par Mademoiselle Li
Mercredi 28 février 2007
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Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas ralé (c'est quoi ces haussements d'épaule ?) mais là il faut vraiment que ça soit dit haut et fort pour que ça s'arrête peut-être enfin.

L'autre jour, je vais acheter des sucettes pour ma consommation personnelle, acte qui n'est pas encore punit par la loi je vous le rappelle, mais qui risque fort bien de l'être en fonction de notre futur président(e) de la République, les sucettes pouvant être considérées comme mauvaises pour les dents (j'ai un bec je m'en fiche -réponse trop facile je sais) et facteur d'obésité (je m'en fous il fait -40 sur la banquise, sans ça je ne survis pas). Etant donné que ma marque fétiche est Chupa Chups, je ne vois pas pourquoi j'en prendrais une autre marque.

Une fois arrivée chez moi, une envie subite me fait saisir une sucette, et me voilà à tenter de la déballer, que dis-je, de la dépiauter, de lui retirer son fichu emballage pour enfin goûter au plaisir du bon susucre en bâton. Seulement voilà, le destin a dit non. Pas moyen d'attaquer ce fichu emballage. Là me remontent ces souvenirs d'enfance où il fallait se mettre à trois pour déballer une sucette, ou demander à maman qui y arrivait toujours, à croire qu'elle avait le secret de l'emballage ou que c'était elle qui les emballait.

J'ai beau avoir passé la vingtaine, c'est limite si je ne me mets pas en quête d'une maman compétente afin de déballer ma sucette après dix minutes d'essais infructueux.

Défaitiste comme je suis, je repose la sucette dans le paquet (oui c'est très malin, j'aurais mieux fait de la poser à part, comme un rebut de la société de consommation) et j'en prends une autre. Idem. Pas moyen de l'ouvrir. Mais où ce cauchemar s'arrêtera-t-il ??? pas moyen de choper le moindre petite bout d'emballage et de le travailler pour ouvrir le tout ! Tout est si bien collé autour du bâton, auraient-ils découvert une nouvelle colle ? Ont-ils changé la machine à emballer les sucettes ? Ou bien les nouvelles mamans qui emballent les sucettes sont-elles devenues carrément vicieuses ? "Tu mangeras ta sucette si tu arrive à la déballer, sale merdeux, hin hin hin hin". Non, je n'y crois pas une seule seconde. Cette perfection sadique dans l'emballage hermétique ne peut-être que l'oeuvre froide et insensible d'une machine ultra-perfectionnée envoyée sur Terre pour éradiquer les bouffeurs de sucette.

Mais je n'abandonne pas le combat. Je prends une troisième sucette dans l'emballage (en espérant ne pas retomber sur la première...) et là, miracle !! Elle s'ouvre ! Je fais tourner délicatement le papier autour du bâton, commence à le faire tourner autour de la sucette, et là... plus rien ! Ca s'enlève plus ! Catastrophe !!! Ca commence à bien faire !! Je commence à m'énerver, tire d'un coup sec, et là, magnifique surprise : l'emballage extérieur coloré s'en va, mais l'emballage intérieur transparent reste collé sur ma sucette. A jamais. A moins que j'ai envie de goûter la nouvelle sucette caramel-plastique, je dois me résoudre à l'envoyer à la poubelle.

C'est une véritable malédiction.

Je suis contrainte d'abandonner ma quête. Dans le paquet, la moitié des sucettes ne s'ouvraient pas, l'autre moitié voyait son plastique restant collé à la sucette. J'ai du en manger une ou deux. Je suis désespérée. Je vois bien que l'Association Française des Dentistes en Colère contre les Fabricants de Bonbons a encore frappé et que seule, je ne ferai jamais le poids contre eux.

 

La vie, c'est vraiment cruel.

 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Lundi 26 février 2007
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L'autre jour mon père avec l'amitié qu'il porte au peuple pingouin a dégoté cet article

http://www.canardvexe.com/articles/141_le_pingouin___c.php

 

comme je ne suis pas bornée, j'ai regardé le contenu, et je l'ai trouvé ma foi assez marrant et même un peu vrai.

Comme je suis aussi une incorrigible curieuse, j'ai fureté sur le site, et je l'ai trouvé pas mal du tout, avec le genre d'humour que j'aime bien. Donc je vous le recommande chaudement.

 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Mercredi 14 février 2007
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L'autre jour il pleuvait à Grenoble. Bon ça OK c'est pas un fait exceptionnel, on n'est pas en plein désert d'Atacama au Chili...

