par Mademoiselle Li
Mercredi 2 juillet 2008
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Le manchot m'a fait télécharger la démo gratuite de Spore, le jeu qui va sortir je ne sais pas quand et dont il me parle depuis des lustres...

Au final, la démo est bien sympa, il s'agit de créer une bestiole, un peu comme dans les Sims quand on crée son personnage. Sauf que là c'est plus marrant, et un peu plus compliqué.

J'ai commencé par essayer de faire une sorte de pingouin...

Et ensuite j'ai voulu faire un hippopotame mais au final, j'ai fait un truc improbable.
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par Mademoiselle Li
Lundi 16 juin 2008
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Acte 1

Samedi soir. Je sors de la salle de bains, toute guillerette (non, je n'ai pas réussi à me casser le bras en me lavant les mains) et me plante devant le manchot, avachi comme un guano sur le canapé, devant la télé.
Comme il ne bouge pas d'une plume, je m'écris, du ton le plus joyeux possible :

" - Manchot, j'ai une grande nouvelle à t'annoncer."

Comme il commence à être interloqué, je continue :

"-Une très bonne nouvelle".

Le manchot est en train de se décomposer sur place.

"-Une très très bonne nouvelle".

Je suis d'un sadisme rare, le manchot est en train de fondre, ne laissant plus qu'une flaque de stress.

"-Aujourd'hui est un grand jour".

N'étant pas sadique au point de lui coller une crise cardiaque, du moins pas aujourd'hui, je lui annonce :

"-C'est un grand jour. Ce soir, on entame le nouveau Pouss'mouss au savon de Marseille".

Là le manchot reprend vie.


Acte 2

Une demi-heure après, je ressors à nouveau de la salle de bains.

"-J'ai une nouvelle à t'annoncer".

Le manchot recommence à se liquéfier. N'étant point trop sadique, je ne fais pas durer le suspens.

"-Aujourd'hui est un grand jour, et tu t'en souviendras toute ta vie. Nous entamons un nouveau rouleau de papier toilette."

Là le manchot bondit pour m'étrangler. Mais comme je suis blessée (la cage du lapin, tout ça), il me laisse la vie sauve. Ca m'apprendra à vouloir faire de l'humour tiens.

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par Mademoiselle Li
Lundi 16 juin 2008
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Samedi matin, aller-retour express chez mes parents pour poser mes cartons vite fait. (J'ai dû rester une heure à tout casser là-bas.)
Evidemment mon frère n'avait pas donné à boire au lapin, donc j'ai essayé de le faire. Evidemment, j'ai trouvé le moyen de me coincer le pouce dans la cage, entre deux barreaux, juste là où un bout de barreau dépasse. Aïeuh. Bon, au bout de trois jours, j'ai toujours mal quand je bouge le pouce, pourtant c'est pas bleu... Je suis pas douée, surtout que l'ouverture de la cage n'est pas vraiment là où lon pouce s'est fait embroché.

Mais ce n'est pas le seul accident de coinçage de la semaine, la veille en faisant le ménage, le courant d'air m'a fait claquer la porte de la salle de bains sur l'index tandis que j'étais à quatre pattes en train de frotter le carrelage. Heureusement, ça ne me fait plus mal.

Je vous rassure, je ne me suis pas coincé d'autres doigts.

Par contre hier soir, j'ai essayé de sortir de la salle de bains non pas par la porte, mais par le mur. Mon genou n'a que très moyennement apprécié, et je le comprends.

Je me suis aussi assise violemment sur mon canapé, n'ayant pas vu qu'il y avait la main du manchot au niveau de là où mon dos allait se poser. Ca fait mal.

Je ne sais pas si c'est le stress, le surmenage, une tumeur au cerveau, des problèmes de vue ou autre chose, mais ça devient fatiguant.
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par Mademoiselle Li
Vendredi 13 juin 2008
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Hében j'ai pas chômé moi cette après-midi !

D'abord un petit crochet vers la pâtisserie pour prendre une charlotte aux poires (j'ai pas grand chose à manger) avant d'attaquer le rangement et le ménage.

A ma disposition, trois cartons à assembler. Evidemment, ce n'est pas assez pour empaqueter tout mon merdier, mais de toute façon, j'ai une Clio, pas un camion de déménagement.
D'abord, assembler les cartons. Pire qu'un casse-tête chinois ou un Sudoku en mode ultra-difficile (si, vous savez la grille où il y a seulement  deux chiffres déjà placés...) ou qu'une note de synthèse à un concours (hihi). Parce que ces cons de carton, ils ne veulent pas être mis en cube. ils veulent rester en mode plan. La 3D, ils en veulent pas. J'ai donc du me battre avec eux, et j'ai gagné. J'ai mis du temps mais j'ai gagné.

Tout ça pour me rendre compte que bien qu'ils soient du type petit modèle, j'avais intérêt à ne pas les remplir à fond. parce que les bouquins ça pèse...

L'étagère aux livres/CD, ce fut rapide, par contre l'étagère BD, j'ai dû me render à l'évidence : à moins d'avoir des supers pouvoirs pour générer des cartons, j'allais devoir les laisser bien tranquilles à leur place. Ca sera pour une prochaine fois.

Passons ensuite aux peluches. Parce que c'est bien beau de collectionner des pingouins, seulement après faut assumer pour les déménagements... Hop dans la valise, il en reste trois que j'ai pas pu caser (dont le géant...), et j'ai aussi deux gros lapins en rab.

Maintenant, les petites merdouilles de déco. Celles qui peuplent à peu près toute surface plane. Et pour résumer, il s'agit essentiellement de pingouins. A vous dégouter du pingouin, tiens. Bon, eh bien je ne sais pas où les caser. Ils sont fragiles (terre cuite, verre...). En attendant de les rapatrier, je les ai rassemblés.

Ensuite, les conneries sur les murs. Toute ma collection de cartes postales de pingouins, hop dans un sac. Les badges attachés sur l'armoire en tissu, idem. Mine de rien, ça fait vide maintenant. Qu'est-ce qu'on peut avoir comme merdouilles, c'est pas croyable.

Bon, je sais pas combien de voyages il va me falloir pour vider entièrement le studio. parce qu'après, il y aura encore les affaires de dessin, les cours, et les ustensiles de cuisine ainsi que la vaisselle. Sans parler des meubles, de la wii, du PC, de l'imprimante, de la télé et de la chaîne hi-fi.

Des fois je me dis, vaut mieux vivre dans une grotte sans rien, au moins les déménagements sont rapides.

Après cette activité "cartons" et "admiration de l'étendue de mes possessions", activité ménage. Parce que ça fait 15 jours que j'ai pas nettoyé, et ça commence à se voir, surtout après le passage du manchot (qui rappelons le, ne trouve pas normal de ramasser miettes de croissants par terre). D'ailleurs en nettoyant la cuisine j'ai trouvé un grain d'Ebly momifié. Bon, le manchot t'es gentil, quand tu te fais cuire ces morceaux de vers, tu nettoies après... idem pour le dégueulis de tomate que je retrouve sur le lave-linge. Ya pas de femme de ménage ici, et je suis pas ta bonne. Et je suis maniaque.

