par Mademoiselle Li
Mardi 31 juillet 2007
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Le touriste étant massivement arrivé chez les bouseux, il faut qu'il se trouve une occupation digne de ce nom pour meubler ses vacances. Comme la bouffe n'utilise qu'un cinquième de sa journée, d'autres activtés sont les bienvenues. C'est là que le touriste a la fabuleuse idée d'aller visiter le supermarché du coin. Oui, au cas où le supermarché du coin soit différent du supermarché de chez le touriste. Faudrait pas louper ça.

Evidemment, c'est pile la semaine du touriste que je décide de choper une infection urinaire. Et comme chez les bouseux, j'ai pas trop le choix pour acheter mon jus de cranberry (paraît que c'est très bon en cas d'infection urinaire), je suis obligée de me rendre dans l'unique supermarché dans un rayon de dix kilomètres, là où les touristes ont justement décidé d'aller.

Je prends donc mon super bolide et me tape la p**** de route jusqu'au supermarché, et arrive donc au parking, qui s'avère totalement bondé. Bon, où me garer ? Etant donné que je n'ai pas envie de me casser la tête, je choisis le fond du parking où il y a un peu moins de monde (marcher c'est dur pour le touriste qui passe son temps au restaurant). Je me gare tant bien que mal à côté d'une voiture qui faire deux fois la taille de la mienne (j'ai pas une Smart je précise), en tentant d'esquiver les mémés en chariot et les familles nombreuses.

Après, je pose ma lettre dans la boîte, en espérant que ça arrivera à temps (maudite facture d'eau) (c'était une interlude) et me dirige vers le rayon où se trouve le jus de cranberry, à savoir le rayon diététique. Sauf que si j'en bois, c'est pas à but diététique mais à but d'empêcher les saloperies d'E. Coli de s'accrocher à la paroi de ma vessie à moi. Ma vessie n'est pas un mur d'escalade, j'aimerais qu'on arrête de s'amuser avec. Non mais.

Après avoir failli être empalée par deux chariots, je rejoins enfin la caisse où mon calvaire n'est pas fini. J'ai un truc dans les mains. Avant, il y avait les caisses "5 articles maxi" puis c'est passé à 8, puis 10 et là on en est à 15. Donc j'ai un article et je dois aire la queue parce que devant moi, il y a des gens avec un chariot contenant minimum 15 articles ("si yen a 16 ils vont pas nous faire chier, et puis ils sont pas à 5 articles près non plus"). Bientôt vous aurez les caisses 40 articles maximum et puis non tiens, on manque d'imagination on va inverser la tendance, on fait des caisses 15 articles minimum, comme ça ceux qui vont acheter deux bricoles sont obligés d'acheter plein de trucs en plus. La question est : où vont-ils s'arrêter ? Jusqu'où vont-ils prendre les clients pour des cons ?

Evidemment, autour de moi, que des cas. Devant moi, un mec qui achète une cafetière mais ne veut pas la lâcher, de peur que quelqu'un la paie à sa place ou la lui vole, je ne sais pas. Même une fois sur le tapis roulant, il garde une main sur le carton, pour bien montrer que c'est SA cafetière, limite s'il pissait pas dessus pour marquer son territoire.


La caisse d'à côté, c'était le comble de l'horreur : la poussette. Mais avec lepack "hochet qui fait un putain de bruit". Limite si la mère, qui secouait le hochet (pour bien montrer qu'elle avait fait un parasite je suppose, puisque le gosse n'en avait strictement rien à faire), n'a pas cassé les oreilles à tout le magasin.
Je vous jure qu'avec mon mal de ventre, j'ai du prendre beaucoup sur moi pour ne pas piétiner le hochet et coller une droite à la mère.

Une fois mon jus de fruit payé, ô joie, je peux enfin retourner m'enfermer dans ma chambre. Loin de la civilisation, loin des gens, loin du bruit, loin de... non, car il faut encore rentrer. En voiture. Evidemment, il y a le plouc qui trimballe son bateau sur une remorque et ne dépasse pas le 40 à l'heure. Patience. Puis le lot de vélos (oui c'est plus marrant de se ballader en vélo sur la route avec les gamins que sur les petits chemins dans la forêt ou sur le plateau du Revard). Calme-toi le pingouin, dans 500m tu pourras peut-être doubler....

Matinée enrichissante. Je ne pense pas ressortir de chez moi avant quelques milliards d'années, j'ai eu ma dose aujourd'hui.


Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Lundi 30 juillet 2007
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Voilà aujourd'hui  le sujet qui me me vaut un article dans ce blog : les réunions de famille.


repas-famille-logo.jpg

Donc c'est l'été et donc les vacances, et l'être humain (enfin surtout ceux de ma famille) éprouve le besoin irrépressible de réunir les autres membres de la famille dans le seul but de faire croire que l'on en est une, justement de famille. Alors que bon...

Intérêts supposés

- faire croire qu'on est unis
- faire croire qu'on s'intéresse aux autres
- faire une grosse bouffe
- voir des gens qu'on a pas vus depuis un an ou deux

Intérêts réels

- Pour l'organisateur : augmenter son coefficient d'amour propre
- Pour les participants autres que mes parents, mon frère et moi-même : bouffer, se vanter de sa situation, montrer aux autres que ce ne sont que des grosses merdes
- Pour les participants comme mes parents, mon frère et moi-même : aucun intérêt sinon se sentir obligé d'y aller lorsque le lot habituel de bonnes excuses est épuisé. Le "j'ai pas faim" ne marche pas je vous préviens tout de suite. Mais on peut alors exercer le chantage : OK je ne viens que s'il ya  du Château Yquem sur la table. Même une vraie excuse genre grosse infection urinaire avec 40 de fièvre n'est pas jugée recevable par l'oncle donneur de leçons (voir plus bas).