Et c'est là que j'ai remarqué les effets pervers de la pluie (autres que les parapluies, et que le fait d'avoir le pantalon trempé qui colle aux cuisses, et les gouttes qui dégoulinent bêtement de la capuche).

En effet, la pluie comporte un autre effet pervers : elle dilue la merde de chien.

Rappel, un excrément canin est en général un amoncellement compact de matière fécale qui a une forme cohérente dans des conditions de température et d'hygrométrie que nous qualifieront de non pluvieuses. Bref quand il pleut pas ça tient tout seul.

Sauf que quand il pleut, la structure excrémentielle, bombardée de gouttes de pluie, tend à s'affaisser, et se faire emporter avec les flaques.

Bref, pour faire simple, ça étale la merde de chien. Et c'est pas cool. Parce qu'on se retrouve, au lieu d'un caca compact parfaitement évitable, en face d'un caca étalé en flaque immonde qu'il devient difficile d'éviter pour peu qu'un courant se soit installé et ait dispersé l'excrément. Beurk en plus je viens de manger.

Ce qui vous rappelle que ceci est un blog de merde, avec un auteur tellement nul qu'il arrive à parler de merde de chien pendant une vingtaine de lignes. Je crains.

 

Mlle Li

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par Mademoiselle Li
Dimanche 11 février 2007
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Tout à l'heure (oui l'article est mis en ligne un dimanche, mais il a été écrit un jour ouvrable) pour faire passer le temps et voir des gens au lieu de me morfondre chez moi comme une pauvre andouille délaissée par son copain, j'ai décidé une fois de plus d'aller squatter à la BU de sciences sur le campus, étant donné qu'ils sont abonnés à Charlie Hebdo et que la salle des périodiques est plutôt confortable comparé à mes chaises froides. En plus il y a du chauffage là bas.

Bref.

Aujourd'hui j'avais mis mes chaussures de poufiasse (j'ai plus de pieds d'ailleurs maintenant) et c'est grâce à ça que j'ai pu me rendre compte (enfin je le savais déjà depuis longtemps, c'est juste que pour une fois je me souviens qu'il faut que j'en parle), que leur chemin d'accès par le côté "sud" est vraiment un parcours du combattant. Et encore c'est une façon gentille de dire que celui ou celle qui l'a conçu l'a jamais vraiment testé...

Pour vous le décrire, avant que vous n'alliez vérifier par vous même, le chemin est fait de dalles asymétriques. Jusque là pas de problème. Sauf que les dalles ne sont pas jointes mais disjointes. Avec un espace donc entre les faces . Je ne sais pas si je m'exprime clairement. Peut-être une photo serait la bienvenue, comment c'est con j'en ai pas. Donc en fait le problème c'est qu'on ne peut pas marcher au même rythme tout le long sous peine de se tordre la cheville. Donc c'est chiant. Surtout avec des godasses de pouf avec un talon stupide qui manque de se planter dans les espaces interdalles.

Si si je vous jure c'est chiant. Pour moi en tout cas.

 

Continuons dans notre exploration de la BU. Je ne sais pas qui est l'architecte, mais il était un peu tordu. Ou alors super original. Toujours est-il qu'il y a une place perdue phénoménale. Ca tient aussi à la politique d'aménagement de l'intérieur évidemment, mais au départ les murs ne sont pas à angle droit.

Les WC sont cachés comme la salle de la momie dans une pyramide. Au sous-sol. Mais dieu qu'ils sont immenses. Bon tout à l'heure je suis tombée pile dans celui où la lampe rendait l'âme, c'était marrant... ouais bon c'est idiot ce que je dis. Mais faut bien meubler.

 

Mais j'ai rien contre l'architecture tordue et les grands espaces vides de la BU. Au contraire, c'est reposant. Immense, imposant. Mais on s'y sent bien. Comme dans un hôpital. D'ailleurs je suis allée au CHU l'autre jour. J'ai pris l'escalator. Le premier étage à l'arrivée de l'escalator, c'est une place Victor Hugo de vide, et après il faut s'accrocher pour trouver les différents services. C'est un peu flippant quand même. Beaucoup de place vide. Un escalator d'une largeur plutôt étroite, mais des espaces immenses qui servent de couloirs. La BU est donc une sorte de CHU mais les malades en moins et les bouquins de partout en plus.

 

Bon je vais arrêter de fantasmer sur la BU et me trouver une occupation plus saine (déprimer par exemple).

Mlle Li

ps : photo de la BU extérieure, flemme d'aller sur le campus de SMH. BUS3.JPG

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par Mademoiselle Li
Vendredi 9 février 2007
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Si vous prenez le tram, vous avez déjà du goûter au plaisir exquis de voir cette bande d'abrutis massés sur le quai pressés de monter, sans laisser les pauvres voyageurs qui le désirent  descendre. D'ici que le tram partirait sans leur laisser le temps de monter...