Bref, nettoyage du sol, de la salle de bains, de la cuisine, faisage de poussière sur les étagères libérées (il était temps). Ouf, on respire.

Je fais le serment que dans mon prochain appartement, je n'aurai que le minimum vital. Vu que je ne reste pas plus de deux ans au même endroit, ça me facilitera la tache...

Là, je songeais me reposer mais la poubelle exige être descendue...

et ps : pas de mille pattes ici héhé...
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par Mademoiselle Li
Jeudi 12 juin 2008
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En décidant d'aller passer quelques jours chez mes parents, je ne savais pas à quoi j'allais m'exposer. Enfin, si je le savais, mais je ne m'en rappelais plus.

Je ne parle pas de mon frère qui décide d'entamer une grande carrière de chanteur sous la douche, ou qui tente de m'expliquer avec conviction le process de fabrication des roulements à bille (et après de me dire d'éviter de prendre l'avion), ou bien qui décide de me montrer combien il est musclé en ôtant son t-shirt (alors qu'il est gras comme un cochon, mais il m'assure qu'il y a du muscle dessous...).

Je ne parle pas de mes parents qui ont eu l'envie subite de partir à la recherche du vent et qui nous ont lâchement abandonnés pour une durée indéterminée (mais ils nous appellent tous les soirs pendant au moins 15 longues secondes :

-"Vous allez bien ? Ya du vent ici et c'est plein de moustiques et...
-Papa, maman, je suis très malade j'ai une diarrhée monumentale et je...
-Alors si tout va bien c'est super, on vous rappelle demain."

et comme je ne sais pas où fermer la parenthèse, je la ferme ici).

Rien à craindre du côté du lapin (il a toujours un QI de 2 mais il a le poil doux pour compenser) ni du chat (qui ne ramène pas de souris en pièces détachées depuis quelques jours donc tout va bien).

Non, le problème vient de ma chambre. Ma chambre à moi de chez mes parents, pas ma chambre à moi de Gre qui s'appelle pompeusement un appartement. Ma chambre à moi où je dormais pendant les années lycée. Et bien figurez-vous que cette chambre est hantée. Par des monstres.

Déjà, le coup du mouchoir qui me tombe dessus en pleine nuit, qui a failli me déclencher une crise cardiaque. Ensuite un morceau de cordon de mon pyjama qui décide de tomber sur mon bras, re-crise cardiaque. Je ne parlerai pas du moustique, le seul du village a priori. Qui a décrété que ma chambre était un endroit accueillant, et qu'il devait me remercier de l'hospitalité par un bourdonnement à côté de mes oreilles. Enfoiré de moustique.

Mais tout ça n'est rien à côté du mille-pattes.
Ces saloperies de mille-pattes ont colonisé la maison depuis quelques années. (Et quand je dis colonisé, mon frère se croirait de retour en Chine, bien que leur taille là-bas tienne plus du rat que du petit lézard.)
Et ça, je l'avais oublié.

Après un cauchemar (un de plus), je dors les yeux ouverts quelques minutes, avant de prendre une crise cardiaque parce qu'une lumière clignote dans ma chambre, et que ce n'est ni la multiprise ni le détecteur de fumée. Commençant à admettre la thèse d'une invasion extra-terrestre, j'allume en urgence ma lampe de chevet (qui pour être originale, est à 3 m du sol, donc j'ai une télécommande pour l'allumer, eh oui c'est moderne ici). Tout ça pour me rendre compte qu'il n'y aucune soucoupe volante sur le parquet, et que le mystère de la lampe qui clignote ne sera jamais résolu.

C'est alors que j'entends un "scritch scritch" derrière moi, (re-crise cardiaque), je me retourne (tout en essayant de stabiliser mon rythme cardiaque) et je vois un monstre !  Une bestiole de 5-10 cm, sur le mur, au dessus de ma tête de lit, se promenant fièrement en direction de mon oreiller. Ni une ni deux, réflexe je me saisis de l'oreiller pour ne pas qu'il soit sacrifié aux pattes velues (et me remets en même temps d'une autre crise cardiaque), et le mille-pattes (enfin, le monstre) continue sa trajectoire vers le bas du mur. Comme il est très con, il passe sous le bout de tapis, sous le deuxième lit (oui ma chambre est minuscule mais on a trouvé le moyen de me mettre deux lits) donc, je repousse ce deuxième lit. (re crise cardiaque au passage).

Seulement, après ça, pas moyen de se rendormir : où est le mille-pattes ? Il va sûrement revenir m'attaquer quand je serai couchée. Il attends que j'éteigne la lumière pour me sauter à la gorge, j'en suis sûre ! Je fais donc une inspection sommaire de ma chambre, pas de monstre. De quoi attiser ma peur. Etant crevée (j'ai dû m'endormir vers 1h du matin à cause du stress) je décide quand même d'essayer de me rendormir malgré la menace qui plane sur ma tête. EVidemment, à chaque fois que mon drap touche ma jambe ou un orteil, je prends peur. Je rallume, vérifie qu'aucun mile-pattes ne squatte mon lit, je me recouche, je rallume, me recouche. Et me rendors. Pour me réveiller toutes les heures, dans la crainte d'une attaque de mille-pattes.

A 9h30 j'émerge enfin après une nuit mouvementée. Je regarde partout autour de moi avant de bouger. Sur le lit d'à côté dort paisiblement le chat. Avec un peu de chance, il aura bouffé le mille-pattes. J'ouvre les volets, histoire d'y voir un peu plus clair. Pas de monstre sur les murs. Juste un chat qui miaule parce que je viens de le réveiller.

Hébé, dire que je vais devoir dormir ici tout l'été... j'ai intérêt à trouver un bon insecticide ou un bon cardiologue. Ou de garder le numéro des urgences à portée de main.

Et pour finir, le mystère de la lumière qui clignote est résolu : j'avais laissé ma console DS en veille sur le lit d'à côté. Et en veille, ça clignote en vert. Brrrrr.
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par Mademoiselle Li
Mercredi 11 juin 2008
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Voilà c'est la fin de l'année (universitaire) et mon stressomètre est en train d'exploser. J'ai beau me convaincre que tout va bien, que je suis zen, mon subconscient a décrété qu'il fallait que je sois au bord de l'explosion.

D'abord, le stage.

Bon, c'est pas comme si j'avais mon avenir en jeu, mais un peu quand même. Enfin, c'est surtout qu'on nous a collé plein de dates "butoir" (pour l'orthographe, demandez à Spade, moi je laisse tomber, ça fait six mois que je fais plus d'anglais que de français) donc en soi c'est déjà stressant.