L'animation

La famille elle même se charge de l'animation
- La grand-mère Alzheimer promet une ambiance des plus déjantées, elle vous attribue un nouveau prénom et un nouveau CV pour le fun, et il y a même l'option "regard vide et flippant" qui vous déprime pour le reste de votre vie.
- La grand-tante naïve et empotée (en général, organisatrice) qui, lors du moment tant attendu de mettre la table se retrouve avec un couvert dans la main, doit consulter chaque membre de la famille pour savoir de quelle manière le poser. Le temps de faire une synthèse argumentée des réponses, un autre membre de la famille au coefficient de patience peu élevé lui aura déjà arraché le truc des mains pour le poser en un temps record là où il faut.
- L'oncle râleur : si le feu du barbecue ne s'allume pas dans les trente secondes après le frottage de l'allumette, il devient fou.
- L'oncle donneur de leçons : son statut professionnel fait de lui un être supérieur qui n'aura de cesse que de vous reprendre et vous donner de bons conseils argumentés "il faut que tu ailles étudier à l'étranger, c'est important", ou engueuler un autre membre de la famille parce qu'il fait tout de travers "mais non, les saucisses faut les piquer de 43 trous exactements avant de les mettre à cuire, espèce d'incapable".
- La femme de l'oncle donneur de leçon : passe son temps à engueuler le souffre-douleur de la soirée, en général le personnage qui vient juste après.
- L'oncle qui fait comme il peut mais qu'on arrête pas d'engueuler. Son coefficient de riposte étant nul, il encaisse machinalement.
- Mon père : son but est de lancer des vannes de plus en plus lourdes à mesure que la bouteille de vin se vide, en général tout le monde en prend pour son grade. Il raconte aussi de fabuleuses histoires de kitesurf et manque à chaque fois de se prendre le barbecue sur la tête.



La nourriture

En général, la nourriture autre que la viande est fournie par la grand-tante naïve et empotée, qui s'est fait arnaquer par un traiteur quelconque (elle voulait faire bien, le seul problème c'est qu'il y a marqué pigeon sur son front, ça aide pas). On se souviendra avec émotion d'un certain plateau de fruits de mer pour un Noël, le plateau de fruits de mer ça fait bien lui a dit son traiteur, sauf que personne n'aime les fruits de mer dans la famille, d'où aïe problème.

La boisson

En général aussi, la boisson est apportée par la grand-tante naïve et empotée, le seul problème c'est qu'elle n'y connaît rien en vin et va chez son caviste en disant "je n'y connaît rien", ce qui a pour but de faire apparaître la mention "pigeon" en gros sur son front avec affichage néon clignotant. Résultat de la piquette du coin vendu au prix d'un Château Yquem, et le caviste qui se frotte les mains et continue de baver trois heures après le départ de la grand tante.



Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Jeudi 26 juillet 2007
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Hier, safari photo sur le bord du lac. Oui l'andouille anorexique à l'appareil photo c'était moi.



























Mlle Li
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par Mademoiselle Li
Mercredi 25 juillet 2007
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 Je regardais les news sur Internet l'autre jour, et là je tombe sur la nouvelle horripilante de la semaine.


Allez hop, la sécu a décidé d’agrandir bêtement son grand trou en remboursant le nouveau super vaccin censé prévenir du cancer du col de l’utérus. Ayant bossé sur ce sujet, je sais de quoi je parle (bon je suis pas experte mondiale non plus).


vaccin.jpg

Le vaccin c’est le Gardasil, et il protège contre les souches 6, 11, 16 et 18 de papillomavirus (les saloperies de virus qui causent des lésions génitales qui peuvent éventuellement se transformer en vilain cancer).

Vous allez me dire « mais c’est génial, c’est une grande avancée ». Ben non. Avant on se contentait du dépistage par frottis, une fois par an ou tous les deux ans (enfin ça dépend si on va chez la gynéco ou pas). Et ben après aussi. Oui, il est bien ce vaccin, il ne dispense pas du frottis. Dans le genre double emploi… Et on recommande toujours l’utilisation du préservatif, meilleur moyen de prévention contre les MST.

De toute façon si vous me lisez, ce vaccin n’est sûrement pas pour vous. Il est destiné aux jeunes filles de 14 ans et les filles de 15 à 23 ans qui n’ont jamais eu de rapports sexuels.

Le prix est exorbitant (plus de 400 euros le tout mais la Secu est contente de le rembourser) et le protocole vaccinal ultra contraignant (3 injections espacées chacune de quelques mois).

Vous voulez mon avis ? La sécu ferait mieux de rembourser les préservatifs. Et au moins ça protège de toutes les souches virales et de toutes les saloperies de bactéries qui ne pensent qu’à coloniser vos organes génitaux.

Et la vaccination a aussi un autre problème : sous la pression vaccinale, les virus peuvent muter. Et au final, les souches virales contenues dans le vaccin ne seront plus les bonnes.

Un dernier mot sur les tests de recherche clinique dessus : vu la méthodologie, quoi que soutienne le laboratoire qui fabrique ce vaccin, j’aurais plutôt tendance à rester méfiante quant aux résultats miraculeux.

Petite cerise sur le gâteau, on ne connaît pas la durée de l’immunité… faudra-t-il prévoir des rappels ?

Bon donc à moins de vouloir vous la péter genre « je suis vaccinée », continuez de faire comme d’hab… ça évitera de creuser le trou de la Sécu.