Ca m'horripile au plus haut point. En plus il y a plein d'affichettes sur le tram "laissez descendre les gens avant de monter" ou un truc dans le genre. Ca me semble logique. Je dois être la seule conne à attendre sur le quai que les gens aient fini de sortir avant de monter. En général les gens qui sont derrière moi me bousculent pour me passer devant et empêcher les autres de sortir.

Il doit y avoir une sorte de mouvement de gens anti-politesse dont le seul but est de faire chier le monde. Ca prend combien de temps de laisser descendre les gens ? Trois secondes, peut-être cinq maxi ? Le conducteur du tram est-il pervers au point de ne laisser personne monter ?

Mettons nous de l'autre côté de la porte du tram. Toi voyageur, tu es pressé de rentrer chez toi, tu vas descendre au prochain arrêt. Là tu sais que tu vas devoir lutter de toutes tes forces pour pouvoir descendre, car les méchants sont sur le quai, prêts à te bondir dessus, pour t'empêcher de respirer l'air extérieur, pour t'emêcher d'aller manger, pour t'empêcher d'aller retrouver l'homme (la femme) de ta vie (si il (elle) veut bien donner signe de vie, ça ferait plaisir merci). Tu commences à suer à grosses gouttes.

Arrête donc de stresser pour si peu ! Ces malotrus ne méritent pas que tu te fasses du mouron pour eux ! Au contraire, il faut adopter ma méthode : leur apprendre les bonnes manières. C'est à dire que tu te tiens prêt à sortir, dès que les portes s'ouvrent ils sont déjà sur le quai, formant une barrière de sécurité qui t'empêche de passer, prêts à bondir, prêts à t'écrabouiller. Et bien toi, tu ne vas pas te laisser faire. Au contraire. Tu vas foncer dans le tas ! Il y en a un qui rentre quand tu veux sortir, te bloquant le passage, tu lui fonces dedans ! un abruti sur le quai t'empêche de passer ? tu l'emmerdes, tu lui fonces dedans ! On te laisse à peine le temps de sortir ? Mais prends ton temps bon sang !

Ben ouais c'est méchant, mais pourquoi je suis la seule conne à laisser sortir les gens avant de rentrer dans le tram, hein ?

Bon vous allez me dire, y'a pas que dans le tram. Effectivement, le train c'est pareil. Et ça craint. Parce que les gens sont armés de valises. Et ils se livrent une guerre sans merci. Seulement il vaut mieux laisser les gens sortir, ça laisse plus de chances de trouver une place assise et un endroit pour coller sa valise, non ? Et s'il reste des gens en train de monter, vous croyez vraiment que le train va partir les portes ouvertes, des gens se cramponnant du mieux qu'ils le peuvent aux wagons ? Soyez un peu réalistes...

On n'a pas ce problème dans le bus en général. On monte par le devant, on descend par l'arrière. C'est tellement plus logique. Mais le train et le tram ne se prêtent pas à cette organisation malheureusement. Dommage.

Maintenant un petit exemple à méditer, rapporté par mon frère lors de son séjour en Chine.

Nous sommes dans le métro, sur le quai. Le métro en Chine, il est tellement bondé qu'il manque de craquer. En Chine, point de savoir vivre, on prend les transports à la bourrin, on passe devant tout le monde dans les queues, le code de la route c'est juste pour faire joli.

Une petite vieille sur le quai qui attend avec tous les autres gens qui veulent eux aussi prendre le métro. La petite vieille, pour être sûre de se retrouver dans le métro, dès l'ouverture des portes, se précipite dans la rame.

Sauf que plein de gens ont décidé de sortir du wagon à cet arrêt (c'est leur droit le plus strict).

Résultat, petite vieille piétinée.

Morale : si vous ne voulez pas finir piétiné par un pingouin énervé (en ce moment c'est le cas), attendez avant de monter dans le tram. A méditer.

 

J'anticipe les commentaires : non ce ne sont pas que les jeunes qui font chier, y'a plein de vieux et de moins vieux qui sont pressés de rentrer dans le tram.

Et petit message aux deux poufiasses qui étaient dans le tram hier et n'ont pas arrêté de rire comme des demeurées me collant un mal de crâne jusqu'au campus : LES PAPIERS QU'ON FAIT TOMBER ON LES RAMASSE ! (autre leçon de savoir vivre qui sera développée ultérieurement)

Mlle Li

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