Alors que je suis tout à fait dans les temps ! Rapport de stage à écrire, faire valider, imprimer en 180 exemplaires (pour offrir aux enfants défavorisés à Noël sûrement), relié uniquement avec des spirales jaunes à pois rouges, un transparent devant la première de couv, un papier cartonné à la fin (de couleur rose bonbon avec hachures vert pomme pour les mecs, ou papier bleu nuit avec des petits carrés blanc pour les filles, celui qui ne respecte pas ces coonventions farfelues n'a pas son diplôme) et à rendre avant telle date à telle personne qui vous remet l'imprimé 156B qu'il faut faire tamponner par le maître de stage avant le 20 juin minuit, cachet de la Poste faisant foi.

J'exagère à peine. Le rapport devant respecter des conventions dans la mise en page, le plan, l'agencement du tout, enfin un gros merdier. Il a fallu que je courre à la COREP rue du Tour de l'Eau à Saint Martin d'Hères (donc à l'autre bout du campus) pour faire imprimer et relier le bordel. Au moins le boulot est bien fait et c'est rapide. Mine de rien, faut y aller là-bas. Et en revenir. Avant j'habitais à côté, c'est plus facile.

Le rapport fini, il ne faut pas oublier de préparer la soutenance : faire son beau diaporama, le faire valider par le maître de stage -qui ceci dit en passant a décrété qu'il n'en avait plus grand chose à faire de moi étant donné que je ne reviens pas après...
Essayer donc de faire une présentation qui n'endort pas le jury (parce que bon, la reproduction des loutres d'élevage et ses déterminants génétiques, tout le monde s'en branle, et surtout le jury) et qui soit potable. Pas trop de texte, mais pas que des schémas. Amuse toi à dessiner une loutre avec Powerpoint ! C'est pas facile du tout. J'ai dû ressortir mes vieux cours d'informatique pour ça.
Et la présentation, il faut la finir pour telle date, l'envoyer aux responsables avant minuit, sinon tu te fais tirer les oreilles avec un scalpel.

Bref, je ne dors plus et mon cerveau commence à disjoncter.

Mais il n'y a pas que la fin du stage qui me stresse. D'abord, mon frère qui a décidé de chanter du Scorpions sous la douche. Car oui j'ai décidé de rester chez mes parents cette semaine pour lui tenir compagnie (il est tout seul, les parents sont à la poursuite du vent).

Ensuite la perspective de devoir déménager. Ben oui, pas trouvé de boulot à Gre, donc je reviens vivre chez mes parents en attendant de me trouver un appartement à Lyon pour ma dernière année d'études (je sais Liam, tu m'en veux, mais c'est ça ou le chomages...). Enfin, ça c'est pour Octobre, donc en attendant, il faudra vider l'appartement, et là, question piège, comment trimballer le gros clic-clac qui ne rentre dans et sur aucune voiture?
Ca ne devrait pas me stresser ça pourtant, mais bon, un petit rien me rend nerveuse à un point... genre ce pauvre mouchoir que j'ai fait tomber sans m'en apercevoir et qui m'a frolé la jambe. Ben j'étais à deux doigts de la crise cardiaque.


Bref, vivement la fin du stage déjà, que je puisse souffler un peu. Et dormir.
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par Mademoiselle Li
Lundi 9 juin 2008
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Aujourd'hui j’ai eu la délicieuse idée de mettre des chaussures à talon pour aller bosser. Evidemment, pas les talons discrets, ceux qui font le bruit d’un cheval au galop quand on marche.

En plus, je n’ai plus l’habitude de mettre des chaussures à talon (bon, les miennes n’ont qu’un petit talon de 4 cm pourtant) donc mon équilibre est plus qu’instable. C’est là que je me suis dit que faire du roller c’était lus facile que de marcher avec des chaussures à talon.

 

Bon, et moi qui aime pourtant être discrète, avec le boucan que je faisais, on m’entendait venir à 500 m :  « Ploc ploc ploc ploc plo-ploc (aïe ma cheville) ploc ploc ploc scroutch (zut fallait lever plus que ça la jambe – n’y voyez rien de pervers) ploc ploc peuloc (argh les pavés) ».

 

J’ai cru qu’on allait me virer de l’hôpital vu le bruit que je faisais. Heureusement, je suis descendue du tram en même temps que trois ou quatre autres femmes elles aussi à talons bruyants, donc là quelques petits vieux ont failli faire une crise cardiaque : ils croyaient qu’une armée de chevaux fous allaient leur écrabouiller les organes génitaux. Une aubaine que des femmes mettent des talons, je me suis sentie moins seule. Par contre, pas moyen d’être discrète dans le service.

 

C’est fou d’ailleurs ce qu’on peut se sentir importante quand on a des talons qui font du bruit. Vu que c’est pas spécialement ce que j’affectionne le plus, je ne vais pas en mettre tous les jours. De toute façon je ne pourrais pas : ça fait trop mal aux pieds. Rien ne vaut une bonne paire de chaussures de montagne pour le confort. Si si. En plus on peut courir avec, surtout quand le tram arrive en même temps que vous. Parce que moi, je l’ai loupé le tram ce matin. Comment voulez-vous courir avec ces trucs bruyants au pied, sans finir avec une jambe dans le plâtre ?

 

Bon, eh bien conclusion, je ne sais pas comment font les vraies filles.

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par Mademoiselle Li
Mardi 3 juin 2008
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J'avais fait un bel article qui a disparu dans l'espace temps, alors bon je vais faire court : samedi on fêtait mon anniversaire chez mes parents.

Je vous le dis tout de suite, j'ai pas eu de Porsche Cayenne. A la place, j'ai eu des pistolets à eau (pour arroser les gens qui font chier leur clébard sur le trottoir), une paire de chaussures sexy à talon, un jeu de tennis sur Wii (aïe mon bras) et le tant attendu cadeau du manchot, au début j'avais peur que ça soit encore une écharpe, mais au final, il s'est avéré beaucoup mieux que je le pensais : un mug pingouin ! Et pas n'importe quel pingouin : un pingouin signé Li.



Au menu, canard et frites maisons, découpées avec amour par moi-même, elles étaient orgasmiques (merci Mumu pour la cuisson).

Spade, quand tu veux pour le camion pizza, avec Mumu on se charge du canard-frites (pour changer du poulet frites).
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par Mademoiselle Li
Mardi 3 juin 2008
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Galère pour trouver une femme de profil comme indiqué dans les consignes, mais bon, au bout de trois jours de fouilles, j'ai trouvé un modèle. Il fallait le représenter au crayon. J'ai fait ça à l'arrache parce que ça me gonflait un peu...



