par Mademoiselle Li
Mercredi 23 avril 2008
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Leclerc nous fait de la pub parce qu'il veut vendre des médicaments en grande surface "moins chers qu'en pharmacie". Des médicaments sans ordonnance, genre des trucs pour le rhume. Le médoc inutile parce qu'un rhume ça passe aussi vite avec que sans médoc. Mais Leclerc va nous forcer à consommer des médicaments comme ça. Et il va se faire des couilles en or.

J'aime pas Leclerc. Et j'ai une bonne raison. J'ai bossé chez eux, enfin dans une des grandes surfaces, en intérim un été. J'ai jamais été aussi maltraitée de ma vie. Non seulement il fallait que je fasse le boulot de deux personnes, mais en plus la collègue qui était censée bosser passait son temps à discuter avec les clients plutôt que de ranger les produits en rayon. Le chef de rayon passait son temps à me gueuler dessus (alors que soit il m'avait pas expliqué, soit c'était pas moi la responsable). C'était un expérience des plus horribles. Tous les employés du magasin étaient à la hauteur de mes collègues de rayon, on ne pouvait rien leur demander, c'était limite si on se prenait pas des trucs dans la gueule. Après j'ai bossé chez Champion (les joies des Jobs d'été en intérim), l'ambiance était géniale. Comme quoi...

Bon, ben c'est vous dire si j'ai envie de faire mes courses chez eux maintenant. Et maintenant qu'ils veulent me vendre des médocs, ils ne risquent pas de remonter dans mon estime. A quand les opérations à coeur ouvert en supermarché ?

Les pharmaciens râlent. J'aime pas les pharmaciens, mais là, je suis 100% avec eux. Je consomme pas des masses de médicaments. Un tube d'efferalgan de temps en temps, mais je préfère demander conseil à mon pharmacien. Et il y a plus de pharmacies dans mon quartier que de Leclerc.

Vu dans Ouest France (oui je tombe toujours dessus en premier sur Google News, j'y peux rien) :

Bretagne

mercredi 23 avril 2008

Médicaments : des pharmaciens se rebiffent

Ouest-France
Bernard Moyon et Yannick Marzin, de Réseau santé, lancent une campagne publicitaire et d'affichage pour

 répondre à Leclerc qui veut commercialiser des médicaments non remboursés. : Ouest-France

Alors que Leclerc doit retirer ses publicités sur les médicaments non remboursés, ils lancent leur propre campagne de communication.

« Halte aux revendications commerciales sur la santé ». Les 330 pharmaciens bretons de « Réseau

santé » (1)« On estime que le danger est suffisamment grand pour qu'on prenne la parole », justifient

Bernard Moyon et Yannick Marzin, responsables de Réseau Santé dont le siège est à Brest. ont décidé de parler, même s'ils sont privés du droit de communication par le code de la santé publique. Au risque d'être sanctionnés par le conseil de l'ordre des pharmaciens.

Dès vendredi, dans la presse régionale et dans les pharmacies du groupement, ils répondront à la campagne publicitaire lancée par Michel-Edouard Leclerc sur la commercialisation des médicaments non remboursables dans les grandes surfaces. « Puisque les grands de la distribution ne s'imposent aucune limite dans leur conquête, au nom du commerce et non de la santé publique, il faut les arrêter, coûte que coûte. Au moins au nom de la sauvegarde de nos jeunes face aux usages détournés ou de nos anciens en maintenant des services de santé de proximité », estiment-ils.

Il y a 20 ans le lait maternisé

Ce nouveau combat, entre grande distribution et pharmacie, intervient 20 ans après celui mené pour le lait maternisé. Yannick Marzin, qui présidait alors la Fédération nationale des pharmaciens, s'en souvient bien. « Leclerc revendiquait le droit de commercialiser des laits maternisés au motif qu'ils seraient moins chers. Nous avons fait constater les prix des laits premier âge et deuxième âge par un huissier. Ils sont jusqu'à 40 % moins cher en pharmacie, avec le conseil en plus », fait-il remarquer.

Ce qui inquiète le plus les pharmaciens, c'est de voir des médicaments sensibles dans les rayons des centres commerciaux. « Parmi les médicaments vendus sans ordonnance, le plus délivré est un hypnotique, et le 25e est un kit pour toxicomane», poursuit Bernard Moyon. Le mauvais usage de médicaments serait responsable de près de 1, 2 million de journées d'hospitalisation chaque année. « Ça coûte 2 milliards d'euros à la Sécurité sociale. Nul doute que l'accès facilité aux médicaments sera un accélérateur du déficit de la Sécu. »

Christel MARTEEL.

(1) Réseau Santé : société de prestation de services pour les officines. La région compte 1 100 officines.

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publié dans : Sciences, santé, environnement commentaires (3)   

Commentaires

alorscomme ça t'as gôuté aux joies des grandes surfaces ? moi, j'ai eu droit aux usines de poulet... de quoi devenir végétarienne...
pour ce qui est des médicament, il est clair que ça ne me viendrait pas à l'idée d'acheter des médoc ailleurs qu'en pharmacie !
commentaire n° : 1 posté par : réa (site web) le: 23/04/2008 21:14:16
J'ai vu un reportage une fois sur les usines de poulet. Depuis, je suis végétarien xD (enfin pas tout à fait mais presque).

Sinon, ben ça serait cool que Leclerc puisse vendre du valium et de lalala morphine. J'aurai pas besoin de faire des études de psychiatrie comme ça pour pouvoir prescrire. >^_^<
commentaire n° : 2 posté par : Raphaël GEORGES (site web) le: 24/04/2008 12:28:19
Si Leclerc pouvait vendre de la marijuana ça serait encore mieux. Et soyons fous, des champis. Et de l'ecsta. Et du LSD.
Parce que finalement, Leclerc veut ni plus ni moins vendre de la drogue et contrôler l'économie sous-terraine !
Tiens, on vient de m'envoyer un colis qui fait tic-tac...
commentaire n° : 3 posté par : Mlle Li (site web) le: 24/04/2008 13:46:21
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