 

 

Mlle Li
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par Mademoiselle Li
Mardi 24 juillet 2007
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Ca faisait longtemps que ma rubrique sports n'était pas alimentée... J'y remédie aujourd'hui pour vous présenter le sport que je ne pratiquerai jamais, le Kitesurf, mais avec lequel beaucoup de membres de ma famille me gonflent... Dessins à la pluie... euh à l'appui.



GENERAL

VENT : En général, le truc qui manque mais qui permet aussi de rentrer à la maison en ralant que c’est un pays de merde parce que justement il n’y en a pas et on ne peut par conséquent pas se consacrer à son sport favori plutôt que de voir sa famille. Ou quand on la voit, c’est pour me traiter de P au cube, à savoir Pingouin aux Plumes Poisseuses (c’est même pas vrai en plus). Ce à quoi je réplique V à la puissance 4, à savoir Vieux et Vil Vautour Vérolé.

 

KITEUR : Etre humain passant son temps à guetter le vent sur la plage. L’indice de sociabilité du kiteur est proportionnel au nombre de kiteurs situés à proximité.

 

FLOTTE : Que ce soit celle du Lac du Bourget (Lac des Bouseux), du Monteynard, de Laffrey (avec des freins et un dispositif de freinage de sécurité s’il vous plaît pour la descente) ou de Beauduc, du moment qu’il y a deux hydrogènes pour un oxygène le tout lié par des simples liaisons (l’hydrogène est je vous le rappelle monovalent, je ne le répèterai pas) c’est OK.

 

LE MATERIEL

VOILE : Appelée communément AILE, n’a strictement rien à voir avec une aile de pingouin ou de vautour. L’aile contient du tissu et des BOUDINS (qu’il faut gonfler avant de décoller) et plus on a de boudins, plus on est contents. Et c’est à celui qui aura la plus jolie aile et le dernier modèle (sinon on passe pour un gros ringard). Si ton aile est moche et n’a pas le super logo Cabrinha, tu risques d’être la risée de tous tes copains kiteurs (s’il y a des cailloux à proximité, tu peux même te faire lapider). D’ailleurs, une aile de kite gonflée prise en plein tronche ça fait super mal, d’où mon amour immodéré pour cette discipline et sa présence dans ma banquise virtuelle.

 

LIGNES : Elles relient l’aile à la barre (le truc que tient fièrement le kiteur dans ses mains tel un substitut à sa virilité –dont un canard enragé l’a probablement privé.) Les lignes sont génétiquement programmées pour s’emmêler et former des nœuds, tous plus originaux les uns que les autres. Heureusement, les femmes de kiteurs sont quant à elles génétiquement programmées pour démêler ces nœuds (Mumu par exemple). Pour qu’une femme démêle les nœuds, il suffit de lui demander gentiment de la manière suivante :  1/ faire la gueule et éventuellement verser une petite larme et 2/ lui gueuler dessus. Magie de l’évolution, la femme s’exécute (avant de demander le divorce au bout de 10 fois).

 

 

BARRE : Elle sert à ne pas lâcher la voile, sinon ça coûte trop cher. Il y a un dispositif de sécurité pour éviter de faire du parapente et de s’empaler sur les piquets des roselières par grande tempête.

 

CASQUE : Fortement recommandé car c’est un sport dangereux (un cygne dont on vient de décapiter trois poussins peut se transformer en psychopathe assoiffé de sang).

 

PLANCHE DE KITE : Le but étant de glisser sur l’eau, la planche est tout à fait adaptée. Comme pour la voile (vendue séparément, photo non contractuelle, lol), le but est d’avoir le dernier modèle qui glisse mieux que celui du voisin (si vous lisez seulement ces lignes, je tiens à préciser que je ne parle pas de lubrifiants pour soirées échangistes). De nombreuses querelles entre kiteurs pour déterminer la meilleure planche ne cessent d’éclater. Moi je dis, un coup de vaseline et hop. Mais personne ne m’écoute.

 

ACCESSOIRES

LA POMPE : La pompe à double effet, en général fournie avec toute nouvelle voile achetée permet de gonfler son boudin avant de décoller. Non, ce n’est pas un agrandisseur de pénis. De nombreuses querelles en perspective, puisque les kiteurs les collectionnent. C’est à celui qui en aura le plus. Et évitez de prêter votre pompe, vous ne la retrouverez jamais (elle finira dans la collection du voisin).

 

LES LIGNES DE RECHANGE : Si la femme demande le divorce avant d’avoir démêlé le dernier nœud, il est temps de changer ses lignes.

 

RUSTINE A BOUDIN : Des fois le boudin pète, et il faut lui donner du Viagra®…

 

LA VOITURE : Elle doit être assez grande pour contenir tout le matériel (et la petite famille dans certains cas si elle veut encore vous suivre ou si le juge alcoolique vous a confié la garde des enfants à vous, kiteur inconscient).

 

HOUSSE DE PLANCHE : Evite au vautour de râler à chaque fois qu’une mouche se pose sur la planche.

 

FEMME : Permet de démêler les nœuds. Les meilleurs modèles survivent à plus de dix démêlages avant de divorcer. La femme permet aussi de lever la voile. La femme peut être remplacée par un membre de la progéniture, mais ils ne tiennent pas longtemps (oui, une voile de kite en pleine tronche ça fait mal et ça donne pas envie de recommencer).

 

PROBLEMES

Les problèmes inhérents à la pratique de ce sport sont résumés en figure 2.