Bon, maintenant je me mets sérieusement au boulot et vous prépare un joli article, sinon vous allez commencer à vous inquiéter de mon absence non ?
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par Mademoiselle Li
Lundi 19 mai 2008
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Si je le répète assez j'en serai convaincue. Allez, tous avec moi, avec l'air de "le kung fu c'est super" du film Shaolin Soccer.

Le stage c'est super,
Le stage c'est génial
Moi c'est Li le petit pingouin
Et lui c'est le gentil boss

Le stage c'est super,
Le stage c'est génial


Vous savez pourquoi c'est super ? Parce que ne pas être payé, c'est génial !
Et parce que de ne pas avoir le temps de rentrer à midi parce qu'il y a un truc urgent à finir vite vite (le fameux rapport) c'est super !

En fait je vous mens. Je suis rentrée chez moi vers 13h30 pour avaler... un efferalgan et un truc pour l'estomac (merci les migraines). Et retour illico au boulot au cas où gentil boss aurait besoin de me donner des trucs urgents à finir.

Et je vous ai encore menti : j'ai mangé trois cafés aujourd'hui. Miaaaam. Là je suis à deux doigts de tomber dans les pommes, mais c'est bien fait pour ma gueule.

Le stage c'est super
Le stage c'est génial...

Enfin bon, il semblerait qu'il n'y ait pas que moi qui ait passé une journée de malade.
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par Mademoiselle Li
Vendredi 16 mai 2008
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Ce midi j'étais tranquillement en train de nettoyer la salle de bain pour lui donner une incomparable odeur de propre et de neuf (on peut rêver), lorsque l'on frappe à ma porte. Vu que j'avais la fenêtre de la salle de bains (qui donne sur le pallier) grande ouverte et qu'on voyait très bien que j'étais chez moi, j'étais obligée d'aller ouvrir. D'habitude j'ouvre pas, sauf si c'est un membre de ma famille. Et encore.

Bref, surprise, derrière ma porte, le nouveau voisin (que le manchot a affublé d'un surnom que je ne révèlerai pas) qui veut absolument voir ma fenêtre. Euuuh. Oui si tu veux... Oui je dis ma fenêtre parce qu'à part celle de la salle de bains, je n'ai qu'une vraie fenêtre (où on peut voir à travers).

Bon évidemment pour voir ma fenêtre, le gars a du traverser mon studio, qui évidemment n'était pas du tout rangé... Le lit complètement défait, la penderie ouverte (oh joie on voyait toutes mes culottes). Le mec a dû prendre peur en voyant le gros manchot en peluche (et tous les autres), il a vraiment dû se demander où il avait atterrit.

Fin bon, il a passé dix minutes à regarder ma fenêtre sous tous les angles, bon, je en savais pas qu'on pouvait se passionner pour les fenêtres à ce point là : moi la fenêtre, je l'ouvre, je la ferme, je passe pas trois heures à la regarder sous toutes les coutures. Bon, je veux bien qu'il ait besoin de changer sa fenêtre, mais, euh, pas copier ! D'abord, je veux pas qu'on ait la même que moi ! Oui, bon je rigole, je m'en fous...

Mais bon, c'est énervant de se rendre compte une fois que le gars est parti que ton appartement est un bordel sans nom, et qu'il a sûrement maté tes dessous parce que t'es pas foutue de les ranger à l'abri des regards indiscrets...
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par Mademoiselle Li
Jeudi 15 mai 2008
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Cette semaine est pourrie. Mon stage me soule, il est toujours pas payé, et tout devient urgent comme de par hasard juste maintenant. J'ai passé la journée au travail pour essayer d'avancer, pas de pause à midi. De toute façon pas moyen de rentrer. Merci les grèvistes.

J'ai toujours pas trouvé de travail, c'est pas faute de chercher. Mon père commence à me mettre la pression. Sympa. Comme si j'avais besoin de ça.

Ce soir, j'ai mis 50 minutes pour rentrer au lieu de 15. J'étais crevée. Non, je en serai pas solidaire. Oui, on va encore m'accuser de copier-coller. J'y peux rien si c'est toujours les mêmes qui me pourrissent la vie.

Et en rentrant, ben toujours seule. Personne pour m'écouter râler. Donc j'ai les nerfs.

Je récapitule : pas de boulot, pas de thunes, pas d'amis. Elle est pas belle la vie ?
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par Mademoiselle Li
Mercredi 7 mai 2008
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Ayest, ça tombe bientôt donc forcément, la question commence à m'être posée. Comme d'hab je veux rien parce que j'en ai marre de jouer les hypocrites genre :

- Oooooooh merci, la chemise d'Austin Powers en velours bleu nuit, que je suis heureuse, il ne me manque plus que la chemise à jabot !
- Oooooooooooooh franchement merci, un(e) cinquantième (écharpe / bonnet / déguisement SM / rayer la mention inutile) pour ma collection de fringues qui prennent de la place, comment je suis heureuse ! Moi qui n'ai qu'un mini placard ne supportant que deux pantalons et trois t-shirts; je suis heureeeeeeuse !
- Ooooooooooh chouette, un CD / bouquin que j'ai déjà, c'est cool y'en aura un pour la semaine et un pour le week end, ça les usera moins.

Bref, parce qu'avec le bol que j'ai... je me rappelle les rares fois où je fêtais mon anniversaire en primaire avec les camarades de classe, il y avait toujours deux personnes qui se ramenaient avec le même cadeau (et meeeeerde, un cadeau en moins et une connerie en double), ou avec un truc qui ne me plaisait pas. C'est d'ailleurs pour ça que je n'ai plus d'amis.
Et forcément on m'offrait toujours des bouquins parce que j'étais première de la classe. J'aurais préféré être une cancre, tiens. Ooooh l'encyclopédie du cheval en 8 volumes ! moi qui adore les canassons, surtout en hamburger... fallait pas te sentir obligée ! Tiens, ya pas de recettes à la fin ?

Bon, donc, je veux rien. Ou que des trucs que je suis sûre de ne pas avoir, à savoir :

1 / Un CDI très très bien rémunéré genre 40 000 euros par an (net évidemment), pour 20 heures de travail hebdomadaire.
2 / Un Porsche Cayenne noir et le garage blindé qui va avec (assurance auto incluse) pour éviter de prendre le tram pendant les manifs des petits branleurs influençables.
3/ Un appartement avec au moins deux pièces, parce que le ronronnement du frigo ça commence à bien faire mais je préfère les chats

4/ Un copain qui a le permis de conduire, qui n'est pass allergique aux chats et aux lapins et qui n'habite pas chez maman aïe non pas taper
5/ Mon diplôme
6/ Un vrai pingouin de compagnie qui mange du poisson (oui c'est con comme voeu)

Bref comme aucune des choses sur la liste n'est réalisable et étant une éternelle insatisfaite, je vous prierai de garder votre argent pour vous et de ne pas le gaspiller inutilement pour moi.
D'avance merci.
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par Mademoiselle Li
Samedi 3 mai 2008
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Je vous écris depuis ma chambre d'hôpital dans le centre de psychiatrie le plus proche. Non je déconne, mais n'empêche que mon cerveau a grillé.
Je chante les Village People depuis ce matin, et je joue non-stop au MahJong sur DS depuis deux jours.
Le manchot est à deux doigts de me jeter par la fenêtre.

