En écoutant la reprise de Daddy Cool par Placebo, je m'en vais vous narrer le repas de famille d'hier soir au restaurant.
Mais avant pour situer, le repas de
famille au restaurant, pour mes parents, mon frère et moi, on n'y va que quand on est vraiment obligés (donc à partir de 40 relances de la Grande-Tante), alors que du côté de la famille "Mumu",
c'est un peu comme un hobby.
Bon, cette fois on n'y a pas coupé, et c'était pas dans une gargotte, mais dans un restaurant étoilé (forcément, on ne verra jamais la Grande-Tante nous inviter dans un restaurant merdique) donc on pouvait espérer passer une bonne soirée et bien manger, avec des serveurs aux petits soins pour nous, vu le prix des plats...
Eh bien non.
Déjà, on arrive au "Château" qui tient lieu d'hôtel, restaurant, relai château et tout le bordel, et première surprise, tiens il y a un mariage ce jour-là (je sais pas pourquoi j'ai pensé
à Cochon... héhé). Il est 8h15, le Vautour est habillé en jeans / polo d'une couleur indéfinissable, Potame
ressemble à un explorateur genre Indiana Jones avec son pantalon et sa chemise beiges, manquait que le chapeau, Mumu, le Manchot et Moi avions fait un petit effort quand même...
On commence à prendre l'apéritif dehors, au milieu des gens du mariage... et là, Potame, en quête d'une sexualité épanouie, décide, une fois son verre de Porto vidé (il y avait de quoi beurrer un
pingouin dans le verre...), d'aller faire un tour parmis les invité(e)s. Seulement voilà, les gens du mariage, c'était du style "petit doigt en l'air", démarche étudiée, etc. Potame aussi, une
démarche étudiée, seulement, du style "Terminator arrive et va tous vous buter avec son gros flingue de barbare" ou "Garde du corps de Joey Starr"... Tout le monde s'est foutu de sa gueule
forcément, les gens du mariage ne l'ont pas remarqué, et il a failli marcher sur la robe de la mariée...
Pour accompagner l'apéritif, on a eu droit à... du boeuf cru en tartare, pas forcément au goût de tout le monde, et à des sushis sans goûts, malgré une pointe de wasabi dessus... Or tout le monde
sait que le wasabi, ça pique... Je résume donc, l'apéritif était un peu mesquin, ceux qui avaient pris du champagne l'ont trouvé moyen... Mon Porto était bon par contre. On serait bien allés
piquer des petits fours du mariage quand même... Enfin bon.
Ensuite, nous passons dedans, si vous voulez bien me suivre messieurs dames, le manchot est obligé de me tenir fermement pour que je marche droit (le Porto à jeun, tout ça…) et pour m’empêcher de piquer des macarons en passant devant… Puis vient le moment tant redouté de « comment se place-t-on ? ». Ce fut assez facile, j’ai mis un Vautour à ma gauche, un Manchot à ma droite, le Potame à la droite du manchot, puis après, comme ils voulaient. A gauche du Vautour, tonton radin.
Il y a une règle à respecter : le Vautour doit être encadré par les bonnes personnes, et la deuxième règle, ne pas laisser le manchot perdu dans la famille qu’il connaît à peine (si j’étais à sa place, je préfèrerais aussi).
Bref, on nous remet enfin les cartes. Comme dans tous les grands restaurants, le menu n’est pas très long à lire, par contre les prix, si.
Soit on prend à la carte, soit au menu. Avec le manchot, on se laisse tenter par la côte de bœuf pour deux, le Potame et le Vautour aussi. Donc, en gros, les gens affublés d’un surnom d’animal ont choisi la côte de bœuf. Le reste de la famille commande le super menu de l’été (logique… on n’est pas en hiver). Et on attend. Et on attend. Et on attend. Il est 21h30, les serveurs ne semblent pas décidés de prendre la commande. Le Vautour, qui a faim, et qui d’habitude est couché à cette heure-ci, s’énerve, se lève brutalement, et prend la démarche du Potame-qui-va-voir-le-mariage (donc type Terminator) mais en version accélérée (Potame, c’était au ralenti, ça faisait un effet étrange) pour aller demander aux serveurs s’ils comptaient prendre la commande un jour. Du coup, ils arrivent, mais en faisant la tronche (je peux les comprendre, mais bon… y’en a qui viennent au restaurant pour manger quand même).
La commande est prise, et on nous amène des petits machins au melon pour patienter. Je finis celui du manchot, après ils amènent les entrées pour ceux qui en ont commandées, en ensuite… on attend. On attend. On attend… On vient ensuite nous montrer les côtes de bœuf… miam… mais non, elles repartent en cuisine, pour être découpées. Et on attend…
Les plats finissent par arriver tout de même. Tonton-radin qui a commandé du thon rouge (tout le monde croyait qu’il n’y en avait plus…) bave en voyant les côtes de bœuf bien rouges bien juteuses, et me demande si je vais tout finir. Probablement non, et prise de pitié je lui donne quelques morceaux. Bon alors, la côte de bœuf, elle était super. Bien juteuse, un petit goût de je ne sais quoi… Seulement bon, vu l’attente…
Ma tante avait pris du veau, on lui amène saignant… donc elle le renvoie en cuisine, parce que le veau saignant, bof quoi. A la commande, elle avait demandé si elle pouvait avoir son fromage blanc salé plutôt que sucré, et le serveur l’avait envoyé chier… alors qu’ils servent le sucre à part… c’est marrant parce que quand on demande un cheeseburger sans fromage chez Quick, ça ne pose pas de problème… c’est sûr que c’est dur de trouver du sel…
Pendant tout le repas, on est rationnés en eau, vin et en pain : il faut attendre qu’un serveur décide de nous servir… je sais que ça fait classe, mais il y en a qui ont soif…
Pour détendre l’atmosphère, le récit d’un voyage en Chine profonde par Tonton-radin (où il était avec un autre oncle et sa femme qui vivent en Chine et n’étaient donc pas là pour le repas ce soir).
Il est tard, et ils doivent trouver un hôtel… seulement, vu la région, il n’y a pas trop le choix, ils se retrouvent donc dans un hôtel de passe. Forcément, c’est bruyant, donc ils passent une mauvaise nuit, et le matin, la tante, excédée par le bruit et la mauvaise nuit, demande à voir la patronne. On essaie de lui expliquer qu’elle dort parce qu’elle a travaillé toute la nuit, mais elle insiste. La patronne, la tête dans le cul (eh oui…) arrive enfin, et là ma tante lui sort, pas contente « Votre hôtel, c’est un vrai bordel ! ». La patronne lui répond « Ben oui », sans trop comprendre, et retourne se coucher.
Bon, ça c’est la version française, parce que je ne suis pas sûre qu’en chinois ça soit vraiment ça… Mais c’est Tonton-radin qui raconte, j’ai rien inventé.
Bref, le plat est finit, on nous amène les fromages (le fromage blanc frais de la tante, dans une coupe brûlante… sympa). Les fromages sont finis, et on attend le dessert. Une bonne heure. Un autre oncle en a marre, il est près de minuit, on a passé la soirée à attendre, il va donc demande où ça en est. « c’est la faute des soufflés aux framboises, ils ne sont pas cuits ». Oui, mais on les a commandés en même temps que le reste, fallait peut-être prévoir non ? Au final, le soufflé est très bon mais le reste des desserts, franchement moyen : de l’abricot aussi doux que de l’acide chlorhydrique par exemple.
A minuit et demi, on sort enfin. Et on n’y remettra probablement jamais les pieds. Même si la nourriture est à peu près bonne, le service est à chier, beaucoup trop lent (on ne devait pas avoir une bonne tête). Alors les patrons, faudrait songer à embaucher, augmenter les salaires (parce que je suppose qu’ils étaient au SMIC, donc ça encourage pas trop à faire des efforts et ça je peux le comprendre), s’ils veulent encore avoir des clients… Faudrait arrêter de prendre les gens pour des pigeons.

