Les manifs de lycéens.
"Ô joie, moi qui justement aime tant
Qu’on m’empêche de vivre tranquillement."
Li, "Rimes à la con", 2008, non publié et impubliable (je suis réaliste)
J’ai dû me lever tôt ce matin et me dépêcher pour aller au boulot-pas-payé-pour-avoir-un-diplôme avant que les trams ne passent plus.
En passant devant le lycée-à-côté-de-chez-moi, ils commençaient à se rassembler, bande de ptits branleurs, avec la police qui rôdait pas loin.
Je me suis dit aussi, je vais partir à midi du boulot-pas-payé-pour-avoir-un-diplôme comme ça le trafic des trams sera rétabli, parce que les petits morveux seront partis manger chez papa-maman ou au kebab le plus proche.
Manque de bol, ils devaient aussi faire la grève de la faim car j’ai encore dû descendre à Sainte Claire… Si j’en avais croisé un ou deux sur le chemin, je les aurais bien massacrés à coup de glaçons, tiens.
Dans le tram du retour, il y avait du monde mais sans plus, on n’était pas en mode « boîte à sardine ». Mais forcément, il a fallu que LA grosse monte, si si, celle qui fait exprès de vous coller, de vous donner des coups de coude et de sac pendant le trajet, parce qu’elle est énervée de devoir rester debout pendant le trajet, et que c’est forcément de votre faute. Je hais les gens. Surtout quand ils me tapent dessus alors que j'ai rien fait.
Je lance donc un appel aux lycéens :
Arrêtez de nous faire chier. Les trams étaient pleins de gens mécontents à cause de vous. Si ça continue, on va vous massacrer et vous forcer à retourner en cours au lieu de profiter du soleil en manifestant.
Et puis vos revendications, on s’en branle, vous n’avez qu’à aller manifester chez le ministre.
Poins sur les i