Je cherche comment ça a pu se produire....

Déjà j'ai pris le train 6 fois cette semaine : 2 allers retours à Lyon lundi et mercredi, et un aller-retour chez les bouseux. Ca  a du jouer sur ma santé mentale.

Ensuite, peut-être du pollen transgénique qui se balade dans l'atmosphère. Genre le pollen qui rend fou...

Je burle pour toi. Ma dyslexie aussi.
Bref sinon j'étais chez mes parents jeudi et vendredi. Jeudi soir j'ai décidé d'aller faire un tour au lac, mal m'en a pris il y avait autant de monde qu'un 15 août. Et attention, il y avait la fête forraine toute miteuse d'Aix-les-Bains sur l'esplanade, avec ses trois manèges miteux. Il y avait même une grosse peluche de diable à gagner, dessus c'était marqué "JE BURLE POUR TOI". Va offrir ça à ta copine, je vois bien la scène.... 
"-Burle ? Ca veut dire quoi ? C'est burne ?? Tu te fous de ma gueule ?"
"-Euh... ben non en fait je l'ai gagné à la fête forraine, et c'est made in China et le pauvre petit gamin exploité qui collait les lettres est un peu dyslexique alors...".
Et là le mec se prend la peluche dans la gueule et la copine se barre.

5 euros la sodomie
Comme on se balladait au bord du lac avec le manchot et mon frère le Potame, et que j'avais semble-t-il déjà grillé mon cerveau, à chaque fois que je croisais des gens, je disais d'un air sérieux "5 euros la sodomie". Cherchez pas, je me fais peur à moi-même. C'est peut-être mon frère qui a déteint sur moi, je n'en sais rien.
Toujours est-il que de vois toutes ces petites familles bien parfaites qui promènent leurs gosses au bord du lac, tout heureux qu'ils sont, ça me donne envie de commettre un massacre. Mon arme de destruction massive c'est la parole, donc voilà.
Il paraît qu'une vieille bourgeoise en manteau de fourure (oui par 30 degrés, faut vraiment vouloir le porter) s'est retournée vers moi d'une manière outrée. Ben quoi mémère, t'as jamais essayé ? Hinhin.

Coin-coin
Le soir ma mère avait concocté du canard et un gratin dauphinois dignes d'un restaurant étoilé. Tout le monde a bien rigolé à raconter des conneries, le vin aidant. Le manchot en a même bu une goutte. C'est la première fois que je le vois absorber de l'éthanol par voie orale (les autres voies d'absorption j'ai jamais vu non plus).

Aie-aie
Vendredi matin, j'ai traîné le manchot pour une longue balade dans la forêt. 2h30 de marche assidue à éviter des mares de boue et à grimper des chemins qui n'en finissaient plus. Je ne peux actuellement plus marcher. Ben oui, Grenoble c'est plat J'ai plus l'habitude moi...

Délivrez-moi !
Vendredi après-midi on rentre à Grenoble. Forcément on va faire les courses parce qu'on n'a plus de panaché et vu la consommation, on a intérêt à prévoir large. Et à se motiver pour jeter les bouteilles au recyclage après, parce que ça encombre les bouteilles vides, mine de rien.
Bon, comme on rentre des courses et qu'il y a pleins d'emballages inutiles à jeter, je prends mon courage et mon sac poubelle à deux mains et descends au local poubelle, laissant bien la porte ouverte.
Seulement le gros con de vieux garçon qui habite au-dessus entre dans l'immeuble, fait claquer la porte d'entrée, courant d'air, et hop, j'entends la porte du local poubelle se fermer derrière moi. Enfin se claquer. Je continue à essayer de caser mes emballages à côté d'un gros carton qu'un décérébré n'a pas pris la peine d'aplatir (ça serait dommage de ne pas encombrer la poubelle). J'arrive enfin à vider mon sac. Je vais pour sortir de cet enfer puant.
La porte ne s'ouvre pas de l'intérieur ! Je vais passer ma vie dans le local poubelle, à manger des vieux cartons infestés de bactéries et à ouvrir les sacs poubelles des voisins pour manger les ordures !
J'essaie de défoncer la porte, sachant que ça va faire mal quand je devrai expliquer ça au syndic, j'espère secrétement que le con qui a fait claquer la porte (et qui met trois heures à monter l'escalier pour cause d'abus de clopes) va descendre m'ouvrir. Mais il est égal à lui même. Connard.
Le manchot descendra-t-il m'ouvrir  ? J'avais laissé la porte de l'appart' ouverte, il doit entendre mon secouage de porte... J'attends, je secoue la porte, me demande quelle est la meilleure façon de la défoncer sans me retrouver à l'hôpital pour multiples fractures et traumatisme crânien...
Personne ne vient. Je suis seule et abandonnée dans mon local poubelle. Je vais bientôt mourir asphyxiée. Je hais les gens. Je hais les portes. Je veux vivre dans une grotte pleine de courants d'air.




Eclair de génie
J'ai alors un éclair de génie. La petite ampoule s'allume dans une bulle au-dessus de ma tête (si, comme une BD). Je déchire un gros morceau de carton, le fais passer entre le mur et la porte et fais jouer le machin qui m'empêche de sortir. En priant secrètement Saint Pingouin que ça ne soit pas d'une dureté hors-norme genre porte blindée... Miracle, Saint Pingouin a entendu mes prières, ça marche ! Je ne vais pas mourir dans un local poubelle ! Je sors très vite pour échapper à cette prison puante, et me rue chez moi (où je vais pleurer dans les bras de ce salaud de manchot qui ne s'inquiétait même pas que je mette 3 heures à jeter trois bouts de carton).

Voilà je suis une traumatisée de la vie. Mais Sarko ne m'accordera pas la légion d'honneur ni une rente à vie.
Je pense à tous les oubliés des locaux-poubelles (ou locals-poubelles ?). Nous vaincrons.


(photo : le peuple pingouin au grand complet que j'héberge chez moi)
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par Mademoiselle Li
Mardi 29 avril 2008
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Encore une connerie de questionnaire qui circule sur le net, et je peux pas m'empêcher...