 

 

 

Pour plus d’infos sur ce sport, allez voir les kiteurs qui se la pètent au bord du lac. S’ils sont de bonne humeur ils vous répondront peut-être.

 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Dimanche 22 juillet 2007
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L’autre jour je vais faire deux trois courses avec mon manchot préféré, et vient le moment tant redouté de passer à la caisse. Redouté parce qu’en plus il y a deux Djeuns devant nous, une pouf et un pouf.

Le pouf et la pouf emballent leurs affaires, ça dure, et là subitement, ils aperçoivent derrière nous, passant vers la caisse, deux potes à eux, enfin, deux poufs pour être précise.

 

Evidemment c’est le moment de payer, mais non, c’est beaucoup plus passionnant de discuter (en gueulant) avec les deux poufs. « Ouéé vous allez où ce soir ? Au Vertigo ou au KDoc ? » « ouahhh tu t’es fait des mèches blondes ». Là, le pauvre caissier s’impatiente, parce qu’il a une queue pas possible en train de se former à sa caisse, et le pauvre couple de décérébrés (je ne parle pas du manchot et de moi-même, attention) ne comprend pas qu’il fait dès à présent sortir la carte bleue. Et continue la discussion avec les deux autres poufs, dont une s’est fait faire des mèches blondes reflètant encore plus son QI.

 

« Et tu les as faites où ? Chez JLD ? ça t’a coûté combien ? » « 70 euros » « Ouahh 70 euros ? Ca va pas cher pour un balayage ! » et bla, et bla, et blabla…

 

Le caissier s’impatiente, et finit enfin par faire comprendre aux deux tourtereaux idiots qu’il est temps de payer et ensuite de dégager…


 

Bon on est tous heureux de savoir où ils comptaient aller en boîte, et combien le balayage coûtait. L'humanité a progressé d'un pas de géant dans la conquête de la connaissance universelle.

 

Donc voilà, le Djeun au QI de Djeun en pleine action. P’tain de Djeuns tiens.


 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Vendredi 20 juillet 2007
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Le peuple pingouin étant très observateur
et ne voulant que votre bonheur
Aujourd'hui vous fait partager ses conclusions
Quant à la tendance pour la population.

J'aurais pu faire ça en alexandrins
Mais je me suis fait un tour de rein
Même si ça n'a rien à voir en apparence
Cela m'arrache un cri de douleur quand je pense.


A peine de retour de chez les bouseux
Dans cette bonne vieille ville de Gre
Quelque chose m'a fortement étonnée
Je m'en vais vous l'expliquer.

Oui mes rimes sont bidons et risibles
Mais du moment que c'est lisible
Et puis c'est totale improvisation
Alors ne soyez pas trop grognons...

Alolrs hier chez Quick faisant la queue
Espérant acquérir quelque liquide aqueux
Etait devant mes oculaires globes
Une femme la trentaine en robe

D'accord elle n'était pas super à la mode
Mais qui suis-je pour juger ces codes
Que l'on appelle tendance vestimentaire
Moi qui ne suis habillée que de manière rudimentaire

Or donc cette femme me choqua
Non pas par son vêtement couleur moka
Mais plutôt pas la pilosité
Qui sous ses bras régnait.

Une autre petite anecdote
Pour rajouter une note
De crédibilité et d'authenticité
A ce que je suis en train de conter.

Il y a quelques temps dans une rame
Située au milieu du tram
Etait assise une femme
Qui avait du vague à l'âme

Enfin ça j'en sais rien c'était pour rimer
Et non je ne suis pas en train de ramer.
Arrêtez donc de me blamer
Bande de petits camés.

Donc cette femme assise
Aussi droite que la tour de Pise
Portait elle un haut violet et une jupe
Mais personne autour n'était dupe.

En effet sur ses jambes bien bronzées
De grands poils noirs se dressaient
Otant toute once de charme
A cette femme au t-shirt parme


Et pour finir avec mes histoires
Juste une dernière pour ce soir
En rentrant en tram de l'université
Je fus à nouveau à ce cas confrontée

Une jeune fille en short
Debout près de la porte
Exhibait à tous les passants
Ses poils envahissants

Alors la question que je me pose
Qui sont ces femmes qui osent
Sortir de chez elles non épilées
Sans une poussière de culpabilité ?

Est-ce une nouvelle mode, une nouvelle tendance
De ne plus sortir fraichement dépoilée en France ?
Ou bien avons nous seulement à faire
A un courant minoritaire néanmoins protestataire ?

Est-ce que les femmes font leur révolution
Et protestent contre l'épilation ?
Ou sont-elle seulement ainsi
Uniquement par pur oubli ?

Si quelqu'un le sait
Peut il m'éclairer ?
Le peuple pingouin lui en serait reconnaissant
Pendant au moins huit cents ans.

En attendant mesdames, si vous voulez rejoindre ce mouvement
Oubliez seulement de vous raser ou vous épiler des semaines durant.

C'était un message totalement stupide et inutile
Du peuple pingouin sur un sujet encore plus futile.


Sur ce je vais prendre trois aspirines et admirer l'hémorragie

Mlle Li
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par Mademoiselle Li
Jeudi 19 juillet 2007
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Occupation du jour : aller chez Alex Frézat, dans le but de me balader dans la rue avec une coupe de cheveux correcte.

Chaleur à crever donc, mais fermement décidée à braver le climat moins que favorable.

Faisons une petite comparaison Alex Frézat / salon de coiffure se prétendant « créatif » à Aix les Bains. Comme j’ai lu AutoPlus ce matin (non pas mes lectures habituelles, mon père qui l’a ramené de déplacement et j’ai surtout colorié les pubs avec son accord), on va le faire genre comparatif auto.