Hier soir, coup de fil du vautour
(c'était la journée coup de fil). Mais tard. Genre 21h30. Ce qui est plutôt étonnant puisqu'à cette heure-ci en général il dort.
Hier soir, le repas fut aussi
mouvementé que d'habitude. Les parents partaient à nouveau aujourd'hui, donc avec mon frère, on tirait un peu la tronche. Non pas que la perspective d'avoir la maison pour nous tout seuls ne nous
enchante pas, au contraire, c'est juste que d'être prévenus de leur départ deux jours avant commence à nous taper sur le système. A chaque fois c'est pareil, et à chaque fois ça passe pas. Surtout
que j'étais revenue pour avoir un peu de compagnie, et qu'en fait je me retrouve toute seule. Eh oui, mon frère travaille la journée...
Envoyé par mon frère, et tellement vrai...








(oui le lapin a une chambre pour lui tout seul, et on laisse la porte ouverte, ça vous fait pas mal au cœur vous de voir ces pauvres
petits fauves en cage ? ah oui, pour ce qui est de la question du chat, le lapin sanguinaire fait peur au chat, donc problème réglé…) la fenêtre de sa chambre donc, ouverte. Et qui donne
presque directement sur une des piscines à merdeux (oui, donc indirectement, mais j’écris ce que je veux encore).

En attendant de me motiver pour un article décrivant précisément les voisins chez les bouseux, un petit mot sur les voisins
alcoolos et toxicos, qui passent leurs chaudes journées d’été à fumer et boire sur leur terrasse, pour n’en décoller que vers deux heures du matin… bien évidemment ils discutent et parlent fort,
donc c’est génial quand tu te lèves à 5 heures pour aller bosser et que tu ne peux pas dormir à cause de la chaleur et des voisins qui braillent… oui je parle d’expérience… de toute façon ils
vont crever d’un cancer et d’une cirrhose, bien fait.
J’avais fait un article là-dessus sur mon blog de l’été dernier, un blog minable qui aura duré de juin 2006 à aout 2006, où je
parlais encore le Djeun par souci de rapidité et par irrespect total des lecteurs que je n’avais pas (j’avais tellement honte que je n’avais donné l’adresse à personne ou presque…). Bon mais il y
avait des articles potables... des fois. Malheureusement je n’ai pas pensé à tous les sauver, donc ça sera tant pis pour vous.
Sinon, le carrelage ultra-glissant et ultra-coupant qui va des vestiaires à l’escalier montant aux bassins n’a
pas changé, et je me demande combien se sont blessés.
Poins sur les i