Cite 3 choses dont tu as peur :
1 - Les gamins de 0 à 22 ans
2 - Les gens qui ont un kit main libre et qui parlent tout seuls dans la rue
3 - Ne pas trouver de WC en cas d'urgence et ça arrive souvent

3 choses que tu as fait dans les 33 dernières minutes :
1 - Boire un Monaco
2 - Regarder i-télé parce qu'il y a rien d'autre
3 - Lire les conditions tarifaires de la SNCF en ligne (mais pas longtemps)

3 choses que tu aimes chez toi :
1 - Mes ailes de pingouin
2 - Ma maniaquerie pathologique
3 - Mes fesses de pingouin

3 choses que tu détestes chez toi :
1 - Ma maniaquerie pathologique (ben oui pas tout le monde apprécie mon besoin d'ordre et de propreté... sauf sur mon bureau qui est d'une anarchie totale)
2 - Ma méchanceté congénitale (mais ça j'y peux rien, je la tiens du vautour)
3 - Ma taille de pingouin (je suis grande comme un pingouin et tout le monde se fout de ma gueule)

3 choses qui te rendent heureux(se) :
1 - Taper le manchot (à Guilty Gear, et maintenant je maîtrise Venom, prends cette boule de billard dans ta gueule)
2 - Ne pas recevoir de factures (mais ça n'arrive que rarement)
3 - La fin de l'année universitaire (ouais plus que deux ou trois  mois)

3 choses qui te rende malheureux(se) :
1 - Ce stage qui n'en finit pas (putain encore deux ou trois mois)
2 - Ne pas avoir de boulot payé à sa juste valeur
3 - Qu'on se foute de ma tronche (ce qui arrive souvent en ce moment)

3 choses qui te prenne la tête :
1 - Les poufiasses et autres djeuns pathétiques qui se croient au centre du monde alors que c'est MA place
2 - Les poussettes avec les monstres vomisseurs et pleurnichards qui les peuples, et les parents stressés qui les conduisent très mal (aïeuh mes pieds putain, est ce que je te rentre dedans avec mon caddie moi ?)
3 - Les factures (faut les payer et là je m'aperçois que le manchot consomme beaucoup trop d'eau et d'électricité... depuis quand on prend des douches chaudes et on fait la vaisselle à l'eau chaude en laissant couler ???).

3 cadeaux que tu aimerais reçevoir :
1 - Un chèque tous les mois avec quatre chiffres (ça s'appelle salaire je crois)
2 - Une belle voiture (on peut rêver, de plein fouet peut-être plus probable)
3 - Une colonie de pinpins et le château avec parc privé qui va avec, ou un manchot pygmée de compagnie (je sais ça va pas être possible, bon un Humboldt alors ? comment ça non ? allez euuuuh).

3 de tes occupations préférées :
1 - Glandouiller sur le net et sur des blogs
2 - Raler et critiquer tout ce que je vois
3 - Faire croire que je suis intelligente alors qu'en fait non (mais je simule bien)

3 choses que tu aimerais essayer :
1 - Une belle voiture sportive (je me répète)
2 - Le tai-chi (on sait jamais c'est peut-être moins violent que la boxe thaï....)
3 - Botter le cul des emmerdeurs qui me pourrissent la vie, pour de vrai (ça doit être jouissif)

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par Mademoiselle Li
Mardi 29 avril 2008
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Hier, rendez-vous important à Lyon, dans un endroit super reculé que je ne soupçonnais même pas exister. Evidemment faisait beau tout le week-end donc lundi il ne pouvait que pleuvoir.

 

Train à 10.45, je me lève à 8.30, m’habille, fais mon sandwich, plie mes affaires, et hop c’est parti vers la gare. Je poireaute le temps qu’ils affichent le quai, tiens c’est le train qui va vers Dijon, brrr, la ligne Dijon-Grenoble étant maudite, je ne peux que m’attendre au pire.

 

Jusqu’à Bourgoin-Jallieu, tout va bien, le train roule (ce qui est un miracle), lorsque quelques kilomètres avant la gare de Bourgoin, le train stoppe net. Bon, ça arrive souvent, il va repartir… Bon, ça fait que dix minutes qu’il est arrêté, il va repartir… Putain tu vas repartir connerie de train ???

Là, annonce « En raison de problèmes techniques notre train est immobilisé pour une durée indéterminée ». Indéterminée ??? QUOIIIII ? Mais ils le font exprès ? C’est une blague ? Non, non, pas une blague. On attend encore et on apprend que le train de devant est en panne donc on ne peut pas bouger. O joie. Rappelez-moi les bénéfices de 2007 pour la SNCF ? Ces bénéfices ne seraient pas utiles à l’entretien des voies et des rames ? Nooooon, c’est pour les actionnaires. Les usagers on s’en branle. C’est que des pauvres qui sont obligés de prendre le train parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir un BM avec GPS…

Je suis à deux doigts d’appeler mon rendez-vous pour annuler, en pleurant à moitié parce que j’aurai passé la journée dans le train, payé 18 euros de ma poche pour rien, perdu mon temps… merci la SNCF de nous pourrir la vie. Comme si c’était pas déjà assez moche comme ça.

Bon, je devais retrouver le manchot à midi à la gare pour manger, loupé, je bouffe mon sandwich dans le train à midi. Ah, j’avais pris que ça à bouffer ? Zut, j’ai encore la dalle… bref.

Nouvelle annonce « notre train va rouler jusqu’à la gare de Bourgoin lablabla (pas tout compris) 50 minutes de retard ». Là j’ai envie de chialer. D’abord parce que j’ai cru qu’ils allaient tous nous abandonner à Bourgoin. Mais non, heureusement le train repart. Après, passer plus de deux heures dans un train qui en met une et demi maxi pour faire le trajet, ça fout méchamment les boules. Grrrr.

 

Bon, je suis encore dans les temps, le manchot me retrouve finalement après avoir mangé chez lui, et là il m’accompagne à mon rendez-vous, parce que je risque de me perdre dans le métro et le bus (quand on connaît pas…).

 

Se passe le rendez-vous, dont je ne parlerai pas par pur dépit, et il faut maintenant rentrer. Déjà, retrouver l’arrêt de bus. Bon je trouve pas le bon bus mais il s’arrête au bon endroit, c’est déjà ça. Après le métro… ne pas se planter de sens… rigolez pas c’est la première fois que je prends le métro seule. Après, changement de métro, trouver le bon sens aussi… ayesssst. Arrivée à la Part-Dieu. Bon, quand est-ce qu’il y a un train pour Grenoble ? Tiens pourquoi les voies ne sont plus affichées ? Un trip de la SNCF qui veut rendre ludique l’attente en gare ? Dépitée, je vais faire pipi (j’ai bien fait, j’avais mal lu les horaires, et je croyais que j’avais un train à 16.25, pour peu je me retrouvais à Avignon…) à la gare (50 centimes mais au moins c’est à peu près propre) et je me dis, voyons voir voie I-J c’est souvent de là que partent les trains pour Gre (oui le grand panneau d’affichage est toujours muet, comme ils sont farceurs à la SNCF). Bingo, 16.03. Je regarde ma montre : 16.05. Et merde. Bon, je tente le tout pour le tout. Je grimpe sur l’escalator. Un mec et son gosse qui ne veulent pas se pousser. Et meeeeeeerde. Sortie de l’escalator, je leur rentre dedans (ils ont qu’à se pousser à l’arrivée, c’est pas une aire de repos). Je grimpe vite dans le train, au moment ou un mec siffle (pour rien en fait). Je m’assieds bien face au panneau d’affichage avec l’heure du train et les gares desservies. Et là s’affiche « retard 5 minutes ». OK. Bon il est 11… ah « retard 10 minutes ». J’ai la poisse ou bien la SNCF veut à tout prix me pourrir la vie ? J’ai faim, je veux rentrer  !