 

Arrivée dans le salon de coiffure

Aix : On vous regarde à peine et on vous lance un asseyez-vous. Vous vous retrouvez sur une chaise tout sauf confortable (on n’est pas là pour faire la sieste non plus), avec une pile de magazines plus qu’intellectuels : voici, femme actuelle, esprit femme, avantages… Et on vous fait attendre.

A.F. : A peine vous passez la porte une charmante jeune femme (ou jeune homme ça dépend des jours) vient vous accueillir, vous installe dans un fauteuil plus que confortable et vous tend un classeur de modèles pour vous laisser réfléchir sur ce que vous souhaitez.

Verdict : Alex Frézat gagne, vous êtes accueilli poliment, et pour vous faire couper les cheveux, pas pour perdre 15 points de QI en lisant Voici.

 

De l’accueil à l’installation devant le miroir

 

Aix : Après 15 minutes d’attente, un petit jeune sorti de nulle part vient vous exploser le cou sur un lavabo froid pour vous faire un shampoing. Après on vous installe sur une sorte de fauteuil, et enfin on vous demande ce que vous voulez comme coupe. Sauf que la femme n’écoute même pas, elle doit penser à son copain et à quel string elle va mettre ce soir.

A.F. : La personne qui va vous coiffer s’excuse poliment pour les 2 minutes d’attente, vous demande ce que vous souhaitez comme coupe, prend le temps de voir ce qu’il peut faire, et vous prie poliment de la suivre pour le shampoing. Après le shampoing, toujours plein d’entrain, le coiffeur vous avance le fauteuil poliment.

Verdict : Alex Frezat gagne, politesse, gentillesse, tout y est. Et on ne vous tutoie pas comme une gamine de 15 ans.

 

La coupe

Aix : La coiffeuse met trois heures à tenter d’égaliser des deux côtés et ne sait pas effiler. Elle tente de communiquer avec vous mais comme vous êtes classée dans la catégorie gamine de 15 ans elle n’arrive pas à trouver le ton juste.

A.F. : Le coiffeur vous arrange votre coupe en vous parlant comme à une personne normale, et là on sent tout de suite la différence de QI avec la coiffeuse d’Aix : ce coiffeur est intelligent. Et vous fait remarquer que la coiffeuse d’aix ne savait non seulement pas égaler mais pas non plus effiler. Et il a un sacré coup de ciseaux. On sent le gars qui aime son métier. Pour comparer, là c’est de la sculpture sur cheveux, de l’art, alors qu’à Aix, un bulldozer pour une entreprise de démolition.

 

Les vêtements

Aix : On vous met une blouse à manches courtes (ok il fait chaud… mais avec la transpiration tous les cheveux restent collés à vos bras). Pas de protection autour du cou, vous vous retrouvez avec un torse velu à la sortie (la coiffeuse a la flemme de vous enlever les cheveux).

A.F. : On vous met une blouse à manches longues et un truc autour du cou. Vous ne sortirez pas avec le moindre cheveu ailleurs que sur la tête.

 

La sortie

Aix : on vous demande 36 euros pour une coupe loupée. On ne vous propose même pas la carte de fidélité : on ne la propose qu’aux gens majeurs a priori.

A.F. : 34 euros la coupe par quelqu’un de compétent et de sympa, 38 par Alex Frézat lui-même. Comme je suis contente d’avoir une coupe correcte, je laisse même un pourboire au coiffeur. Il le méritait.

 

Verdict : A Aix, c’est de l’arnaque, ni plus ni moins. Ils se font un chiffre d’affaire pas possible grâce aux vieilles qui viennent se faire des couleurs hors de prix pour faire croire en sortant qu’elles sont jeunes. Je leur conseille le combo couleur-botox, bientôt proposée par les coiffeurs là-bas je pense, en tout illégalité bien sûr mais que ne ferait-on pas pour le bonheur des clients ? Vous allez chez le meilleur coiffeur de Grenoble (selon moi évidemment), vous avez une coupe correcte pour moins cher. Et on vous traite poliment.

 

Donc : merci le coiffeur de chez Alex Frezat (et merci à ceux que j’ai eux aussi un jour et qui eux aussi sont compétents). Et je n’irai jamais plus voir ailleurs.

vraie-coupe.jpg


Mlle li



Alors les horaires du salon de coiffure Alex Frezat :

Mardi : 11h-19.30
Mercredi : 9.30-19.30
Jeudi : 9h-19.30
Vendredi : 9h-20.15
Samedi : 9h-19.30

Adresse : 1 place Ste Claire, Grenoble. Tram B, arrêt Sainte Claire les Halles.

Téléphone : 04 76 44 79 45

Dites que vous avez été recommandé par le peuple pingouin, peut-être que vous aurez droit à un ou deux glaçons gratuits.

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par Mademoiselle Li
Mercredi 18 juillet 2007
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Etant donné que ma tignasse ne ressemblait plus à rien et servait de piège à insectes nocturnes (authentique et totalement flippant), je décide donc d'aller voir le coupeur de phanères, autrement dit le coiffeur. Bon chez les bouseux, c'est pas ce qui manque, malheureusement mes dernières expériences chez des coiffeurs bouseux (qui remontent au lycée) ne se sont pas révèlées particulièrement concluantes. A savoir la coupe qui ressemble à rien.

Vu qu'il fait une chaleur à crever et que j'ai pas envie d'attendre de retourner à Grenoble voir mon ami Alex Frezat, je prends mon courage à deux mains et vais chez un coiffeur qui me semble pouvoir faire quelque chose de potable.

