Je ne sais pas si c'est le temps qui veut ça où mon anniversaire qui arrive (important l'anniversaire du leader du peuple pingouin) mais j'ai trouvé, en me rendant à mon stage tout à l'heure, que les gens étaient plutôt excités ou chiants, au choix.
Introduction - Je ne m'étendrai pas sur les cyclistes qui semblent a priori vouloir à tout prix m'empêcher de longer le boulevard Gambetta ni sur les merdeux de l'école pas loin qui ont battu tout les records de braillage, m'empêchant d'accomplir ma sieste de entre midi et une heure.
Vieux sous ecstasy - Une fois arrivée à l'arrêt de tram le plus proche, me voilà qui tombe sur une bande de petits vieux sous amphétamines qui attendent eux aussi le tram (et s'avèreront aussi descendre au CHU). Dans le genre surexcités, j'ai rarement vu ça, surtout chez des gens de cet âge, et surtout sachant où ils se rendaient (à l'hôpital, donc).
Tram - Déjà, dès que le tram arrive, leur excitation prend quelques points et ils se précipitent dans la rame, courrant dans tous les sens, afin de trouver les meilleures places assises (et ensemble si possible). Donc ils bousculent quelques jeunes au passage (dont moi, malgré mes bientôt 23 glaçons, je me considère comme jeune même si mon estomac est plutôt celui d'une mamie de 90 ans en phase terminale d'un cancer...). Histoire de bien faire en sorte qu'aucun étranger ne leur vole une place assise... je ne voulais rien faire de mal, moi, juste poser mon croupion pingouinesque sur le machin de côté que je sais pas comment ça s'appelle. Bon, pendant tout le trajet, ils ont essayé divers agencements spaciaux, papi dans le sens de la marche, papi en sens inverse, mamie a côté de papi, papi en face de mamie... et ça rigolait. Etrange.
Barbie fait l'andouille - A Dubedout (Hubert Dubedout, Maison du Tourisme pour être précis, donc premier arrêt) monte un père et sa fille. La fille genre gamine anorexique (je sais je ne devrais pas me moquer, j'ai plus le profil anorexique en ce moment que le profil pingouin musclé... mais je le fais pas exprés), toute de rose vêtue. Mais alors de la tête aux pieds. Même les lunettes. Le pantalon, le t-shirt, les shoes, le pull... Une barbie ambulante. Un abus de fraises tagada. Evidemment la gamine ne pouvait pas rester tranquille (elle aussi surement sous amphétamines, il faudra qu'on me dise où était la distribution gratuite j'en aurais bien besoin), donc elle s'est mise à faire le tour du machin en plein milieu qui sert à se tenir. De plus en plus vite. J'avais beau la regarder bizarrement, elle ne s'arrêtait pas. Bon, je me suis dis tant pis, prends ton mal en patience, oui tu as déjà des vertiges, oui la gamine en rajoute une couche, mais ce n'est pas grave... Et là je me suis dit qu'il y avait 90% de chances qu'il se passe un truc marrant donc au final j'ai préféré qu'elle continue à faire la conne, la barbie ambulante. Et paf, ça n'a pas loupé, bing elle s'est explosé une oreille sur la barre. En laissant tomber son beau pull rose qui a alors servit de serpillère pour éponger toutes les saloperies accumulées par terre depuis le début de la journée. Hin hin hin.
Descente mémorable - Au final je descends au CHU. Comme d'habitude, tout le monde veut être le premier à sortir, les petits vieux ont bondi de leur siège pour être les premiers à goûter l'air extérieur, les autres gens se sont limites entretués pour avoir les meilleures places. Bon au final comme d'habitude j'ai attendu l'arrêt total du tram et l'ouverture des portes pour bouger... et en trois pas j'avais doublé les petits vieux et avais une bonne marge d'avance. Donc petits vieux excités dans tram mais pas rapides sur sol.
Les portes maléfiques et les abrutis - Au CHU mon périple n'est pas terminé, il faut encore atteindre mon bureau. Déjà passer les deux portes automatiques situées l'une derrière l'autre, formant une sorte de sas entre les deux si je m'exprime bien. Evidemment il y a toujours des malins pour discuter dans le sas et bloquer l'accès à la deuxième porte... Au prix d'une lutte acharnée je parviens à passer (au préalable sans m'être faite écrasée par une ambulance en tentant de relier l'escalier extérieur et l'entrée vitrée... vous allez rire mais l'entrée du CHU m'a l'air hyper dangereuse).
Reste à accomplir l'épreuve de l'escalator.
Très drôle, un marchand de perruques au CHU - Avant d'atteindre la bête, commentaire très idiot de quelqu'un saisi au passage "Ah ! AH ! tiens ils vendent des perruques c'est marrant !". Oui mais ça sera sûrement moins marrant quand tu auras un cancer et que la chimio te fera perdre tous tes cheveux ma petite. Oui parce qu'au CHU on soigne aussi le cancer, il n'y a pas que dans Urgences. J'arrive enfin devant ma plus grande phobie de tous les temps, l'escalator. (OK l'ascenseur aussi me fait cet effet). L'escalator, j'ai toujours peur de me casser la gueule dessus, surtout quand il faut le prendre en descente.
L'escalator, cette menace de l'intégrité physique - L'escalator du CHU est en panne depuis au moins quinze jours, ce qui est foutrement énervant et pose des problèmes (même si c'est moins flippant un escalator mort). Donc pour résumer la situation : seul un escalator est utilisable, il est arrêté et on doit l'empreunter pour monter et descendre. Déjà que pour une seule personne dans un seul sens de marche, l'escalator est très étroit (étrange pour un hôpital) . En plus vu la hauteur des marches, ma taille de jambes et mon état de fatigue, monter ou descendre releve d'un effort surhumain.
Avec un peu de chance on arrive à passer sans avoir besoin de croiser (rare). Et avec un peu de chance ils vont le remplacer par un vrai escalier bien large. Surtout qu'il y a la place.
Pas de tabac mais un bouchon - Enfin je vais pour tourner et continuer mon périple pour rejoindre mon service, évidemment le côté du couloir que je voulais prendre est bloqué. Journée mondiale sans tabac. Il faut donc passer de l'autre côté de l'escalator. Bon évidemment, plein de gens bouchent tout le passage donc il faut sortir la carte "slalom". Une fois le bouchon passé, un grand couloir vide, blanc, et flippant s'ouvre à moi. Je l'emprunte pour me perdre dans les tréfonds du CHU. Change quinze fois d'ascenseur. Me trompe dix fois de couloir. Avant de retrouver mon service, qui avait changé de place durant la pause déjeuner. (non là c'est romancé).
Eh bien voilà, maintenant il est l'heure de retourner travailler.
Mlle Li


Poins sur les i