Le trajet du retour fut tout sauf calme. En effet, le guide du routard en entier avait décidé de squatter le train. Quand je dis guide du routard, c'est une bande de gens, tous âges confondus trimballant trois tonnes de sacs à dos. A priori ils revenaient d'un pays exotique. Et ça braillait. Forcément, ils ont pris le train avant le coup de sifflet du départ, donc ils se sont retrouvés éparpillés dans les wagons. Pour communiquer la seule solution était le gueulage.

J'étais bien tranquille, seule sur ma rangée de deux sièges, lorsqu'une des routardes est venue squatter; empestant le parfum bon marché qui devait recouvrir trois semaines de baroudage dans la jungle sans douches. Heureusement, au bout d'une demi-heure de trajet, ils ont du aller faire une partouze dans les chiottes, parce que je ne les ai pas revus avant l'arrivée.

Justement, à l'arrivée, ils étaient tous rangés en queue dans le couloir, empêchant les gens coincés dans leur siège de sortir. Une espèce de vieille a pris un malin plaisir à ne pas me laisser m'insérer, c'eut été dommage de remonter dans mon estime (elle a passé le trajet à raconter sa vie en gueulant dans le wagon parce qu'elle n'était pas invitée à la partouze).

 

Bref, à mon arrivée, direction le supermarché le plus proche pour acheter un réconfortant, àsavoir du panaché. En haut de mes escaliers, j'ai cru que j'allais m'écrouler, j'arrivais même plus à tourner la clé dans la serrure sans avoir des vertiges.

Je vais vous dire, des journées comme ça, complètement gratuites, ça commence à me gonfler sérieusement.

J'ai bien voulu me poser, mais l'appartement était en bordel, des miettes de croissant de partout (je vous rappelle que le manchot était là ce week-end et que malheureusement s'abaisser à ramasser son merdier ne lui vient pas à l'esprit). Ménage à faire, tout ça... vaisselle à ranger. J'ai tenté de faire le plus gros avant de m'écrouler.

Mais ce n'est pas fini, mon père a eu la sympathique idée de m'appeler. Evidemment quand il appelle c'est toujours d'une voiture, donc je n'entendais rien. Juste qu'il rentrait avec ma mère (j'avais appris deux heures avant leur départ qu'ils partaient) à la maison. Oui, c'est gentil de prévenir, vous deviez rester jusqu'à jeudi.

Et ce matin, j'apprends que ma mère passe dans l'après-midi.

Je pense que si on continue à me prévenir au dernier moment à chaque fois, je vais sérieusement faire la gueule. Moi qui pensais faire un après-midi sieste et ménage...

 

Bon et la machine à laver qui ne veut pas démarrer, comme de par hasard alors que ça déborde de linge (je ne sais pas où je vais l'étendre d'ailleurs).

Si vous voulez des nouvelles de mes plaques de cuisson, elles sont irrécupérables.

 

Je voudrais m'enterrer dans un trou et ne plus en sortir...

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par Mademoiselle Li
Dimanche 27 avril 2008
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Eh oui, des fois ça arrive, c'est la grosse poisse collective qui dure une semaine. Déjà ma mère qui s'est fait pirater sa carte bleue, elel a découvert avec horreur qu'elle avait fait un don à l'association de myopathie. Sympa leurs méthodes, déjà qu'ils nous gonflent avec leur téléthon, en plus ils vous volent de l'argent... elle a aussi découvert qu'elle avait déboursé 3000 euros dans une pension à Tahiti... sans parler du reste. A savoir le parcours du combattant avec les incompétents de la banque. Bref...

Pour moi non plus ça n'a pas été drôle. Lundi matin j'arrive dans mon bureau vers 8.15, genre le pingouin ultra-zélé (d'habitude, je me pointe plutôt vers 9h bien passées, je m'en fous je suis pas payée), et à la demi, apparition du boss en pétard "ton rapport c'est de la merde, t'as pas fait ton boulot, et puis ton style est à chier, j'ai commencé à allumer le bûcher, tu vas brûmer vil pingouin possédé du mal !". Oui, j'exagère un peu, mais bon. Donc il me somme d'être dans son bureau à 10 heures PRECISES pour qu'on revoit mes connerie. Au passage je lui avait expliqué 100 fois que je ne pouvais pas faire CE truc parce que c'est IMPOSSIBLE. Mais bon.

Me voilà donc de 8.30 à 10.00 seule face à moi-même, en train de flipper ma race, à écrire des lettres d'adieu à tous les gens que je connais, stressant en attendant l'heure fatidique où je vais en prendre plein la gueule pour pas un rond (je suis pas payée).

Dix allers-retours aux toilettes pendant ce temps d'ailleurs, le stress ayant un effet négatif sur ma vessie...

Et à 10.00 pile, j'arrive devant la porte du bureau : occupé, grosse réunion a priori... J'attends 5, 10 minutes, puis 30, toujours occupé. Je prends les boules, lui laisse un mot et me barre.

L'après-midi il semblait avoir disparu (peut-être qu'il craint la colère de la banquise, on sait jamais). J'en profite pour glandouiller (enfin non, chercher du boulot). J'apprends en fait qu'il est absent pour trois jours, et qu'il s'est bien foutu de ma gueule. Bon et je fais quoi en attendant moi ?

Jeudi midi, coup de fil en urgence "faut qu'on se voit à 14h en urgence". Merde, ma sieste. Bon, OK je serai là.
Donc pendant une heure "ça c'est pas bien, ça ça va pas, ça c'est nul, ça c'est de la merde". Et le bougre essaie de me dérider alors que j'ai les nerfs. Il a du être frustré que je ne rigole pas à ses traits d'humour. Mais j'avais une furieuse envie de me foutre par la fenêtre...

Enfin bon. Et hier, je décide d'imprimer mon cv, on sait jamais ça peut aider à trouver du boulot. J'allume mon imprimante et comme de par hasard, message d'erreur : "la cartouche d'encre noire, celle dont tu as précisément besoin, n'est pas reconnue, et c'est bien fait pour ta gueule". Tentative de résolution de problème avec le manchot, que nenni, c'est fait exprès pour qu'on rachète tout le temps des cartouches d'encre. Je hais la technologie. Direction la Fnoc de Groville en urgence, rayon cartouches : comme de par hasard, un seul produit est épuisé : le mien. J'avais envie d'étrangler le vendeur, le bébé dans la poussette qui bloquait le passage, les pouffiasses plantées au milieu de l'allée, j'avais envie de déverser ma haine baveuse sur tout ce petit monde qui n'a jamais de soucis.