Déjà Aix-les-Bains oblige, je me retrouve avec des mémères en train de se faire coiffer. Ca parle loto, probas de gagner au loto, casino, bref, parfaitement ce que l'on pouvait espérer. Ah oui j'oublie de dire : je vais à ce salon de coiffure parce qu'au dernier gala de boxe ils faisaient un défilé de poufs et elles avaient l'air bien coiffées.
Ca continue de parler délinquants sexuels, sympa...
Arrive mon tour, j'explique correctement ce que je veux, et ça continue de parler chômage et emploi des jeunes... Je n'ose pas broncher quand une vieille sort "oui les jeunes diplomés bac+5 ils ont qu'à prendre le boulot qu'il y a au lieu de se plaindre, serveuse ou caissière..." ben oui c'est ça... j'ai qu'une envie c'est de faire autre chose que ce que j'ai étudié pendant de nombreuses années... grrrrrrrrr

Bon la femme me coupe les cheveux, manquant au passage de me raboter une oreille, me crever un oeil, m'arracher les cheveux, me sectionner la jugulaire... oui oui du travail de pro.
En plus elle me tutoie (la patronne aussi). "ça va te changer" "oh tu ressembles à ta mère". Et moi j'ai failli leur faire "oui madame, mais moi j'ai 23 ans, pas 14 alors t'arrête de me prendre pour une gamine et tu me vouvoie merci".  Non j'ai pas osé.

Au final je me retrouve avec une magnifique coupe genre mireille mathieu, moche, incoiffable, les cheveux dans les yeux.

Donc a peine rentrée chez moi, j'ai appelé Alex Frezat, et demain son équipe va tenter de ratrapper le coup.

Ca m'apprendra à aller chez un autre coiffeur tiens.


J'oubliais, ça m'a couté 36 euros.

Mlle Li



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publié dans : Banquise savoyarde commentaires (1)   
par Mademoiselle Li
Mardi 17 juillet 2007
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Cette après-midi, idée lumineuse pour alimenter un peu ce blog : balade au bord du lac du Bourget, chez les bouseux, à Aix-les-Bains donc. Ceux qui vont se plaindre parce que je traite ce pays de bouseux n’ont qu’à aller pleurer ailleurs.

Bref, direction le lac après un aller-retour à la banque pour admirer la fille du guichet qui se tourne les pouces nonchalamment et qui ne pousse même pas le vice jusqu’à aller  rajouter des enveloppes sur la borne « remplissez votre remise de chèque vous-même et faites notre boulot à notre place tout en continuant à payer des frais de gestion de compte exorbitants » (mention trop longue résumée par « Remise de Chèques », beaucoup plus politiquement correct). Pour finir mon coup de gueule contre les banques, je  dirais que je gère mon compte toute seule beaucoup mieux qu’eux. Non mais. L’autre jour je reçois une lettre de ma conseillère que je n’ai jamais vue d’ailleurs, me disant que j’avais déposé beaucoup d’argent sur mon compte et que si je voulais elle pouvait m’aider à le placer. Sa lettre arrive beaucoup trop tard, l’argent a déjà été placé depuis un mois sur le compte épargne (avant d’avoir été amplement dépensé un peu plus tard d’ailleurs…). Bref réactivité nulle, compétence avoisinant le zéro. Et on paie pour ça.

Donc je reviens à mon sujet de départ, à savoir ma ballade au bord du lac. Début du parcours : le grand Port avec le club de voile, marche jusqu’au petit port, et retour à la case départ. Pas du sport de haut niveau, mais sachant que j’ai déjà des courbatures en faisant du puzzle, je ne pense pas pouvoir faire plus (adieu randonnées en Haute-Savoie…).

Comme c’est les vacances, il y a des gens de partout, des beaufs avec gamins, des vieux, des djeuns…

En passant, ils sont en plein démontage de Musilac. J’attends vos pronostics pour la programmation de l’année prochaine d’ailleurs.

Sans plus tarder, parlons de la faune.

 

LA FAUNE : A la recherche des pingouins du lac


Les cygnes blancs

J’ai proposé à ma mère de les peindre en noir sur le dos et de leur raccourcir le cou et leur coller les plumes des ailes, mais ma mère m’a expliqué que ce n’était pas possible, et que personne ne s’imaginerait une seconde que cela puisse être des pingouins. Je suis fortement déçue. En tout cas ils sont bien marrants à regarder, surtout quand ils plongent le bec dans l’eau pour pêcher. Mais je les plains en les voyant faire ça dans le port, au milieu des bateaux à moteur et des flaques de mazout.

Si vous vous approchez à moins de 2 mètres et à plus d’1 mètre d’un cygne, vous gagnez un bonus de moral. Si vous arrivez à en approcher à moins d’un mètre sans vous faire mordre, bonus de chance. Si vous vous faites mordre, vous gagnez le droit de désinfecter la plaie, on ne sait jamais, puisqu’ils vont déjà se sustenter dans le port…

 

Les poules d’eau

Non, ce n’est toujours pas des pingouins mais c’est noir et un peu blanc. Ca ne fait pas poin, ça fait plutôt coin. La poule d’eau se déplace en armée.

 

Les canards fluo

Bon OK ils ne sont pas fluo (sauf s’ils sont couverts d’hydrocarbures) mais ceux que j’ai vus avaient une bande violette sur les ailes. J’ai voulu les approcher pour les saluer d’un poin poli, alors de 1/ j’ai failli me casser la gueule dans les rocher, et de 2/ ils se sont barrés en me voyant approcher. Bon réflexes, pas comme ces cons de pigeons en ville sur lesquels on peut rouler en voiture avant qu’ils ne daignent avoir peur et s’envoler vers les arbres.

