par Mademoiselle Li
Mardi 29 avril 2008
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Hier, rendez-vous important à Lyon, dans un endroit super reculé que je ne soupçonnais même pas exister. Evidemment faisait beau tout le week-end donc lundi il ne pouvait que pleuvoir.

 

Train à 10.45, je me lève à 8.30, m’habille, fais mon sandwich, plie mes affaires, et hop c’est parti vers la gare. Je poireaute le temps qu’ils affichent le quai, tiens c’est le train qui va vers Dijon, brrr, la ligne Dijon-Grenoble étant maudite, je ne peux que m’attendre au pire.

 

Jusqu’à Bourgoin-Jallieu, tout va bien, le train roule (ce qui est un miracle), lorsque quelques kilomètres avant la gare de Bourgoin, le train stoppe net. Bon, ça arrive souvent, il va repartir… Bon, ça fait que dix minutes qu’il est arrêté, il va repartir… Putain tu vas repartir connerie de train ???

Là, annonce « En raison de problèmes techniques notre train est immobilisé pour une durée indéterminée ». Indéterminée ??? QUOIIIII ? Mais ils le font exprès ? C’est une blague ? Non, non, pas une blague. On attend encore et on apprend que le train de devant est en panne donc on ne peut pas bouger. O joie. Rappelez-moi les bénéfices de 2007 pour la SNCF ? Ces bénéfices ne seraient pas utiles à l’entretien des voies et des rames ? Nooooon, c’est pour les actionnaires. Les usagers on s’en branle. C’est que des pauvres qui sont obligés de prendre le train parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir un BM avec GPS…

Je suis à deux doigts d’appeler mon rendez-vous pour annuler, en pleurant à moitié parce que j’aurai passé la journée dans le train, payé 18 euros de ma poche pour rien, perdu mon temps… merci la SNCF de nous pourrir la vie. Comme si c’était pas déjà assez moche comme ça.

Bon, je devais retrouver le manchot à midi à la gare pour manger, loupé, je bouffe mon sandwich dans le train à midi. Ah, j’avais pris que ça à bouffer ? Zut, j’ai encore la dalle… bref.

Nouvelle annonce « notre train va rouler jusqu’à la gare de Bourgoin lablabla (pas tout compris) 50 minutes de retard ». Là j’ai envie de chialer. D’abord parce que j’ai cru qu’ils allaient tous nous abandonner à Bourgoin. Mais non, heureusement le train repart. Après, passer plus de deux heures dans un train qui en met une et demi maxi pour faire le trajet, ça fout méchamment les boules. Grrrr.

 

Bon, je suis encore dans les temps, le manchot me retrouve finalement après avoir mangé chez lui, et là il m’accompagne à mon rendez-vous, parce que je risque de me perdre dans le métro et le bus (quand on connaît pas…).

 

Se passe le rendez-vous, dont je ne parlerai pas par pur dépit, et il faut maintenant rentrer. Déjà, retrouver l’arrêt de bus. Bon je trouve pas le bon bus mais il s’arrête au bon endroit, c’est déjà ça. Après le métro… ne pas se planter de sens… rigolez pas c’est la première fois que je prends le métro seule. Après, changement de métro, trouver le bon sens aussi… ayesssst. Arrivée à la Part-Dieu. Bon, quand est-ce qu’il y a un train pour Grenoble ? Tiens pourquoi les voies ne sont plus affichées ? Un trip de la SNCF qui veut rendre ludique l’attente en gare ? Dépitée, je vais faire pipi (j’ai bien fait, j’avais mal lu les horaires, et je croyais que j’avais un train à 16.25, pour peu je me retrouvais à Avignon…) à la gare (50 centimes mais au moins c’est à peu près propre) et je me dis, voyons voir voie I-J c’est souvent de là que partent les trains pour Gre (oui le grand panneau d’affichage est toujours muet, comme ils sont farceurs à la SNCF). Bingo, 16.03. Je regarde ma montre : 16.05. Et merde. Bon, je tente le tout pour le tout. Je grimpe sur l’escalator. Un mec et son gosse qui ne veulent pas se pousser. Et meeeeeeerde. Sortie de l’escalator, je leur rentre dedans (ils ont qu’à se pousser à l’arrivée, c’est pas une aire de repos). Je grimpe vite dans le train, au moment ou un mec siffle (pour rien en fait). Je m’assieds bien face au panneau d’affichage avec l’heure du train et les gares desservies. Et là s’affiche « retard 5 minutes ». OK. Bon il est 11… ah « retard 10 minutes ». J’ai la poisse ou bien la SNCF veut à tout prix me pourrir la vie ? J’ai faim, je veux rentrer  !

Le trajet du retour fut tout sauf calme. En effet, le guide du routard en entier avait décidé de squatter le train. Quand je dis guide du routard, c'est une bande de gens, tous âges confondus trimballant trois tonnes de sacs à dos. A priori ils revenaient d'un pays exotique. Et ça braillait. Forcément, ils ont pris le train avant le coup de sifflet du départ, donc ils se sont retrouvés éparpillés dans les wagons. Pour communiquer la seule solution était le gueulage.

J'étais bien tranquille, seule sur ma rangée de deux sièges, lorsqu'une des routardes est venue squatter; empestant le parfum bon marché qui devait recouvrir trois semaines de baroudage dans la jungle sans douches. Heureusement, au bout d'une demi-heure de trajet, ils ont du aller faire une partouze dans les chiottes, parce que je ne les ai pas revus avant l'arrivée.

Justement, à l'arrivée, ils étaient tous rangés en queue dans le couloir, empêchant les gens coincés dans leur siège de sortir. Une espèce de vieille a pris un malin plaisir à ne pas me laisser m'insérer, c'eut été dommage de remonter dans mon estime (elle a passé le trajet à raconter sa vie en gueulant dans le wagon parce qu'elle n'était pas invitée à la partouze).

 

Bref, à mon arrivée, direction le supermarché le plus proche pour acheter un réconfortant, àsavoir du panaché. En haut de mes escaliers, j'ai cru que j'allais m'écrouler, j'arrivais même plus à tourner la clé dans la serrure sans avoir des vertiges.

Je vais vous dire, des journées comme ça, complètement gratuites, ça commence à me gonfler sérieusement.

J'ai bien voulu me poser, mais l'appartement était en bordel, des miettes de croissant de partout (je vous rappelle que le manchot était là ce week-end et que malheureusement s'abaisser à ramasser son merdier ne lui vient pas à l'esprit). Ménage à faire, tout ça... vaisselle à ranger. J'ai tenté de faire le plus gros avant de m'écrouler.

Mais ce n'est pas fini, mon père a eu la sympathique idée de m'appeler. Evidemment quand il appelle c'est toujours d'une voiture, donc je n'entendais rien. Juste qu'il rentrait avec ma mère (j'avais appris deux heures avant leur départ qu'ils partaient) à la maison. Oui, c'est gentil de prévenir, vous deviez rester jusqu'à jeudi.

Et ce matin, j'apprends que ma mère passe dans l'après-midi.

Je pense que si on continue à me prévenir au dernier moment à chaque fois, je vais sérieusement faire la gueule. Moi qui pensais faire un après-midi sieste et ménage...

 

Bon et la machine à laver qui ne veut pas démarrer, comme de par hasard alors que ça déborde de linge (je ne sais pas où je vais l'étendre d'ailleurs).

Si vous voulez des nouvelles de mes plaques de cuisson, elles sont irrécupérables.

 

Je voudrais m'enterrer dans un trou et ne plus en sortir...

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