Grrrr.

Et là, les pollens qui attaquent, je suis complètement à plat avec mon rhume des foins. ce matin ona  eu la fabuleuse idée d'aller squatter au parc Mistral pour bouquiner. J'avais pas pris assez de lecture, du coup le manchot m'a filé son bouquin sur les design pattern. Bon j'ai juste compris que les canards en plastique ça couine et que les leurres pouvaient voler avec un réacteur (cherchez pas...). Bon je crois pas que c'était ça qu'il fallait retenir mais bon.

Et juste maitnenant, le manchot vient de laisser déborder la casserole de coulis de tomate. Parce qu'au lieu de surveiller SA cuisine, il joue à la DS. mes plaques sont pleines de tomate. C'est dégueu. J'hésite entre lui faire bouffer sa DS ou lui mettre dans le cul....

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par Mademoiselle Li
Vendredi 11 avril 2008
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Ca a commencé cette nuit, vers minuit et demie, alors que je dormais bien, du moins je le pensais, réveil en sursaut : nausées violentes et cauchemar. Premier cauchemar d'ailleurs. C'est ça qui est chiant quand on est malade, on fait toujours des cauchemars.

J'étais perdue dans le noir (vous allez me dire, fallait pas regarder Julie Lescaut aussi, c'est violent comme série), et en fait le Vautour voulait me tuer. POur de vrai et tout. Donc j'appelais ma mère pour lui dire de m'aider, mais elle me rassurait, que je me faisais des idées et tout. Et là le vautour arrivait, avec un couteau, et me sommait de me suicider pour ne pas qu'il ait à me tuer. Mais pourquoi ? Parce que j'étais devenue un trop gros poids pour la famille, j'emmerdais tout le monde et ma mère ne pouvait plus me supporter. Ah ben chouette. Ca fait plaisir. Donc il faut que je me tue pour qu'ils n'aient pas à le faire... et là je me suis réveillée, alors que j'avais le couteau dans la main, et que je donnais des coups je ne sais plus dans qui...

On va me dire que j'ai l'esprit dérangé, c'est peut-être pas faux.

Sur ce, nausées, donc essayer de les calmer. Le tout la tête dans le cul, parce que j'avais super-sommeil, et que je n'avais qu'une envie, c'était me recoucher. Seulement dormir avec des nausées, moi je peux pas. Si vous y arrivez, donnez-moi la recette.

Je dors à moitié (nausées oblige), et là demi-cauchemar, mon appartement (enfin ça mérite pas le nom d'appartement vu le nombre de pièces...) devient une caravane en rez-de-chaussée, à côté de K'Store (allez savoir pourquoi) le tout emmêlé d'une sombre histoire d'apprentis boulangers dans la roulotte à côté (mais pas foutus de pétrir de la pâte, donc c'était le bordel).

Re-réveil nauséeux.
Je bois un verre d'eau, le meilleur placebo de tous les temps, laisse passer deux trois nausées, chope mon hors série Charlie Hebdo sur les sectes (quitte à être malade, autant en profiter pour se cultiver) où je redécouvre avec autant de crainte que des médecins adhèrent à des théories totalement loufoques (genre un grand spécialiste du néonatal dans un grand hôpital qui est sûr que les bébés sont en fait des âmes en réincarnation, enfin c'est plus compliqué que ça). Ca me rappelle un reportage sur l'Opus Dei à Grenoble (sur France 3 il me semble) où on voyait un grand médecin défendre les idées de cette organisation bien flippante... on peut même plus faire confiance aux médecins, où va le monde ?

Bref, je me recouche, je me rendors sûrement puisqu'arrive le dernier cauchemar, celui où on a un mélange de Jasper Fforde (un écrivain dont les bouquins sont géniaux et farfelus), et de souvenirs des années lycées (donc pas drôle). En gros le manchot n'existait plus (happé par une faille spatio-temporelle sûrement), enfin si, il n'existait plus que dans mes souvenirs. Comme dans le bouquin de Fforde (oui ya 2 f) où Thursday Next (l'héroïne) voit son mari disparaitre, et elle est la seule à se souvenir de lui. Le manchot ayant été remplacé dans mon rêve par un autre sombre crétin que j'ai eu le malheur de fréquenter, et que je m'imaginais qu'il était le manchot bien que ej savais que c'était pas lui, oui c'est très compliqué. En même temps, j'étais en cours d'histoire géo avec ma prof de première, tout en étant à la fac (j'ai jamais étudié ça à la fac en plus...), et elle nous annonçait les épreuves de partiels, qui allaient durer un jour et qui étaient super compliquées (surtout qu'il fallait tout savoir par coeur...). Ca m'aura stressé jusqu'à mon réveil, à savoir 9h.

Au réveil, re-nausées, donc pas la peine d'essayer de manger quoi que ce soit.

Comme j'ai la flemme d'aller bosser, je décide d'aller à la BU de sciences sur le campus pour travailler mes devoirs de dessin sur l'imprimerie. Ca fait bizarre de retourner à la BU, ça rappelle plein de mauvais souvenirs de TP à préparer, surtout quand on voit les étudiants stressés au rayon chimie qui cherchent désespérément LE bouquin où il y aura LA réponse à LA question vicieuse du prof...
En rentrant, pas de tram B (manif de glandeurs en ville, mais rassurez-vous c'est les vacances donc on va avoir la paix pendant 15 jours) donc obligation de prendre le C pour rentrer, évidemment, le déluge quand je sors du tram, les travaux dans ma rue donc il faut se faire écraser en marchant sur la route... et toujours ces fichues nausées.

Bon je vous laisse, j'ai du linge à étendre.
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par Mademoiselle Li
Vendredi 11 avril 2008
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"Surprise".
Hier soir le manchot se pointe chez moi avec un manchot en peluche de 75 cm de haut.
Dis au fait, t'as payé une place de train pour lui ?

Bon, il est bien mignon mais il prend de la place, il va falloir que j'optimise l'emplacement du manchot géant. Enfin, géant pour une peluche, hein.

Et pour ceux qui se posent la question, oui il est tout doux ^^.
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par Mademoiselle Li
Lundi 7 avril 2008
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J'ai plus envie d'écrire.
La page blanche.
La non-inspiration.
Le néant, le chaos, le vide absolu.
D'autres choses à penser. D'autres choses à faire pou l'instant.

Je m'excuse auprès des lecteurs qui m'apprécient (j'espère qu'il y en a au moins un ou deux), mon absence risque de durer plus longtemps que prévu. Ou pas. Ca dépendra de l'état d'esprit et du reste.




Le peuple pingouin vaincra.


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