 

Les mouettes

Leur lieu favori de glandouille étant les piquets en bois servant à protéger les roselières, on n’en voit pas des masses du côté du port en plein après-midi. Sinon la mouette, comme les autres canards ou cygnes flotte bien sur l’eau ce qui est plutôt bien quand il fait chaud pour rafraichir les papattes.

 

Pas de pingouins donc. Mais on s’en serait douté.

 

LA DESCRIPTION DU LIEU

L’esplanade, vue générale

C’est une grosse muraille en béton moche qui surplombe le lac. Oui c’est moche ce béton. Evidemment on pourrait tout casser et faire un truc potable, mais la ville a d’autres priorités (faire une autoroute qui mène à l’esplanade, construire plein d’immeubles au bord du lac, et sûrement faire disparaître l’esplanade pour en faire une zone commerciale genre bétonnage de la côte-d’Azur, et empêcher les gens de pratiquer leurs 30 minutes d’activité physique quotidienne en se promenant au bord du lac et en regardant les canards.

On a une mise à l’eau pour les bateaux du club de voile (généralement pris d’assaut par les mémères à chienchien qui vont faire leur crocrotte au bord du lac).

Un peu plus loin vers le petit port, un morceau de plage d’un mètre de long qui, le courant aidant, est jonché de divers détritus (mais cela ne décourage pas pour autant une mère et ses deux enfants d’aller s’y baigner… l’être humain m’étonnera toujours).

 

 

Les stands

Oui car il y en a, il faut bien engraisser et occuper le touriste.


Location d’engins à roulettes

Pour occuper le touriste sportif à 10 euros la demi-heure, vous aurez l’impression d’avoir gagné de quoi vous payer une glace dans le stand d’à côté. Au choix, sorte de vélo à deux places ou 4 places, machin roulant avec petit cheval devant (tout à pédale bien sûr), formule 1 à pédale…

 

Manèges

Divers et variés, ça va du manège classique au kart, en passant par le trampoline, et les machines à sous.

L’utilité du trampoline étant de vider l’estomac du gamin avant de lui payer une glace à quatre heures.

L’utilité des autres manèges étant de lui filer la migraine avant qu’il aille vomir pour lui payer une crêpe.

Et l’utilité des machines à sous à occuper les parents pendant que le gamin fait du manège, pour gagner de quoi payer une crêpe ou abréger les vacances.

 

Alimentation

Les plus nombreux sont certainement les stands dits snack, mais on a  aussi des ultra spécialisés, comme le vendeur de glaces. Si l’envie de choper une saloperie vous tente, courrez-y (ya des canards pas loin, et les oiseaux ça vide le cloaque en plein vol, donc sur la crèpe ou la gaufre, garniture bonus). Comptez dans les 3 euros minimum la gaufre ou la crêpe. Les glaces j’ai pas regardé.

 

Locations

Locations de bateaux à moteur électriques (sans permis). 30 euros la demi-heure si ça vous tente, au petit port. Location de bateaux normaux aussi mais j’ai pas regardé. Les bateaux c’est pas mon trip depuis que j’ai été traumatisée dans ma petite enfance. (merci papa)

 

 

LES GENS

De loin la partie la plus intéressante, puisqu’on trouve de tout.

 

Les deux djeuns

Croisés plusieurs fois. Deux djeuns torse-nu en short de bain, la chaine autour du cou et les lunettes de soleil modèle « racaille ». Ils étaient là avant tout pour rêver : ils ont loué un bateau électrique au petit port, imaginant sûrement qu’ils étaient à Saint Trop’ aux commandes d’un hors-bord surpuissant avec 15 poufs dans leurs bras. On a le droit de rêver.

 

Gamins à roulettes

Forcément, l’esplanade c’est aussi pour occuper les gamins, donc tous les moyens sont bons : rollers, trottinettes hors de prix, vélos, location de voiture à pédale… Forcément le gamin se fiche totalement de où il va et aura tendance à être attiré par vos mollets. Mais comme vous avez les compétences air pas commode, tatouages partout, et distributions de baffes, les parents font en sorte que leur progéniture vous évite. Dans le gamin à roulette on inclura le gamin en poussette, généralement immobile avec une mère gâteuse penchée sur le berceau parlant au sous-produit de son accouchement comme à un débile mental.  (l’expression sous-produit de l’accouchement n’est pas de moi, mais d’un de mes profs médecin).

Beaufs en vacances

Ils sont légion dans le coin, reconnaissable à leur position assise sur une chaise en plastique devant une buvette ou un snack.

Obèses

Généralement quand un membre de la famille l’est, tout le reste de la famille l’est (par solidarité sûrement). J’ai vu une gamine qui avait peut être le tiers de mon âge mais qui devait me dépasser en poids (bon ok je fais que 44 kilos mais bon).

Vieux assis sur leur chaise

Le vieux amène sa chaise pliante, son chien, pose le chien sur les genoux, et fait se mots croisés.

Chiens

Le chien est légion aussi, il est attiré par les lampadaires, les morceaux de pelouse, et les jetées de mise à l’eau.

Poufs sur ponton

Evidemment le moindre ponton est squatté par une bande de jeunes branchés et de poufs anorexiques qui le réquisitionnent uniquement pour tenter de choper un cancer de la peau.

