés avoir un couloir réservé mais qui préfèrent faire chier les honnêtes nageurs (ceux qui ne trichent pas), ni des gosses qui s’amusent à sauter du côté réservé aux nageurs (et qui une fois sur deux sautent juste devant quelqu’un et manquent de se prendre une baffe). Oui, il y a un côté pour les nageurs et un côté pour les branleurs.

Que dire d’autre sur la piscine ? Eh bien, il y a une grande pelouse dehors et si on passe le bon portail, on arrive dans la Plage d’Aix, plage payante et fermée qui communique avec la piscine. Ne vous méprenez pas, la plage d’aix, c’est de la pelouse, puis du sable noir (en fait de la vase séchée) ; et dans l’eau, un mix vase, algues (c’est peu profond donc en pleine chaleur leur développement en est facilité), sans compter les poissons et les sûrement nombreuses bactéries. Tout sauf agréable pour nager ou jouer mais bon, bizarrement certains y prennent leur pied et y passent la journée. Faudra qu’on m’explique. Moi j’épouse le premier qui m’emmène sur une plage de sable fin avec une eau turquoise sans algues, sans méduses et sans poissons mangeurs d’hommes. Et déserte la plage.

Sinon il y a des toboggans à eau, vous savez les trucs qui permettent de justifier le prix de l’entrée… OK je suis méchante mais je suis un vil pingouin. (d’ailleurs si vous aimez les toboggans à eau il y a un excellent épisode de Happy Tree Friends qui vous dégoutera à jamais de cette activité, hinhin).

 

 

Bref, du spécial touriste, parce que si vous voulez nager et être tranquille, c’est pas là où il faut aller…  

 

Les thermes d’Aix