Poufs hurlantes

La bande de poufs hurlantes, qui se retrouve après quelques jours de séparations, habillées correctement comme il est indiqué dans le dernier Cosmopolitan (donc tout le contraire de moi, habillée selon la bonne vieille méthode du premier vêtement qui me passe sous la main). Poufs hurlantes qui doivent hurler pour savoir ce qu’elles vont faire pour s’occuper. Elles ont d’ailleurs fait une découverte : pour faire du pédalo, il faut PEDALER. Si si.

Papa qui filme

Le papa qui filme ses deux merdeux en train d’essayer de faire de la planche à voile. Pour inviter les collègues et les forcer à supporter le film et le récit.

 

Les kiteurs

Les kitesurfers, grands absents pour cause de manque de vent, ne manqueront pas de réjouir les mamies aux hormones en ébullition, commentant en direct ce qu’elles voient, à la prochaine tempête.


 


 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Lundi 16 juillet 2007
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Alors que je viens bêtement de tartiner mon clavier USB de crème de marron (malin aussi, c'est parti tout seul comme dirait le chasseur qui vient de tirer sur son fils en le confondant avec une vache sauvage),quelques news du pays bouseux, où je retourne après un week-end à Grenoble (où la chaleur a pris la place de la douce et tendre pluie fine).

D'abord Musilac c'est fini, il paraît que ça a duré jusqu'à super tôt ce matin (c'est mon frère qui se lève à 3h pour aller bosser qui est la source d'information) donc je ne sais pas ce qu'ils ont fait. Peut-être une partouze instrumentale géante ?

Tout à l'heure en rentrant, l'habituelle bande de Djeuns à scooter qui squatte le ponton entre le Bourget et Tresserve (si, vous voyez,  les Djeuns qu'on a envie de pousser dans l'eau avant de leur piquer leur scooter pour le revendre sur le marché noir), la poubelle située à proximité débordant de sacs Mac'do (donc, devinez ce qu'ils ont mangé avant de soigner leur préparation au mélanome malin ?).

En parlant de Tresserve, ils ont réaménagé la plage du lido et son super parking, qui comme disait quelqu'un dans le journal local, ressemble maintenant à une aire d'autoroute (si, si, c'est la bonne description). Tout ça dans l'optique du Projet Grand Lac, que je résume : rendre les berges du lac totalement artificielles, faire semblant de vouloir protéger les roseaux (alors qu'il sont là depuis 5000 ans et qu'ils n'ont jamais rien demandé à personne...), exterminer les canards, et aménager les bords du lac comme sur la côte d'azur, à quand l'autoroute le long du lac et le pont suspendu qui relie la côte ouest à la côte est ? Projet Grand Lac donc, rendre un lac 100 % naturel 100 % artifiiel. Bravo, j'aurais pas fait mieux. Je parle même pas de la pollution relarguée par les engins de chantier pour mener à bien ce projet.

lac-du-bourget.jpg
La plage du rowing. Une des plages miteuses dont est si fière la ville, avec ses graviers qui font mal aux pieds, sa location de pédalos pour la modique somme de la peau du cul, le snack, les excréments canins dans la pelouse et, grande nouveauté tadam pour plaire aux Djeuns de la cité qui viennent squatter, et pour ne pas dépayser l'éventuel touriste qui se nourrit de ça à longueur d'année, pof le marchand de Kebab ambulant. Juste à côté de la route, en pleine chaleur. Manque plus que le camion pizza.

Toujours en continuant sur Aix, juste après le Macdo il y avait le camping Musilac. Bon heureusement il est vide, sauf les poubelles qui débordent et le trottoir jonché de détritus divers, genre canettes de bière, emballages, et Djeuns qui attendent la navette du retour avec leur paquetage de branleurs.



(Là j'ai failli confondre ma crème de marron avec les gouttes pour le nez, j'ose à peine imaginer ma tronche si j'avais poussé la connerie jusqu'au bout... Oui j'ai besoin de sommeil. D'ailleurs je vais pas tarder.)

En arrivant vers le collège Garibaldi (mon cher collège où j'ai du passer les 4 pires années de ma vie), ils n'avaient pas enlevé les plots du milieu de la route (oui ils s'amusaient à refaire le plan de circulation pour Musilac) ni le panneau sens interdit (ça fiche la trouille quand même). Ca en dit long sur les priorités....

Bon et comme on est chez les bouseux, les gens roulent évidemment comme des bouseux, c'est-à-dire à 20 à l'heure dans la montée... donc on a pris une bonne bouffée de gaz d'échappement...

Et pour finir, un petit lien sympa interdit aux âmes sensibles (oui c'est des cartoons un peu gore quand même)  http://happytreefriends.atomfilms.com/index.html (merci leader du peuple manchot pour le lien d'ailleurs).

Amusez-vous bien, moi c'est sieste pour le moment.

Mlle Li
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par Mademoiselle Li
Vendredi 13 juillet 2007
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Bon je passe mon temps à râler contre les bouseux, mais il faut admettre qu’il y a une chose pour laquelle Aix-Les-Bains vaut le coup, c’est Musilac.

Musilac c’est le festival de musique estival de chez les bouseux, le seul truc qui nous met le sourire aux oreilles parce que ça au moins, ça n’est pas que pour les vieux ou les curistes.

Petit aperçu, on a eu droit à Supertramp il y a quelques années, Peter Gabriel, Indochine, Noir Désir (quand le chanteur avait encore le droit de chanter), Franz Ferdinand il y a deux ans (avec les abrutis de Mickey 3D qu’on a du se farcir avant) et cette année la programmation dépasse toutes les attentes puisqu’on a Placebo, Muse, Artic Monkeys et Razor